Voyage d'étude

Latina Experience of Travel: Panama & Equateur

Le Panama: une belle surprise

Petit pays trait d’union entre Amérique centrale et Amérique du Sud, le Panama devient furieusement tendance. Et il n’a pas à rougir de son célèbre voisin costaricain, comme ont pu s’en rendre compte les participants du dernier voyage Latina Experience of Travel organisé par Sudamerica Tours.

Un simple regard suffit à admettre que Panama City mérite bien son surnom de ‘Manhattan du Pacifique’. Là où on s’attendait à découvrir une ville un peu endormie, c’est une skyline ultramoderne qui projette ses tours de verre vers le ciel. Au total, les 27 plus hauts bâtiments d’Amérique latine viennent tutoyer le ciel de Panama City, la ville qui a le plus grandi sur le continent ces dernières années. Et on ne compte plus les rooftops qui agrémentent la vie nocturne de la capitale panaméenne. De l’autre côté de la baie, Casco Viejo achève de faire succomber le visiteur. Entièrement inscrit au patrimoine de l’humanité, ce district historique rappelle La Havane, mais en mieux rénové. Ses rues bordées de palais, ses églises et ses places plantées de kiosques, de jardins et de fontaines invitent à la flânerie.

Double canal

L’essor du Panama a été enclenché par la remise des clés du canal à l’administration panaméenne il y a une vingtaine d’années, après 85 ans de gestion par les Etats-Unis. Depuis, le pays se fait une place de plus en plus enviable sur la carte du tourisme.

Le canal qui relie les deux grands océans reste bien sûr l’image la plus célèbre et un incontournable à visiter, surtout au niveau de ses impressionnantes écluses. Face à l’accroissement du trafic maritime, il a même fallu lui creuser un frère jumeau entré en service il y a peu. Admirer les monstres des mers avancer placidement dans un paysage de forêts est un spectacle fascinant. Pour faciliter le creusage du canal, il a d’abord fallu tracer une ligne ferroviaire. Un parcours que l’on peut suivre dans de confortables wagons aux toits vitrés, d’un océan à l’autre. L’occasion de réaliser à quel point le Panama est aussi un pays verdoyant, couvert à plus de 50% de forêts tropicales et riche d’une incroyable biodiversité. Pour s’en convaincre, il suffit de visiter le Biomuseo de Panama City, un édifice au design étonnant conçu par Frank Gehry et dont la muséographie moderne transporte au cœur de la nature panaméenne. Il souligne aussi l’importance du pays en tant que trait d’union entre le sud et le nord des Amériques.

Cette situation géographique a également généré un brassage ethnique et culturel. Latinos, Asiatiques, Africains, Afro-Caribéens, Nord-Américains et Européens cohabitent avec de grandes communautés d’Amérindiens répartis en sept tribus. Parmi elles, celle des Emberas, que l’on rencontre dans les jungles qui bordent notamment le rio Chagres, englobées dans un grand parc national. Certains villages acceptent la visite d’étrangers qui sont emmenés en pirogue, un voyage de deux heures (ou plus) au fil du fleuve.

On compte aujourd’hui 30.000 Emberas au Panama. A cela s’ajoute l’autre grande communauté indienne du pays: les Kunas, métissage de Mayas et d’Indiens d’Amazonie. Au nombre de 50.000, ils vivent en semi-autonomie le long de la côte caraïbe. On les reconnaît à leur habit traditionnel chamarré constitué de milliers de petites perles de couleur. A l’arrivée des Espagnols, certains se sont réfugiés sur le chapelet de petites îles coralliennes qui s’étend au large des côtes caraïbes: l’archipel de San Blas. Aujourd’hui, certaines sont devenues des îles-villages, mais la plupart restent inhabitées. Il est possible d’y partir en excursion à la journée pour profiter des eaux paradisiaques de la mer des Caraïbes et des chambres ont même été aménagées sur certaines d’entre elles.

L’écotourisme, l’avenir

Pour d’autres plages de rêve, direction plus au nord vers l’archipel Bocas del Toro. La côte Pacifique en compte de très belles aussi et la municipalité de Panama City annonce même un grand projet de réaménagement pour 2021 de vastes plages style Copacabana à proximité du centre! Le Panama sait que la grande carte à jouer est celle de l’écotourisme. Ses immenses forêts regorgent de biodiversité et invitent à des randonnées sans fin. Singes hurleurs, paresseux, iguanes, toucans, papillons multicolores, orchidées, arbres rares… Les parcs nationaux panaméens disposent d’un beau concentré de cette nature déjà typiquement sud-américaine. Même la capitale inclut un gigantesque parc national métropolitain de 265 hectares de forêt… en pleine ville! Mais le must, c’est d’explorer la canopée en se promenant juste à la cime des arbres, car c’est là que se cachent la plupart des animaux intéressants. C’est aussi une manière insolite et écologique d’explorer la forêt.

