Inflight Report

Inflight KLM: Amsterdam – Colombo – Amsterdam

Compagnie:               KLM
Ligne:                      Amsterdam – Colombo – Amsterdam
Appareil:                  B787
Classe de voyage:    Business Class
Vol:                         Janvier 2017

Contexte      
KLM est l’une des plus anciennes compagnies au monde. Après sa fusion en 2004 avec Air France, la compagnie a conservé son enseigne et son produit. KLM est membre de SkyTeam. Le Dreamliner est non seulement le premier appareil long-courrier de KLM, mais il accueille une Business Class un tantinet différente par rapport aux B777 et aux derniers B747 de la compagnie.

Enregistrement     
KLM propose à Amsterdam une zone d’enregistrement commune pour le groupe Skyteam ‘SkyPriority’ avec presque un excès de guichets, de sorte que tout délai d’attente est exclu. Les hôtesses de comptoir effectuent notre enregistrement rapidement et nous informent encore de la disponibilité du Fast Track (on y accède directement au sortir du check-in) et du lounge. La demoiselle me souhaite avec le sourire un agréable voyage. Une fois à Colombo, le tableau s’assombrit. Le terminal désuet a beau être équipé d’un guichet SkyPriority, celui-ci n’est pas utilisé dans la pratique. Plusieurs passagers le font remarquer au station manager, mais ce dernier hausse les épaules. Résultat: 40 minutes d’attente. Colombo ne dispose pas non plus d’un système Fast Track.

Lounge & embarquement
A Schiphol, nous pouvons profiter du bien connu et spacieux lounge KLM où l’on peut, même lorsqu’il y a du monde, tout de même trouver un peu de repos. L’embarquement pour Colombo commence 40 bonnes minutes avant le départ, comme prévu. Un îlot cloisonné pour les SkyPriority est ici aussi disponible. A Colombo, nous arrivons dans un lounge neutre, triste et bondé où la connexion Wifi ne fonctionnait pas et les sièges se faisaient trop rares. L’embarquement commence près d’une heure avant le départ, avec un accès séparé pour les voyageurs en classe affaires.

Siège
Bleu clair et brun foncé, on reconnaît sans hésiter les couleurs de la nouvelle classe affaires de KLM. Mais la disposition et la finition sont en effet quelque peu différentes du reste de la flotte. KLM a opté pour une configuration unique en 1-2-1, semblable à celle de Qatar Airways. Parfait, très bien. Sauf que voyager à plusieurs s’avère parfois difficile. Les sièges de la rangée centrale sont légèrement pivotés, ont une large séparation centrale et votre tête se trouve derrière le panneau central; en bref, vous ne voyez pas votre voisin. Une formule idéale pour assurer une intimité suffisante, mais les couples seront peut-être déçus. D’un point de vue technique, le siège est très bien construit, avec comme points positifs la tablette pratique, l’écran tv de qualité, l’espace de rangement intelligent et la position couchée. Et même si le siège peut sembler un peu étroit, le confort est très satisfaisant.

Service
A l’instar de notre récente expérience sur le B777 de la compagnie, nous sommes à nouveau impressionnés par l’attention que nous porte KLM. Un vent de nouveauté souffle sans aucun doute: les passagers sont rois, et plus les hôtesses néerlandaises à la langue parfois bien pendue ont disparu. Si à une époque on pouvait s’estimer heureux – en exagérant un peu – de pouvoir simplement prendre le vol, on se sent aujourd’hui choyé. “Voler et boire vont bien ensemble”, m’a dit le steward en me resservant du champagne. KLM s’occupe à nouveau de ses clients.

Catering
Depuis l’introduction du nouveau style de la maison il y a quelques années, on se régale chez KLM. Sur ce vol de dix heures vers Colombo, un menu complet nous a été présenté en plus d’un snack pour l’atterrissage. Nous avons opté pour un mélange entre les deux et avons pu constater que la qualité comme la présentation étaient au rendez-vous. La carte des vins ne dénote pas non plus. Oh, oui: l’eau pétillante s’appelait auparavant Spa rouge aux Pays-Bas, mais apparemment, on parle maintenant plutôt ‘d’eau avec des trous’.

Le vol
Le pilote a conclu son mot d’accueil avec la phrase ‘Profitez de votre expérience Dreamliner’, ce qui donne directement le ton sur la façon dont KLM désire présenter son Boeing 787. Le vol s’est déroulé en toute tranquillité, avec ponctualité et une attention particulière pour le service. Pour le vol retour, qui décolle à deux heures du matin, l’éventuel repas s’est résumé à de grands snacks et le déjeuner copieux a été servi avec soin. C’est ce qui s’appelle jouer la carte des besoins des voyageurs réguliers.

Bagage
Notre bagage est arrivé avec le premier chargement à Colombo, dans un délai très acceptable. L’attente a été un peu plus longue à AMS, mais les bagages sont à nouveau arrivés dans la première vague.

Notre avis
Le Dreamliner donne des ailes à KLM, au sens propre comme au figuré. Cette classe affaires est de très haut niveau, même s’il y a lieu de remarquer qu’il n’y a désormais plus d’uniformité dans la flotte de B787, B744, B777 et A330. Mais quel transporteur peut s’en vanter? Ils sont presque tous en phase d’amélioration et/ou doivent compter avec des restrictions techniques telles que la largeur de la coque. En quelques mots: nous considérons les ‘sièges devant’ de KLM, tels qu’ils sont appelés par ceux qui prennent souvent l’avion, comme une façon de voyager particulièrement agréable.

Gerrit Op de Beeck

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