Analyses

La Gambie regagne des galons touristiques

L’écroulement de Thomas Cook a également bien secoué le secteur du tourisme en Gambie. On a d’abord pensé que la faillite du voyagiste aurait signifié la perte de pas moins de 30% des revenus nationaux à la petite république africaine. Selon le gouvernement, pas moins de 45% des touristes (57.000 sur base annuelle) qui visitaient le pays étaient des clients Thomas Cook. Cinq mois plus tard, les inquiétudes ont presque disparu. La question que de nombreux observateurs se posaient en septembre 2019 était de savoir si les initiatives du gouvernement étaient suffisantes pour attirer de nouveaux tour-opérateurs et compagnies aériennes sur la destination. La contribution du tourisme au PIB gambien est en effet conséquente, et s’élève à près de 20% du PIB.

 Par Luk De Wilde, Aviation Editor

Situation privilégiée

La Gambie ne compte qu’un nombre limité de ressources naturelles et dépend donc énormément du tourisme. Grâce à sa situation privilégiée le long de l’océan et à proximité de l’Europe, le pays s’est développé pour devenir une des destinations touristiques les plus prisées de l’Afrique de l’Ouest. Et pourtant, l’épidémie d’Ebola en 2014 avait aussi causé pas mal de problèmes pour la destination. Le fort développement du tourisme a encore une fois été durement touché par l’instabilité politique qui a suivi la destitution de Yahya Jammeh, l’ancien président de Gambie.

Réaction rapide du gouvernement

La faillite de Thomas Cook a bien failli encore une fois enrayer la machine, mais cette fois, les autorités ont rapidement réagi en lançant une série d’initiatives visant à endiguer les problèmes créés par la disparition de Thomas Cook.Une des principales décisions a été de supprimer les droits d’atterrissage pour les compagnies aériennes et les tour-opérateurs. Outre des plages baignées par le soleil, le temps de parcours vers la Gambie au départ de la Belgique et des Pays-Bas n’étant que de six heures est un réel atout. Brussels Airlines opère jusqu’à cinq vols hebdomadaires à destination de Banjul. Certains vols comprennent par ailleurs une escale dans un autre pays d’Afrique.

 

Populaire chez TUI

“La Gambie est en passe de devenir une destination touristique hautement populaire. Elle ne compte pas encore parmi les plus grands comme Tenerife, mais grâce au temps de vol raisonnable, ses tarifs compétitifs et ses belles plages, le pays a le vent en poupe”, avance Sarah Saucin, porte-parole de TUI Belgique. “Au départ de Bruxelles, nous proposons des vols directs chaque mardi et vendredi à destination de Banjul. Au départ d’Amsterdam Schiphol, on dénombre cinq vols TUI fly hebdomadaires les vendredis, samedis, lundis, mardis et mercredis. Thomas Cook UK était bien représenté en Gambie et a laissé beaucoup de place pour la concurrence britannique au moment de la faillite. Pour ce qui est de la Belgique, les choses ont peu changé, nous n’avons rien repris, mais nous observons toutefois une augmentation du nombre de vacanciers pour la Gambie parmi nos clients.” Corendon opère déjà depuis un temps au départ de Maastricht les mardis et samedis à destination de Banjul. Pour les voyageurs belges, cette option est peut-être moins optimale pour les Belges, mais Corendon vole également vers la capitale gambienne au départ d’Amsterdam Schiphol chaque lundi et vendredi. Audrey Denkelaar, porte-parole de Corendon: “Nous proposons actuellement un ancien hôtel de Thomas Cook, à savoir le Sunprime Tamala Beach Resort (4*+). Nous offrons également un nouvel hôtel 4*+ All Inclusive (Kalimba Beach Resort), construit pour répondre à l’augmentation de la demande pour des hôtels de luxe en Gambie. Nous remarquons que cet hôtel a aussi la cote sur le marché belge.”

Les îles du Cap Vert

Les îles du Cap Vert, toutes proches, se portent à merveille également. TUI fly opère presque quotidiennement à destination de Sal. L’aéroport accueille quotidiennement plusieurs vols TUI en provenance d’Allemagne, des Pays-Bas et du Royaume-Uni. A compter de novembre 2020, Corendon Dutch Airlines reliera l’île de Sal en seulement six heures au départ d’Amsterdam à raison de deux rotations par semaine, et d’une rotation hebdomadaire au départ de Maastricht.

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