Economie digitale

Tourisme durable en 2020 – Défis et solutions

Nous voyageons plus que jamais, et il semble bien que l’envie mondiale de voyager ne va pas aller en s’amenuisant au cours de cette nouvelle décennie, au contraire. Il faudra pourtant voyager autrement en 2020. De plus en plus de voyageurs (d’affaires) accordent de l’importance à leur empreinte écologique et aux conséquences de leurs voyages. Heureusement, les innovations technologiques et les nouveaux moyens de voyager sont prometteurs. Et cela n’a pas échappé à BCD Travel. Dans un nouveau rapport intitulé ‘How to Travel Beyond 2020’, BCD identifie les principales tendances sur la durabilité et la mobilité pour 2020 et les années qui suivront.

La nouvelle (dure) réalité

Le monde change plus vite que jamais en raison du réchauffement de la planète. Ce n’est pas un hasard si 18 des 19 années les plus chaudes depuis le début des mesures sont celles d’après 2001. L’avenir n’est pas tout rose, car d’ici 2050, nous serons dix milliards sur Terre. Et pourtant, la réalité s’impose doucement et l’état d’esprit de nombreux voyageurs change. Comment pouvons-nous encore voyager autant que nous le voulons sans plus faire de mal à la planète? Comment pouvons-nous préparer le monde et notre industrie pour les générations futures? Heureusement, le secteur des transports et de la mobilité a relevé le défi et des entreprises sont en train de développer des solutions plus durables. Certaines de ces solutions seront peut-être prêtes dès l’année prochaine, prédit Miriam Moscovici, Senior Director Research & Innovation chez BCD. “La solution pour des systèmes de mobilité durables et un transport rapide et propre n’est plus très loin.” Jetons un œil sur les transports en commun et d’autres technologies de transport pour demain et les jours à venir.

Hyperloop: le cinquième mode de transport

Le ceo de Tesla Motors et SpaceX a décrit l’Hyperloop comme un “cinquième mode de transport” – à côté des navires, des trains, des véhicules routiers et des avions. En théorie, l’Hyperloop permettra à ses passagers de voyager dans des capsules en aluminium pouvant atteindre 1.250 km/h, et ce, sans frottements. L’Hyperloop utilise une nouvelle forme de lévitation magnétique plus rapide que celle utilisée aujourd’hui pour le train le plus rapide au monde, le Shanghai Maglev. L’Hyperloop serait ainsi deux fois plus rapide qu’un avion tout en réduisant les demandes en électricité, et sans émissions directes de CO2. Les capsules voyageant dans des tubes, celles-ci ne seront pas impactées par les conditions météo et les chances de collision resteront minimes. Pour le moment, les premiers essais de l’Hyperloop ont déjà été réalisés. D’autres phases de tests à haute vitesse suivront en 2020 et on parle déjà d’un lancement en 2022.

Voyages hypersoniques

Les vols supersoniques ne sont pas nouveaux: le Concorde a par exemple assuré des vols de ligne ultrarapides entre 1976 et 2003. Le Concorde était en avance sur son temps, mais sa technologie serait loin de satisfaire aux normes environnementales actuelles. Il consommait énormément, était bruyant au décollage et causait une détonation sonique. Ces problèmes doivent être résolus avant que nous puissions revoir des vols de ligne supersoniques de façon régulière. Des avancées technologiques récentes et des modifications de la réglementation pourraient marquer un retour réaliste de ce type de vols. Avant même qu’un nouvel appareil supersonique n’entre commercialement en service, d’autres entreprises caressent déjà l’idée de vols hypersoniques. Des ingénieurs au Royaume-Uni développent la technologie des moteurs SABRE, des propulseurs de fusée pouvant atteindre les 6.000 km/h. Avec ses 3h30 de vol, le Concorde avait réduit de plus de moitié la durée du voyage entre Londres et New York. Les voyageurs pouvaient ainsi réaliser des voyages d’un jour depuis les Etats-Unis vers Londres ou Paris. Le voyage supersonique ou hypersonique doit toutefois se révéler durable pour espérer un succès. La technologie semble quoi qu’il en soit prometteuse. Un voyage reliant Londres à l’Australie ne prendrait alors plus que cinq heures tout au plus. Une utopie? Peut-être déjà une réalité en 2023.

Les avions électriques, une alternative?

La durabilité est aujourd’hui sur presque toutes les listes d’objectifs des compagnies aériennes. De nombreuses compagnies sont pour ce faire à la recherche d’alternatives au kérosène. Mais il reste de nombreux défis à relever avant de voir l’envol viable d’un appareil électrique. Le rayon d’action d’un appareil totalement électrique ne dépasse aujourd’hui pas les 700 kilomètres. Des appareils moyen-courrier devraient donc être propulsés par un mélange de carburant conventionnel et d’énergie électrique. De tels appareils hybrides permettraient déjà de réduire fortement les émissions de CO2, mais ils ne sont pas encore une solution pour les vols long-courriers. Même s’il était possible d’augmenter de 30 fois l’efficacité des batteries actuelles, un Airbus A320 n’atteindrait qu’un cinquième de son rayon d’action actuel pour une charge utile réduite de moitié.

Lisez le rapport complet en ligne

Si vous souhaitez consulter le rapport de BCD Travel ‘How to travel beyond 2020’ (en anglais), rendez-vous en ligne.

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