Voyage d'étude

L’Utah – 100% outdoor et 100% nature

Le premier voyage d’étude en Utah de USA Travel, réservé à cinq agents de voyage performants sur la destination transatlantique, a permis de découvrir un dégradé de paysages sculptés par le vent et le temps, un cadre idéal pour une semaine d’aventure en altitude et en plein air. L’Amérique authentique.

Salt Lake City, capitale mondiale des mormons et antre des J.O. d’hiver en 2002, est sans doute l’unique référence qui vient à l’esprit lorsqu’on mentionne le 45e état américain. Elle est aussi épinglée comme la seconde ville la plus hipster du pays selon le New York Times, et devient une rivale de poids dans l’aventure des brasseries artisanales. Atterrir à SLC, sur le flanc des Rocheuses, quand on se rend dans l’ouest des Etats-Unis, c’est aussi éviter la foule des grands aéroports et s’immerger immédiatement dans une nature qui s’impose comme la star de ce circuit élaboré par Utah Office of Tourism pour USA Travel autour de trois thèmes: le plein air, le hors-saison et les parcs inédits.

Le cœur du Far West

C’est pourquoi le groupe, chaussures de rando aux pieds et bonnet sur la tête, ne s’est pas éternisé dans les villes et a rapidement pris de la hauteur – l’altitude varie entre 1.000 et 4.000m, en pente douce et donc sans jamais barrer un horizon de carte postale – afin d’en prendre plein la vue avec un itinéraire vers le sud qui a enchaîné les parcs, les canyons, les corridors, les vallées, les déserts, les slots, les mesas. Histoire d’en voir de toutes les couleurs en parcourant les parcs et leurs strates de roches sédimentaires blanches, rouges, vertes, jaunes et tout le dégradé de l’orange, qui s’étalent sur tout le pays et semblent avoir été privatisés pour l’occasion: l’Utah est un des pays les moins peuplés des USA et les touristes n’ont pas encore compris que c’est là que se trouve le cœur du Far West, l’âme des pionniers, les espaces originels, ceux qui ont été foulés par le plus grand nombre de dinosaures! Les Américains disent qu’il cache bien son jeu, et c’est exact.

Rien que pour vos yeux

A part quelques mots échangés au coffee shop, un guide passionné dans le Western Mining & Railroad Museum de Helper, quelques joyeux déguisés en citrouille (c’est Halloween et, aux USA, tout le monde joue à se faire peur), une serveuse enjouée ou un vendeur de chaussettes chaudes, ce n’est pas dans ces paysages désertiques qu’on fait des grandes rencontres. Ici, on marche. On grimpe parfois. On passe d’un plateau à l’autre en tyrolienne. On remonte une rivière, emballé dans une combinaison étanche. On s’arrête pour laisser passer un cowboy et son troupeau de vaches ou de bisons qui vivent en totale liberté. On pique-nique sur une autre planète. On prend le van, la jeep ou l’hélico. Et on reste groupés pour ne pas se perdre. Avec une équipe de choc, c’est la grande aventure.

La Highway 12

L’Utah est l’état qui compte le plus grand nombre de parcs naturels protégés, après l’Alaska. Ses cinq parcs nationaux sont posés sur le plateau du Colorado, un relief en escaliers, des paysages géologiques creusés par le fleuve du même nom et des routes mythiques labellisées National Scenic Byway. Comme la Highway 12 qui relie les différents sites d’exception. 200km à 3.000m et une succession de paysages grandioses, de curiosités archéologiques et géologiques, les Red Rocks arides fissurés par les Boulder Mountain où la faune sauvage cherche la fraîcheur et où les mélèzes se hissent jusqu’à percer le ciel bleu éclatant. Parfois, pour sortir de ces larges routes balisées et pénétrer des déserts improbables, des slots discrets et s’adonner à des randos plus originales, les guides locaux possèdent des véhicules tout-terrain et repèrent jusqu’à la plus petite trumped plant – la fleur qui indique les dépôts d’uranium. Il est conseillé de les réserver en dessinant l’itinéraire de vos clients.

Les Mighty Fives

Il faut se lever avant l’aube pour grimper à Delicate Arch, symbole du Arches National Park qu’on retrouve sur de nombreuses plaques d’immatriculation, et admirer le lever du soleil. Un trail assez simple suivi d’un slickrock plus escarpé ouvrent sur un décor d’innombrables centaines d’arcades naturelles qu’on dirait mises en scène pour les photographes qui sont, aux côtés des randonneurs, ‘l’espèce’ la plus représentée en Utah. Canyonlands, le plus grand, berceau de nombreuses tribus amérindiennes, et Capitol Reef, terre des premiers cowboys et des premiers outlaws, sont l’occasion de se plonger dans l’histoire de la conquête de l’ouest et de fouler les décors des plus grands westerns, pas très loin des derniers chercheurs d’or des Henry Mountains. Plus loin, le spectacle des cheminées de fée (Hoo Doo) pétrifiées dans la roche rougeoyante de Bryce Canyon fait oublier les -16° au thermomètre, et les multiples points de vue tout autour de cet immense cirque naturel offrent des jeux de lumière fascinants. Nul besoin de s’enfoncer dans les profondeurs du labyrinthe pour profiter du spectacle. Enfin, on redescend le plateau, le temps de croiser quelques mustangs sauvages, jusqu’aux falaises rouges de Zion National Park, le plus ancien, ses canyons et ses Narrows qui offrent de remonter la Virgin River les pieds (ou plus) dans l’eau et les yeux tournés vers le spectacle féérique des aiguilles et des dômes de grès.

