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IATA World Air Summit: ‘Aviation is the business of freedom’

‘Aviation is the business of freedom’

L’aviation se porte bien et sans grand revers, cela risque bien de continuer ainsi. C’est avec ces mots encourageants que le ceo Alexandre de Juniac a ouvert le congrès annuel de l’IATA le week-end dernier à Sydney. Environ un millier de grands noms de l’aviation mondiale s’y réunissaient pour discuter des grands enjeux d’aujourd’hui et de demain pour l’industrie de l’aviation.

‘Aviation is the business of freedom’, voilà comment l’expliquait de Juniac. L’aviation joue un rôle fondamental dans l’économie, mais remplit également un rôle social dans le sens où le transport aérien relie entre elles les personnes, les entreprises et les régions du monde entier.

Les compagnies aériennes retiendront sans doute de 2018 des bénéfices légèrement moins importants, vu que selon l’IATA, le prix du carburant et les frais du personnel vont être revus à la hausse. L’an dernier, on a observé un bénéfice global de 38 milliards de dollars, mais cette année, les prévisions n’annoncent que 33,8 milliards de dollars de bénéfices.

Alexandre de Juniac: “Pour la neuvième année consécutive, nous enregistrons des chiffres positifs. Toutefois, les frais grimpent plus rapidement que les bénéfices. Le grand coupable est le pétrole brut. Le baril revient en 2018 à environ 70 dollars, alors qu’en 2017, celui-ci ne coûtait en moyenne que 53,9 dollars. Les compagnies aériennes doivent tenir compte des dépenses en kérosène, d’autant plus que son prix pourrait continuer à monter.

Le directeur général et ceo de l’IATA reste malgré tout optimiste quant à l’avenir à court terme étant donné que le nombre de passagers augmente sensiblement d’année en année. L’organisation internationale estime à 4,36 milliards le nombre de passagers qui prendront l’avion en 2018. Autre point positif: les revenus par passager sont également en hausse.

Aéroports

L’International Air Transport Association dresse le constat que cinq des six plus grands aéroports au monde sont soutenus par les états. La privatisation n’est selon l’IATA pas la solution pour rendre ceux-ci plus efficaces, et il n’y a aucun signe indiquant que les aéroports privés sont plus efficaces et rentables que leurs homologues subsidiés par les gouvernements.

Brian Pearce, économiste à l’IATA demande aux gouvernements d’être prudents si leur objectif en cas de privatisation des aéroports est de renflouer les caisses.

“Les gouvernements ont tout à fait raison de rechercher à gagner en efficacité. Mais ce qui nous chagrine, c’est que nos études n’ont pas pu révéler de preuves quant à l’idée que les aéroports privés sont plus efficaces et rentables que les aéroports aidés par l’Etat,” explique Pearce. “Si les Etats veulent rendre les aéroports plus rentables, la solution n’est pas du tout de les privatiser.”

Pearce propose par contre une solution plus réfléchir qui consiste à trouver des façons de stimuler le management de ces aéroports et donc de rendre leur façon de travailler plus efficace.

Luk De Wilde, Aviation Newsletter Editor Travel Magazine

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