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Saint-Pétersbourg – Entre impérialisme et révolution

Si jeune et pourtant tellement marquée par l’histoire de son pays… En un peu plus de 300 ans, Saint-Pétersbourg a été le théâtre des grands événements de l’histoire contemporaine de la Russie, les bons comme les mauvais. Entre impérialisme des Romanov, révolutions, guerres et renouveau, Saint-Pétersbourg intrigue à bien des égards les visiteurs européens. A l’heure où la Russie s’ouvre petit à petit au tourisme, il vaut vraiment la peine de partir à la découverte de cette ville si proche et pourtant si différente de nos métropoles européennes.

A l’extrémité ouest de l’immense territoire qu’est la Russie, au bord du golfe de Finlande, se trouve le centre économique, mais surtout culturel de la Russie. Les façades colorées de Saint-Pétersbourg invitent à la découverte d’une ville qui a beaucoup à nous apprendre et pourrait même nous faire changer notre regard sur certains évènements de notre histoire commune.

Les formalités administratives en rebutent malheureusement encore plus d’un. Pourtant, une fois sur place, la majestuosité des bâtiments fait vite oublier ces détails. Palais, musées, églises et cathédrales, le choix de visites pour un citytrip de quelques jours ne manque pas, sans parler des combinés Moscou-Saint-Pétersbourg réalisables en train ou à bord d’un navire de croisières. Selon les préférences de vos clients, la ‘Venise du Nord’ (ndlr. encore plus au Nord que Bruges) accueille les voyageurs soit sous la neige, soit sous le soleil presque permanent des Nuits Blanches au mois de juin.

Sur les traces des Romanov

L’histoire de Saint-Pétersbourg et celle des Romanov sont intrinsèquement liées. C’est en effet Pierre le Grand qui fonde la ville en 1703, à commencer par la forteresse Pierre-et-Paul qui lui servira de base d’opérations pendant la guerre du Nord contre les Suédois. Après avoir servi de prison, elle a été convertie en musée et est aujourd’hui ouverte au public qui peut visiter ses six bastions ainsi que le point d’orgue du complexe et plus haut bâtiment de la ville: la cathédrale Pierre-et-Paul, dont la croix culmine à 122,5 mètres, qui abrite en son sein 39 sarcophages de marbre blanc renfermant les dépouilles des Romanov.

Les voyageurs continueront leur périple au fil des générations de la famille impériale à travers les différents palais de Saint-Pétersbourg et ses alentours. Le plus connu est évidemment le palais d’hiver, aujourd’hui un des cinq bâtiments qui composent le splendide musée de l’Ermitage et ses quelque trois millions de pièces d’exposition. Construit initialement comme un lieu de passage avant d’obtenir le titre de résidence d’été officielle, le palais de Peterhof se profile quant à lui comme un ‘Versailles au bord de l’eau’. Un lieu à ne pas manquer en été, quand les fontaines scintillent sous le soleil et les spectacles nocturnes dans les jardins rivalisent avec leurs homologues français. Autre palais, autre curiosité: derrière les façades bleues du palais Catherine se cache la très célèbre chambre d’ambre.

L’itinéraire impérial dans Saint-Pétersbourg se poursuit également par des étapes plus macabres. Toute famille de cet acabit ne peut évidemment pas avoir vécu dans le faste toute sa vie. La cathédrale Saint-Sauveur sur le Sang Versé, largement inspirée de la cathédrale Saint-Basile le Bienheureux de Moscou, rayonne d’ailleurs de mille feux sur le lieu même de l’assassinat d’Alexandre II. A l’instar de nombreuses autres églises de Saint-Pétersbourg, elle a été désacralisée pendant l’époque soviétique. De même, le palais Youssoupov fut le théâtre de l’assassinat du célèbre Raspoutine, proche du tsar déchu Nicolas II.

La cathédrale Saint-Sauveur, à ne pas confondre avec la cathédrale Saint-Basile à Moscou.

Saint-Pétersbourg la révolutionnaire

Inspirés par les idées des révolutions européennes, notamment en France, les Russes ont également envie de changer le système qui gouverne leur pays, trop inégalitaire à leurs yeux. Le déclenchement de la Première Guerre mondiale met le feu aux poudres et accentue les revendications. Deux révolutions auront lieu en 1917, dont la plus emblématique restera celle d’octobre, matérialisée par l’assaut du palais d’hiver. C’est pourtant à la suite d’une première révolution en février que le dernier tsar russe se verra forcé d’abdiquer.

Contrairement aux vestiges laissés par les Romanov, il sera toutefois un peu plus difficile pour les voyageurs amateurs d’histoire de trouver de nombreuses traces ou récits de la révolution. Travel Magazine ayant participé à un voyage de presse spécial autour de la révolution d’octobre a presque dû forcer la main à son guide pour en apprendre davantage sur le sujet! Il semble en effet régner à Saint-Pétersbourg une sorte de ‘saudade’ russe. Difficile de dire si les Russes sont fiers de leur passé ou non, ils en parlent si peu ou de manière si objective. Saint-Pétersbourg semble être en proie à une sorte de mélancolie. Chaque changement de régime fut évidemment souhaité et bienvenu, mais aujourd’hui les sentiments sont partagés, d’où la difficulté de trouver des informations détaillées au sujet de la révolution et des événements qui en ont découlé.

