Voyage d'étude

Success-story à Tanger

La nouvelle région Tanger-Tétouan-Al Hoceima dévoile ses charmes

Le congrès GIGATOUR 2018 s’est déroulé à Tanger. L’occasion, pour l’ONMT (Office national marocain du tourisme), le CRT (Conseil régional du tourisme Tanger-Tétouan-Al Hoceima) et BT Tours de faire découvrir une région qui amorce une renaissance touristique impressionnante.

Une première halte à la Bourse du Tourisme a permis de se rendre compte de la volonté des acteurs locaux de booster la destination auprès d’une dizaine de pays européens et du bassin méditerranéen. Nouveaux hôtels, nouveaux golfs, nouvelle plateforme MICE et montée en gamme avec l’arrivée de grandes chaînes hôtelières. Le directeur de l’ONMT pour le Benelux, Taibi Khattab, est enthousiaste: “C’est une success-story qui commence à Tanger. Une nouvelle corniche de cinq kilomètres, des plages dégagées, un nouveau port touristique (Tanger Marina Bay) et des infrastructures pour accueillir tous les navires de croisière, une ville cosmopolite au patrimoine historique riche.” Un TGV relie désormais la ville blanche à Casablanca, et des bus à impériale ont fait leur apparition sur les boulevards. Les 400 kilomètres de côte – atlantique et méditerranéenne – font les beaux yeux aux investisseurs. L’arrière-pays s’ouvre au tourisme rural et actif. Et, après Tanger, ce sont l’est et le sud de la région du Nord qui sont appelés à moderniser l’accueil des touristes. Le parc national d’Al Hoceima, Tétouan l’Espagnole, Chefchaouen la ville bleue. Puis Al Houara, où les golfs et les hôtels de luxe se dessinent, ou encore Asilah, la ville des artistes par excellence.

La médina de Tanger, un lieu chargé d’histoire et d’endroits où se poser.

Tanger, entre histoire et modernité

A Tanger, le groupe a eu la chance de suivre un guide dont le nom seul, Saïd-le chef, donnait le ton. Maître de son art et de sa ville, il a raconté son histoire à travers les rues, les façades et les légendes. Grand et Petit Socco – les souks. La place du 9 avril, qui célèbre l’indépendance, marque la sortie de l’historique médina et exprime le présent à travers les travailleurs d’un jour qui attendent qu’on les hèle pour un job. Les maisons et les cafés qui ont abrité les Paul Bowles, Joseph Kessel, Henri Matisse, Barbara Hutton et même James Bond. La vue sur Tarifa, la côte espagnole et le rocher de Gibraltar a des allures de cours de géopolitique. Celle sur la casbah, le minaret de la plus grande mosquée (mixte) et le clocher de la cathédrale espagnole constitue un imposant rappel de la liberté de culte inscrite dans la Constitution marocaine et d’une histoire marquée par l’accueil successif des artistes et intellectuels qui fuyaient les régimes fascistes européens. Enfin, l’architecture art nouveau du quartier d’Iberia et l’avenue de Belgique, ou celle, de style colonial, hispano-mauresque, du boulevard Pasteur, sont autant d’emblèmes d’une Tanger posée entre plusieurs mondes, terre de migrations et de mixité culturelle.

L’extrême nord, à découvrir

Cet entrelacs de styles et d’inspirations internationales s’est poursuivi au cœur de la visite de Tétouan, avec un ‘best of’ de la ville et de la médina. A Chefchaouen, l’auberge Dardara a prouvé les capacités gastronomiques de la région, option bio – avec une soupe de houmous au cumin et un tajine de chevreau qui ont laissé les convives sans voix. Dans les ruelles de la médina de Chefchaouen, qui reste probablement la plus belle du pays, ils se sont surpassés au jeu du plus beau selfie sur fond de murs bleus. Dans la ville, nichée au pied du Rif, les enfants ne crient plus ‘bonjour’ ou ‘goodbye’, mais bien ‘ni hao’… en chinois. Et un Belge a ouvert une pâtisserie noir-jaune-rouge. “J’ai migré dans l’autre sens. La vie est bien meilleure ici.” Signes indéniables d’une success-story? En tout cas, les agents de voyages invités à découvrir la région sont maintenant prêts à renseigner leurs clients. “Reste aux T.O. à proposer la destination”, ont-ils suggéré avec malice.

Tanger Métropole compte sur les Belges

Le projet ‘Tanger Métropole’, lancé en 2013 à coups de plusieurs centaines de millions d’euros, replace le Maroc du Nord sur la carte touristique. “C’est la destination marocaine la moins connue des T.O. belges, et nous allons changer cela. Nous avons d’abord augmenté la capacité aérienne, le nerf du succès”, annonce Taibi Khattab. Air Arabia relie Bruxelles à Tanger 4 fois/semaine et TUI fly part de Charleroi pour des vols directs de 2h40. “Et des Belges volent de Rotterdam, avec Transavia. Enfin, nous sommes en face des ports espagnols, et les bateaux-express les relient à Tanger en vingt minutes. Les nombreux touristes ou seniors belges actifs de cette zone seront contents de découvrir notre culture et nos plages.”

Gigatour à Chefchaouen, une découverte conviviale.

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