Les perles cachées

Au-delà de ces grands classiques, de nombreux parcs d’état et privés étalent aussi leur histoire et leurs différences à travers des slots, des petits canyons ou des forêts reliés par des routes-panoramas et des bourgades pittoresques. Goblin Valley State Park est très accessible, et la promenade dans le champ de gnomes, ces milliers de petites formations rocheuses arrondies comme des champignons, fort ludique. Calf Creek Falls, Peek-a-boo ou Coral Pink Sand Dunes State Park, au cœur de Grand Staircase-Escalante, le paradis de la rando, sont à inscrire au programme. Le premier car c’est un objectif idéal pour une journée de pique-nique dans une nature plus verte, le long d’une rivière. Le second parce que c’est un slot canyon comme le célèbre Antelope Canyon, mais où l’on ne croise absolument personne. Le dernier pour une partie de luge ou de surf sur le sable rouge entre deux étapes, idéale pour les familles. White Pocket, dans Vermilion Cliffs National Monument, dévoile un décor à couper le souffle, des roches multicolores immenses, torturées, en vague qu’on foule pour au moins une demi-journée sans aucun autre repère que le guide.

Les villes

Il y en a. Elles sont petites, adossées aux montagnes ou en bordure des parcs. Elles se résument souvent à quelques milliers d’habitants et à une seule grande rue où se succèdent les hôtels, les diners, les magasins de sport, les loueurs de VTT. Partout, la télé branchée sur une chaîne sportive, John Wayne jusque dans les toilettes, des poignées de porte en batte de base-ball, des bandanas comme serviettes de table, des couteaux à steak géants et ketchup et tabasco sur les tables. Helper a été construite pour les travailleurs du rail, au milieu de nulle part et elle revit aujourd’hui par la grâce d’artistes venus de tout le pays investir les anciennes maisons, les saloons, les ateliers. Moab, sur le plateau du Colorado, est une terre argentée par les traces de mines d’uranium, ponctuée par le bleu des mines de potasse à ciel ouvert et bordée par des falaises rouges. Un décor majestueux pour la capitale de l’art de vivre et du tourisme de l’Utah qui est aussi le théâtre de nombreux tournages de films. Torrey et Hanksville, aux portes de Capitol Reef National Park, respirent les légendes du Far West et la sensation de bout du monde. Bryce Canyon City vaut pour sa proximité avec le parc national. Kanab est plus imposante -elle abrite, notamment, le lodge préféré de John Wayne et John Ford et le Best Friends Animal Sanctuary, le plus grand refuge animalier du monde (1.600 bêtes en permanence) qui accueille les bénévoles à l’heure ou pour plusieurs jours si affinités.  Springdale, moins de 500 habitants, mais un calendrier de festivals aussi fourni que les autres bourgades traversées est la porte d’entrée du Zion National Park. Et St George, à la frontière avec l’Arizona et à deux heures de Las Vegas, est la plus grande ville du sud.

Comprendre l’Utah

Il s’agit d’une destination gâtée par la nature, qui s’adresse essentiellement aux amateurs de grand air, de paysages, de randonnées, idéale pour les familles et les voyageurs actifs. Le road trip s’impose, avec des routes extrêmement bien entretenues, larges et praticables jusque dans les parcs. Ceux-ci sont déclinés en fonction de leur appartenance fédérale, nationale, privée, labellisée nature ou culture, mais, même en-dehors de ces sites très bien organisés, les paysages sont en soi un musée naturel. Le climat est sec, même lorsque le thermomètre chute. Hospitalité, coolitude et ambiance sportive. Un bon road book suffit, les parcs sont bien balisés et les rangers disponibles gratuitement pour donner des infos.

Infos pratiques

Ce voyage a été rendu possible par USA Travel, en collaboration avec l’office de tourisme de l’Utah. L’Utah Office of Tourism est désormais très actif en Belgique, à travers Olivier Barthez, également guide de terrain exceptionnel, et une brochure qui paraît ce mois de janvier, en français et en néerlandais. De son côté, USA Travel renforce ses connaissances sur la destination et travaille sur de nouvelles offres de circuits – que les clients souhaitent, pour 80%, à la carte. Visitutah.com et usatravel.be. Delta-KLM-Airlines facilite le voyage en proposant des vols directs sur SLC via Paris et Amsterdam.

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