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Tahiti Et Ses Iles: voyage au paradis

Et si, en 2018, Tahiti Et Ses Iles étaient la destination privilégiée? Tour d’horizon en couleurs et en goûts des îles de la Polynésie française.

Arrivés en terre polynésienne, un ‘Ia ora na!’ retentit. Ce bonjour chaleureux en tahitien s’accompagne fréquemment d’un collier de fleurs parfumées. Après autant d’heures de vol, cet accueil réconforte par sa manière tout à fait particulière de souhaiter la bienvenue en couleur. Voici d’emblée le visiteur paré d’un bijou de fleurs d’hibiscus, de tiaré, de flamboyant, de frangipanier, de bec de perroquet, de fleurs blanches, roses et rouges.

Tiaré Tahiti, la fleur de l’archipel

Le Tiaré Tahiti, la fleur de Tahiti, aux délicats pétales de soie blanche, est aussi l’emblème de la Polynésie tout entière, tel un art de recevoir propre aux coutumes de ces îles. Comment ne pas être immédiatement touché par tant d’égards, de sourires et d’attentions ponctuées par des ‘Mauru’uru’ (merci) et des tutoiements directs qui rapprochent? Une boisson de bienvenue et une serviette fraîche à chaque étape d’un parcours au fil des îles procurent une sensation de bien-être, constamment privilégiée par les hôtes locaux. Cette hospitalité légendaire, celle qui a attiré poètes, peintres et chanteurs, n’a pas pâli au fil du temps. Serait-ce l’atout de ces îles, celles du Levant comme celles des Tuamotu?

Entre terre et eau, des légendes

On doit au film de Disney, ‘Vaiana: la Légende du bout du monde’, d’avoir popularisé la culture océanique d’îles distantes parfois de plus de 500 kilomètres. La mer, les tatouages, l’espace infini, la douceur, les croyances ancestrales, les Marae et leurs vestiges qui occupent une place importante dans le patrimoine polynésien, tout est prétexte à l’imaginaire, sans oublier les Tiki, sculptures représentant des dieux, la plupart anthropomorphes. C’est un peu de ces atolls paradisiaques au cœur d’espaces infinis.

Tahiti Nui est la porte d’entrée de la Polynésie; elle mérite de se visiter et qu’on y passe bien plus qu’une nuitée. Au centre-ville, le marché de Papeete constitue une halte pour plonger dans le monde des saveurs et de l’artisanat local. Un détour s’impose aussi par la vallée de la Papenoo, berceau des cultures ancestrales. Faire une visite, avec pour guide Olivier, est une porte ouverte sur les secrets de la culture des anciens, qu’il aime transmettre. Tahiti Iti, la presqu’île de Tahiti, dégage beaucoup de charme, notamment grâce à Teahupoo, un des plus beaux spots de surf au monde.

Plus loin, à vingt minutes en bateau de Tahiti, se profile l’île de Moorea. Les eaux de Moorea sont idéales pour découvrir son extraordinaire faune marine. De nombreuses espèces de poissons se partagent le lagon. Balistes, raies pastenagues, requins à pointe noire, requins gris, requins-citron, les trois espèces de requin les plus fréquentes et inoffensives. On y voit également passer des tortues à écailles et des tortues vertes. C’est aussi à Moorea qu’on enseigne aux touristes l’art de tresser des couronnes ou des paniers, tout comme l’art de porter le paréo. Les anciens Polynésiens ont développé des techniques de vannerie pour confectionner des objets utilitaires et continuent à fabriquer des paréos, qui restent le vêtement le plus porté. Autrefois, le paréo était fait de tapa, écorce martelée ornée de motifs décoratifs locaux, hibiscus ou fleurs de tiaré; aujourd’hui, les techniques de teinture diffèrent, mais ces tissus sont peints à la main ou teintés avec application au pochoir, puis séchés au soleil, ou encore produits en sérigraphie.

D’un séjour à Tahiti, beaucoup garderont en mémoire les couleurs chatoyantes ou celle de l’eau turquoise translucide, voire le goût de la noix de coco, comme autant de sources de bienfaits et d’activités économiques.

Précieux cocotier

Au temps des premiers explorateurs, le cocotier et ses multiples usages sont découverts dans l’archipel. Le cocotier est comme un arbre providence et l’arbre de l’imaginaire collectif puisqu’il borde les plages paradisiaques. Dans les usages, on distingue l’eau de coco légèrement sucrée, parfois pétillante et très désaltérante, du lait obtenu en pressant la chair blanche. De son côté, l’huile, grâce à laquelle on élabore le monoï, est fabriquée à partir de l’amande fraîche broyée, puis chauffée et enfin extraite à froid dans laquelle macère la fleur de tiaré. Des palmes aux racines, tout est exploité dans le cocotier. Essentielle à l’économie, la coco se retrouve au cœur de préparations culinaires, présente lors du ‘ahima’a’ ou four tahitien qui réunit les habitants de l’île, le plus souvent le dimanche pour partager les mets cuits pendant des heures. Pour vivre au rythme local le temps d’un séjour, le Ma’a (met ou nourriture) est incontournable. Ce repas est lié au four traditionnel, l’ahima’a, à l’origine creusé dans le sol et dans lequel on dépose des préparations enveloppées dans des feuilles de cocotier, tressées de manière à former des paniers. Tout l’art de cette cuisson consiste à choisir les bonnes essences de bois, afin que la combustion dure assez longtemps pour y cuire les plats sur les pierres chauffées. Le Poe banane et le Poe goyave, le poulet fafa, tout comme le ipo, ressemblant à du pain constitué d’un mélange de farine de coco râpé et d’eau de coco, tous ces mets cuits à l’étouffée, enveloppés dans des feuilles de bananiers, se retrouveront sur la table du repas traditionnel. On y trouvera aussi des recettes à base de uru, fruit de l’arbre à pain aux larges feuilles vert foncé brillantes très découpées, un féculent plutôt lourd qui a motivé l’expédition du Bounty. Ou des plats de taro, tubercule très ancré dans la cuisine dont on consomme la racine et la feuille de la plante en gratin ou en ragoût. C’est sur l’île de Huahine, chez Tara, qu’on mesure l’ampleur de ces retrouvailles pleines de gaieté, avec vue sur le lagon. La plupart des habitants restent ensuite pour faire la bringue, et la Hinano, la bière locale, peut parfois couler à flots au son du ukulélé, fameuse petite guitare tahitienne, faite en bois avec des cordes en nylon.