Il est toutefois possible de visiter le croiseur Aurore, navire tout juste rénové devenu en 1917 le symbole de la révolution à la suite du coup tiré à blanc depuis son pont qui lança l’assaut du palais d’hiver la nuit du 25 au 26 octobre. Les voyageurs avides de récits historiques peuvent également se rendre au musée de l’histoire politique, qui a investi le bâtiment occupé par Lénine jusqu’en juillet 1917 quand Alexandre Kerenski est venu arrêter son gouvernement.

La Russie s’ouvre-t-elle vraiment?

Il ne s’agit probablement pas du pays à l’accès le plus aisé, mais il est déjà bien plus aisé de voyager en Russie aujourd’hui qu’il y a une vingtaine d’années, notamment grâce aux tour-opérateurs qui prennent toutes les formalités administratives en charge. D’autre part, la Russie exemptera de visa les supporters de la Coupe du Monde de Football 2018 qui viendront assister aux matchs dans les quatre villes hôtes, dont Saint-Pétersbourg. Ces derniers bénéficieront également de la gratuité des transports en commun, preuve à l’appui de leur possession d’un ticket pour les matchs, évidemment. Un geste fort de la Russie envers la communauté internationale qui voudrait se rendre dans le pays à l’occasion de cet événement.

Pour les voyageurs non ‘footeux’ en revanche… Il faut s’accrocher! Suivez bien votre guide et écoutez bien, car les informations en anglais, ou du moins dans une langue et un alphabet compréhensibles pour une majorité de touristes, se font extrêmement rares, et ce, tant dans les rues que dans les musées, églises ou autres lieux touristiques. Encore une fois, il revient aux tour-opérateurs et agents de voyages de rassurer leurs clients quant à l’organisation d’un voyage en Russie, souvent réglée à l’avance et dans les moindres détails. Car avec un bon guide, aucun souci à ce faire, le voyage ne peut qu’être passionnant! Il ne reste plus qu’à convaincre les clients intéressés de partir à la découverte de ce vaste pays qui s’étend sur neuf fuseaux horaires et regorge de trésors historiques et culturels qui en passionneront plus d’un. A seulement 3-4 heures de vol, un voyage dans le temps au pays des tsars les attend. Dépaysement garanti!

Pouchkine Tours

Travel Magazine s’est rendu à Saint-Pétersbourg à l’invitation du tour-opérateur français Salaün Holidays, maison-mère de notre BT Tours national. En France comme en Belgique, les T.O. publient une brochure spécialement dédiée à la Russie et ses alentours, du nom de Pouchkine Tours. BT Tours, qui envoie en moyenne 500 pax par an dans ces destinations, nous donne un petit aperçu de ce que nous pouvons trouver au sein de cette brochure rougeoyante.

Jo Oliva: “Les 100 pages de la brochure Pouchkine Tours vous amènent dans l’Etat le plus vaste du monde, la Fédération de Russie actuelle, et dans la plupart des quatorze ex-républiques soviétiques d’avant le 26 décembre 1991.

En faisant fi des clichés, la Russie offre à celui qui la visite les yeux grands ouverts une surprenante et envoûtante diversité géographique, architecturale, culturelle, religieuse… C’est cette Russie multiple qu’il faut apprendre à aimer.

Les hautes murailles du Kremlin se rappellent du sacre d’Ivan le Terrible, des débats du Soviet suprême et de l’investiture de Poutine, par trois fois. Les eaux de Saint-Pétersbourg ont noyé Raspoutine, vibré sous le coup de canon du croiseur Aurore lançant la révolution d’octobre et soutenu dans leur état de glace les frêles ravitaillements des assiégés de Leningrad. Les plaines verdoyantes de la Sibérie gardent en leur terre les prémices des grandes migrations de l’Age de bronze, le pas conquérant de Gengis Khan et le travail forcé des grands penseurs exilés.

Impossible d’ignorer cette Histoire lors d’un voyage en Russie: elle est omniprésente et se lit tant dans la pierre que sur les visages des hommes et des femmes qui vivent la Russie.

Voyager en Russie, c’est ouvrir un grand livre d’Histoire et s’y plonger tout entier, avec passion. Cette année encore, nos grands classiques qui ont fait notre renommée sont présents et séduiront.

Bien plus qu’une simple histoire d’amour, cette brochure est toute une symphonie d’amours. Sept thèmes la composent: la Russie, les Croisières, les Transsibériens, autour de la Baltique, autour de la mer Noire, l’Europe Centrale et l’Asie Centrale. Large diversité de circuits qui vous inviteront sur la Route de la soie, sur les chemins escarpés du Caucase ou dans les grandes capitales d’Europe de l’Est. Nos séjours proposent les meilleurs soins curatifs de la mer Noire, ou toute la beauté de l’Arménie ou de la Géorgie en départs garantis. Et pour un brin d’originalité et toujours plus de passion, voyager à bord d’un bateau de croisière reliant Moscou à Saint-Pétersbourg où en train, à travers la Sibérie. Transferts aller-retour domicile-BRU et guides 100% francophones.”

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