Analyses

Voyager en pleine crise du Covid-19

“Jeudi 12 mars, tôt le matin, je partais avec cinq professionnels du voyage en famtrip* à Tenerife. A ce moment, les choses étaient encore plus ou moins normales en Belgique. Ce n’est que le soir venu que les messages sur la fermeture des écoles et des cafés/restaurants nous sont parvenues. Nous avions entre temps déjà visité deux hôtels à Tenerife. Dans une ambbiance particulière qui plus est: les couloirs sont vides et un seul sujet se retrouve sur toutes les lèvres, le coronavirus. Les jours qui ont suivi, nous ressentions de plus en plus l’inquiétude grandissante autour du virus, et l’inpact de celui-ci sur le secteur du tourisme. Les visites d’hôtels devenaient de plus en plus expéditives, et la distance (physique) entre les personnes s’agrandissait”.

“Samedi soir, le gouvernement espagnol décidait de déclarer le lockdown. Et ce qui était valable pour le continent, l’était aussi pour les îles. Comment ces mesures devaient être appliquées dans les faits restait flou pour les hôteliers. En ce qui concerne le voyage d’étude, les activités planifiées par l’office de tourisme ont été annulées, mais les transferts vers les hôtels ont heureusement été maintenus. Durant le week-end, il était encore possible de flâner de façon ‘insouciante’ sur la promenade longeant la Costa Adeje, mais le lundi, des patrouilles de police surveillaient les hôtels et veillaient à ce que les clients des hôtels et les habitants de Tenerife respectent scrupuleusement les règles de distanciation sociale. Pas de poignée de main, les piscines étaient fermées, la plage interdite d’accès, et les ascenceurs de l’hôtel étaient mis hors service. En dehors des hôtels également, la vie à l’extérieur s’est éteinte peu à peu.”

“En tant que clients d’hôtel, nous avons été bien informés dès le début du week-end. Des lettres nous étaient distribuées ou glissées sous la porte de la chambre (voir photos ci-dessous). Celles-ci indiquaient clairement les mesures mises en place et quelles infrastructures de l’hôtel étaient ouvertes ou non. En réalité, les clients pouvaient encore uniquement se déplacer entre leur chambre et le restaurant buffet. Malgré ces mesures sévères, les choses sont restées relativement calmes dans l’hôtel et je n’ai pas vu de situations aberrantes où le buffet était pris d’assaut par les clients.”

“Le voyage retour le mardi 17 mars avec Brussels Airlines s’est déroulé normalement. Le hall des départs de Tenerife South Airport était par contre bondé, et l’enregistrement n’a pas été sans mal: les systèmes informatiques semblaient défectueux, ce qui a causé d’importantes files d’attente. De nombreux passagers portaient des masques, mais on n’était loin de respecter les règles de distanciation sociale, même s’il était demandé de maintenir 1,5m entre les personnes à l’aéroport. Nous avons également pu observer de longues files d’attente aux distributeurs de boissons et de friandises, et un seul magasin était ouvert. Ce dernier n’acceptait d’ailleurs qu’un maximum de dix clients simultanément. Le vol a pu partir avec 50 minutes de retard, après que tous les passagers aient enfin pu embarquer. Le personnel de bord de Brussels Airlines portait des masques, tout comme certains passagers, et les files aux toilettes étaient interdites. Arrivée dans un aéroport de Zaventem presque vide. ‘The heart of Europe’ bat toujours, mais très très lentement.”

Par Adeline Willems

* Ce voyage était organisé par Exclusive Destinations. Nous y reviendrons plus tard sur nos différentes plateformes.
Période: du 12 au 17 mars 2020
Accompagnateurs: Jill Vanderhaegen (Product & Contract Manager) et Els Vanlooy (Reservations)
Participants: Cheyenne De Kerf (Scheldeboorden Travel), Isabel Werbrouck (Reiswinkeltje), Melisa Cannoot (Exclusief Reizen) et Samantha Voermans (All travel)

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