Loin de ces traditions populaires et gustatives, une autre culture fait vivre les îliens: celle de la perle. La visite des fermes perlières était au programme du voyage d’étude organisé en décembre dernier, rassemblant Isabelle Gilquin de Tahiti Tourisme, Valérie Bemelmans de Service voyages Wépion, Estelle Jendrejac de l’agence Hélios à Tournai et Jennifer Antzorn de We love to travel à Luxembourg. On y découvre la difficulté d’élever des perles, qui nécessitent une culture exigeante. La perle noire de Tahiti jouit d’une réputation mondiale, ses formes sont aussi variées (ovale, baroque, ronde) que ses couleurs. Cette perle légendaire aux teintes variant de l’aubergine au vert d’eau est rattachée à une légende polynésienne. L’huître perlière devrait ses nuances à l’arc-en-ciel, passerelle éphémère reliant les Dieux à la Terre et dont Oro, dieu de la guerre, la para. Un séjour à la découverte des îles polynésiennes, des îles du Vent aux îles Sous-le-Vent en passant par les Tuamotu ou les Marquises, est tel un émerveillement qu’on peut le considérer à juste titre comme un arc-en-ciel dans notre existence.

 

Les 5 îles

Tahiti: Le dépaysement est garanti à Tahiti. Papeete, chef-lieu de la Polynésie procure une vive sensation dès l’arrivée. On pense aux premiers navigateurs qui ont rapidement baptisé cette île Nouvelle Cythère. Le quai du Commerce, avec son ballet incessant de bateaux, offre un bel endroit où flâner.
Que faire? Passer une après-midi au laboratoire du formulateur Tahitian Secrets pour une session à la Cosmetic Academy.
Où loger? Hotel Tahiti Pearl Beach Resort.
Où manger? La Roulotte, place Vaiete, s’impose avec sa large offre de restaurants où on dîne sans façons.

 

Moorea: Petite sœur de Tahiti, d’origine volcanique, qui s’étend sur 132 km² et compte 17.434 habitants. Son lagon est, avec celui des îles de Bora Bora, le plus beau des îles de la Société.
Que faire? Une excursion nautique avec Moorea Mahana Tours ou la découverte des tortues marines, au sein de l’hôtel Intercontinental Moorea Resort & Spa.
Où loger? A l’hôtel Hilton de Moorea.
Où manger? Au bar de la plage de l’hôtel Les Tipaniers.

 

Huahine: Ile sauvage. Le capitaine Cook la baptisa ‘hermosa’, qui signifie ‘belle’. Cette île apparaît donc comme une île féminine et séduisante, peuplée par 6.430 habitants. Huahine tirerait son nom de ‘hua’, sexe, et ‘hine’, femme. C’est l’une des îles les plus secrètes des îles Sous-le-Vent, de l’archipel de la Société.
Que faire? Prendre place à bord d’un catamaran de la compagnie Huahine Nautique pour la journée.
Où loger? En bord de mer: Hotel Le Mahana Huahine ou au cœur d’un jardin luxuriant: Hotel Maitai Lapita Village Huahine.
Où manger? Au restaurant Chez Tara, à côté du Mahana.

 

Bora Bora: L’éden des mers du Sud. La mythique île de Bora Bora ne fait pas forcément penser aux jeunes mariés, mais bien plus aux premiers explorateurs du XVIIIe siècle et à ce qu’on imagine de leur surprise en découvrant cette île au décor exceptionnel.
Que faire? Un tour en 4×4 côté terre sur la plage de Matira avec VIP tours Bora Bora ou des soins au spa de l’Intercontinental Resort Thalasso & Spa avec déjeuner sur place.
Où loger?  Hotel le Méridien.

 

Tikehau: Atoll qui émerveille. Situé dans l’archipel des Tuamotu, on y marche sur du sable blanc et rose qui chatouille l’océan cerclé dans un lagon presque irréel.
Que faire? Une plongée avec Tuamotu Plongée.
Où loger? Au Tikehau Pearl Beach Resort.
Où manger? A la pension Relais Royal Tikehau, située sur un motu, à cinq minutes en bateau de l’aéroport et à sept minutes du village de Tuherahera.
Où manger à proximité de l’aéroport? A la pension Tikehau Village. Sous le Fare Pote’e, une cuisine locale est proposée. Dans cette pension deux étoiles, vous pouvez déguster tranquillement un jus de fruits ou une bière.

 

Participants au voyage d’étude

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