Newsflash

Premières réactions à l’interdiction de voyage pour les voyageurs de la zone Schengen

“Tout le trafic touristique en provenance de l’Europe et à destination des Etats-Unis sera interdit les 30 prochains jours.” La décision prise par le président américain Donald Trump, pour contrer le nouveau coronavirus, fait grand bruit. L’objectif est de limiter l’expansion du coronavirus. Cette interdiction prendra effet ce vendredi 13 mars à minuit (heure locale).

L’interdiction d’entrer sur le territoire américain est valable pour les étrangers qui ont séjourné dans un ou plusieurs pays de la zone Schengen dans les 14 jours précédant leur départ. Les pays concernés sont donc: la Belgique, le Danemark, l’Allemagne, l’Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, l’Islande, la Lettonie, le Liechtenstein, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Norvège, l’Autriche, la Pologne, le Portugal, la Slovénie, la Slovaquie, l’Espagne, la République tchèque, la Suède et la Suisse.

Il existe une exception pour cette interdiction: les habitants du Royaume-Uni et de l’Irlande (hors espace-Schengen) peuvent encore voyager aux Etats-Unis. Les citoyens américains pourront également rentrer chez eux après avoir subi un contrôle poussé.

Trafic aérien

Les conséquences de cette interdiction sur le secteur aérien entre l’Europe et les Etats-Unis sont encore difficiles à évaluer pour l’instant. Depuis notre pays, Brussels Airlines, United et Delta Air Lines opéraient quotidiennement des vols à destination de New York JFK, Newark, Chicago et Atlanta. TUI fly allait lancer deux vols hebdomadaires à destination de Miami à partir du 4 avril.

Qu’arrivera-t-il si les compagnies aériennes suppriment leurs vols entre l’Europe et les Etats-Unis? Selon Wencke Lemmes-Pireaux de Brussels Airlines, “nous évaluons actuellement les conséquences de l’interdiction de voyage pour nos vols vers les Etats-Unis. Il est aujourd’hui encore trop tôt pour en calculer l’impact total.”

Les Européens qui se trouvent actuellement aux Etats-Unis pourront-ils rentrer? Les tour-opérateurs et les agents de voyages se demandent ce matin quelles sont les mesures prises pour les clients qui sont partis hier vers l’Amérique ou pour ceux qui y séjournent depuis plus longtemps. L’intégralité du secteur voyagiste se retrouve aujourd’hui avec plus de questions que de réponses.

La rédaction de Travel Magazine suit la situation de près et tentera de vous tenir au courant des dernières évolutions au fil des heures à venir.

Le secteur réagit

Le secteur du voyage réagit déjà. Voici quelques commentaires de Pieter Demuynck, propriétaire de Penta Reizen, président de Selectair et spécialiste des Etats-Unis et du Canada: “Aujourd’hui, je repense à l’orateur du congrès Selectair d’il y a quelques mois. Le Professeur Rotmans nous a parlé des transformations et des transitions. L’élément déclencheur pour les mettre en route est souvent une bonne crise, disait-il… Il avait prévu un renversement des systèmes dans la recherche des valeurs humaines sous plusieurs aspects: il semblerait bien que cette période est à nos portes. Espérons que cette crise sera embrassée par toutes les personnes impliquées pour souligner l’importance de réserver via une agence de voyages. Nous pouvons aujourd’hui faire la différence et le prouver à nos clients: qui sait, nous pourrons peut-être à terme tourner la situation à notre avantage et finalement en ressortir avec un gain pour les agences de voyages et les tour-opérateurs.”

Comments