Trois atouts pour convaincre

  1. Nature d’une époustouflante beauté en parallèle avec de jolis spots culturels.
  2. Liaison aérienne directe via Madrid avec Air Europa.
  3. Hôtellerie et infrastructures d’excellent niveau.

Equateur: pays de la diversité

Il a beau être l’un des plus petits pays d’Amérique latine, l’Equateur recèle tout ce qui fait la remarquable diversité des régions andines. Première destination de l’éductour Latina Experience of Travel organisé en novembre par Sudamerica Tours, l’Equateur a d’emblée placé la barre très haut. 

L’Equateur est en quelque sorte un magnifique condensé de ce que l’on peut découvrir au fil de l’Amérique du Sud: une façade maritime tropicale, des villes coloniales, des volcans, un morceau de la cordillère des Andes et une vaste portion de jungle amazonienne. Sans oublier l’un des plus fabuleux trésors de l’humanité: les îles Galapagos. Même constat en ce qui concerne le peuple équatorien, véritable kaléidoscope d’ethnies où l’on retrouve des Européens, des Africains, une minorité asiatique et une très importante population amérindienne.

Des villes de toute beauté

Par les airs, vos clients entreront en Equateur via l’une des deux villes principales: Gayaquil ou Quito. La première, située sur la côte Pacifique, est la plus importante agglomération du pays et offre le visage d’une cité coloniale qui recèle encore de très beaux palais du 18e siècle, construits notamment par les barons du cacao. Réalisation plus récente dont les locaux sont très fiers: le Malécon, gigantesque promenade aménagée le long des rives des deux fleuves qui arrosent Gayaquil. Joliment rénové, le quartier de Santa Ana grimpe en escaliers et en étroites ruelles pavées. Les anciennes maisons aux volets de bois ont été repeintes de tons pastel. Un élan donné par les autorités qui a encouragé les habitants à ouvrir bars et autres petits commerces.

Du niveau de la mer, on grimpe jusqu’à près de 3.000 mètres d’altitude pour rejoindre Quito. La capitale du pays est en effet haut perchée et offre un tout autre visage. Toute en longueur, elle s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres le long de l’avenue des volcans. Coincée entre deux cordillères, bordée de 51 pics volcaniques culminant entre 4.500 et 6.300 mètres d’altitude, cette ‘avenue’ dantesque barre le pays en deux. L’ensemble de la ville coloniale a été classé par l’UNESCO au rang de patrimoine mondial. Parmi les incontournables: la Plaza Grande, siège du pouvoir, l’église de la Compagnie de Jésus, richement décorée, l’ancienne demeure du peintre Oswaldo Guayasamin contenant des fresques, mais aussi une collection précolombienne, ou encore un trajet en ‘TelefériQo’ au-dessus du volcan Pichincha. A Quito, l’altitude se fait sentir lorsqu’il s’agit de grimper certaines ruelles et il vaut mieux toujours entamer la visite par les hauteurs pour descendre doucement vers les quartiers les plus bas.

La capitale n’est pas très loin de la ligne imaginaire qui a donné son nom au pays. Son emplacement avait été fixé presque exactement par les Amérindiens alors que les scientifiques modernes n’ont pu le situer avec précision que tout récemment! Un petit parc et un monument ont été aménagés au lieu-dit ‘Mitad del Mundo’, permettant de poser avec un pied dans chaque hémisphère. Le pays regorge de volcans plus intéressants les uns que les autres, mais s’il ne fallait en voir qu’un, ce serait sans doute le Cotopaxi, culminant à près de 6.000 mètres et coiffé d’un large capuchon de neige.

Mythiques Galapagos

On ne saurait énumérer tous les atouts de ce pays, mais vos clients seront sûrement intéressés par les villages quechuas que l’on traverse en parcourant les hauts plateaux, la ville coloniale de Cuenca à l’ambiance plus bohème que Quito, les piscines naturelles de Papallacta ou encore par les plages de la côte nord et leurs spots de surf. Voyage dans le voyage, l’archipel des Galapagos, à 1.000 km à l’ouest du continent, fait partie intégrante de l’Equateur. Il offre au visiteur cette sensation d’être le premier à aborder ces îles volcaniques peuplées d’un faune unique au monde. Un fascinant laboratoire de la vie et de son adaptation à des conditions difficiles.

L’artisanat équatorien est juste magnifique et d’une hallucinante variété. Mais si les Equatoriens comptent parmi les peuples les plus accueillants même pour discuter d’un prix, ne vous aventurez quand même pas à dénommer leurs célèbres chapeaux blancs du nom de ‘panama’. S’il est vrai que c’est en Amérique centrale qu’ils ont acquis leur notoriété mondiale, c’est bien ici, à Montecristi, non loin de la côte Pacifique, qu’ils sont tissés depuis des générations.

Trois atouts pour convaincre

  1. L’Equateur offre une formidable plongée dans la culture andine.
  2. Son climat et ses températures sont modérés toute l’année en altitude et plus chaud vers les basses terres.
  3. Le relief varié permet de pratiquer de nombreuses activités et sports.

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