Analyses, Croisières

Norwegian Cruise Line – Freestyle cruising

Durant le Vakantiebeurs à Utrecht, nous nous sommes entretenus avec Kevin Bubolz, managing director Europe de Norwegian Cruise Line. Le troisième plus grand armateur au monde, basé à Miami, se situe dans le haut du segment et a lancé son dernier navire fin 2019, le quatrième et dernier vaisseau de la classe Breakaway Plus: le Norwegian Encore.

TM: Comment s’annonce la saison estivale pour NCL?

KB: “En 2019, nous avons largement atteint nos objectifs et nous espérons pouvoir présenter une croissance à deux chiffres pour 2020. Nous espérons poursuivre sur cette lancée dans toute l’Europe. Bien que nous soyons avant tout forts sur le marché américain, nous voulons travailler notre image internationale. Cela doit se traduire dans le service et la gastronomie que nous proposons. Lorsqu’on voit que nous proposons des itinéraires partout dans le monde et que 60 nationalités réservent des croisières à bord de nos navires, il est clair que le marché européen trouvera son compte chez nous.

Avec le lancement de l’Encore, notre flotte compte aujourd’hui 17 navires. La prochaine livraison est prévue pour 2022 avec le lancement de la classe Leonardo. Les navires de cette classe seront 15% plus petits que ceux de la classe précédente, et pourront accueillir 25% de passagers en moins, ce qui nous permettra de fournir un service plus personnalisé. Grâce à une vaste sélection de navires, nous pouvons nous montrer flexibles au niveau des itinéraires proposés et desservir des ports plus petits.”

TM: Les départs depuis les Pays-Bas sont très populaires auprès des Belges. NCL proposera des départs d’Amsterdam à bord du Norwegian Jade cet été. Quelles sont les destinations qui seront proposées au départ des Pays-Bas?

KB: “Cette nouvelle a été très bien accueillie en 2019 par le marché belge. Chez NCL, nous réfléchissons toujours à comment nous pouvons rendre les ports d’embarquement plus accessibles pour nos passagers, et ce, afin de déterminer les solutions qui fonctionnent et celles qui ont moins de succès. Nous avons abandonné Hambourg au profit d’Amsterdam, car la capitale néerlandaise offre de bien meilleures possibilités de connexion grâce aux nombreuses compagnies aériennes qui desservent Schiphol.

Au départ d’Amsterdam, nous proposons notamment des croisières vers le Nord, les Etats baltes et les îles britanniques. Nous tentons de nous écarter des sentiers battus en élaborant des itinéraires originaux. Nous remarquons par ailleurs que les Belges réservent de plus en plus tôt.”

TM: Harry Sommer succède à Andy Stuart au poste de ceo de Norwegian Cruise Line depuis le 1er janvier. Poursuivra-t-il dans la lignée de son prédécesseur ou a-t-il une autre vision?

KB: “En 31 ans, Andy a réussi à faire de NCL une marque forte et bien positionnée sur le marché. Harry Sommer continuera assurément sur cette lancée, mais nous proposerons davantage de destinations autres que les Etats-Unis et les Caraïbes. Les équipes de management ont récemment fusionné pour créer une équipe globale. Nous avons donc abandonné la différentiation entre le marché américain et le reste du monde.

Au niveau du produit, nous voulons présenter la meilleure qualité dans notre segment pour nos clients. Nos navires restent des resorts en mer avec une approche très moderne. Notre concept ‘freestyle cruising’ parle aux jeunes et l’âge moyen à bord est par conséquent inférieur à ce que l’on voit à bord d’autres armateurs. Cela s’explique aussi par l’ambiance détendue à bord et aux nombreux shows et options de divertissement que nous offrons. Grâce à notre collaboration avec les agents de voyages, nous sommes convaincus de pouvoir trouver le bon navire pour le bon client. Un navire est qui plus est pensé pour tout le monde, et l’individualité de notre approche traduit notre modernité dans notre concept de la croisière.”

Yannick Melsen – reporter Travel Magazine

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