Travel Magazine https://travel-magazine.be/?lang=fr Tue, 16 Jun 2020 06:36:16 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.2.7 https://travel-magazine.be/wp-content/uploads/2017/07/cropped-TM-Favicon-32x32.png Travel Magazine https://travel-magazine.be/?lang=fr 32 32 Coronavirus – Updates https://travel-magazine.be/corona-updates/?lang=fr Tue, 16 Jun 2020 06:00:58 +0000 https://travel-magazine.be/corona-updates/ Mardi 16 juin

Luxair Tours: 1er Eductour Post Corona

Le t.o. luxembourgeois Luxair Tours – dont la compagnie Luxair avait déjà lancé fin mai la reprise de ses vols vers Faro – organize ces jours-ci un premier éductour post corona à Faro avec le séjour à l’Epic Sana Algarve Hotel. Ce trip se termine ce soir et a permis aux 14 participants de goûter à une ‘nouvelle façon de voyager’. Le groupe est conduit par Stefan Lieber et Raoul Meyer, tous les deux de Luxair Tours.

Les 12 agents de voyages participants sont:

Anne Palm (Weber Voyages), Lara Müller (Kylltal Reisebüro),  Katy Lopes (Demy Schandeler), Marjorie Georges (WLTT Luxembourg Gare), Katja Paulus     (Luxtours RB S. Grundhoefer), Solange Thibaut (Voyages Flammang), Antonietta Cochet (Gyga Voyages), Fabrice Poulain (La Boutique du Voyage), Fatima Faivre (Prêt à Partir), Benjamin Bieber (Euro Moselle Loisirs), Mathieu Rossignol           (Mondial Express), Stéphan Ruimi (Gigatour Voyages Helios Poseidon), Stefan Lieber (LuxairTours), Raoul Meyer (LuxairTours).

 


 

Lundi 15 juin

Vols annulés suite à la crise du corona: TUI donne le choix entre un bon à valoir et un remboursement aux  clients qui ont réservé uniquement un ticket d’avion

Aux clients qui n’ont acheté qu’un billet d’avion et dont le vol a été ou sera annulé par TUI suite à la crise du coronavirus, TUI Belgium a décidé d’offrir la possibilité de se faire rembourser le prix du billet. Jusqu’à présent, TUI proposait un bon à valoir conformément aux réglementations légales en vigueur dans le secteur du tourisme pour les vacances à forfait.

Ce bon à valoir est valable un an, après quoi TUI rembourse le client s’il n’a pas utilisé le bon pour l’achat d’un autre vol.

Dès que le processus nécessaire au remboursement des billets d’avion sera mis en place (à priori dans quelques semaines) le client aura donc le choix. Il optera soit pour un bon à valoir, soit pour un remboursement du prix du billet. Les clients qui, depuis le début de la crise du coronavirus, ont déjà reçu un bon à valoir de TUI à la suite de

l’annulation de leur vol, pourront faire la demande d’un remboursement en espèces de manière rétroactive.

Dès qu’il sera possible d’introduire les demandes de remboursement, TUI communiquera largement sur la manière de procéder. En attendant, l’organisation de voyages demande à ses clients d’être patients afin de pouvoir donner la priorité aux dossiers des clients qui partent sous peu en vacances.

Cette nouvelle option s’applique uniquement aux clients qui ont réservé un billet d’avion uniquement. Les vacanciers qui ont réservé des vacances à forfait continuent de recevoir un bon à valoir.

 


 

Samedi 13 juin

Grecotel poursuit la réouverture de ses hôtels et resorts

Grecotel annonce la réouverture d’hôtels supplémentaires en Crète, à Corfou, en Chalcidique, à Athènes et à Alexandroupolis. Plus précisément, les hôtels qui rouvrent sont :

  • Grecotel Astir, à Alexandroupolis le 15 juin 2020
  • Grecotel Egnatia, à Alexandroupolis le 15 juin 2020
  • Grecotel Amirandes, à Héraklion en Crète le 3 juillet 2020
  • Grecotel Meli Palace, à Lasithi en Crète le 3 juillet 2020
  • Grecotel Plaza Spa, à Rethymnon en Crète le 3 juillet 2020
  • Grecotel Vouliagmeni Suites, sur la Riviera Athénienne le 3 juillet 2020
  • Grecotel Daphnila Bay, à Dassia à Corfou le 4 juillet 2020
  • Grecotel Eva Palace, à Dassia à Corfou le 4 juillet 2020
  • Grecotel Creta Palace, à Rethymnon en Crète le 10 juillet 2020
  • Grecotel Margo Bay, à Kassandra en Chalcidique le 10 juillet 2020
  • Gelina Resort, Acharavi, à Corfou le 10 juillet 2020
  • Grecotel Caramel, à Rethymnon en Crète le 15 juillet 2020
  • Grecotel Leoniki Residence, à Rethymnon en Crète le 15 juillet 2020

Ces ouvertures font suite aux ouvertures d’hôtels précédemment annoncées aux dates suivantes :

  • Grecotel Cape Sounio, en Attique le 1er juillet 2020
  • Grecotel Riviera Olympia & Aquapark, à Kyllini dans le Péloponnèse le 3 juillet 2020 avec les hôtels :

o             Grecotel Mandola Rosa Villas

o             Grecotel La Riviera

o             Grecotel Olympia Oasis

  • Grecotel Casa Marron, à Lakopetra dans le Péloponnèse le 3 juillet 2020
  • Grecotel Filoxenia, à Kalamata dans le Péloponnèse le 3 juillet 2020
  • Grecotel Mykonos Blu, à Mykonos le 3 juillet 2020

 

Nous nous sommes inspirés de la situation actuelle pour concevoir et introduire un nouveau concept de vacances en contact total avec la nature et la mer, alliant à la fois une sécurité maximale et le bien-être pour tous nos hôtes.

Dans notre nouveau concept « Summer on the Beach » (L’été à la plage), nous allons profiter des grands espaces disponibles : dorénavant chaque chambre disposera de son propre parasol à la plage ou à la piscine permettant ainsi de respecter les règles de distanciation.

Une distanciation sociale appropriée est également garantie grâce à des horaires et des itinéraires spécialement définis. Tandis qu’une attention toute particulière sera consacrée à la gastronomie, en continuant à proposer de somptueux buffets variés et « 100% al fresco », combinant le style buffet, familial et libre-service.

 


 

Vendredi 12 juin

To travel or not to travel… le coronavirus bouscule nos habitudes

Les Belges aiment bouger et partir en vacances. Si le coronavirus met des bâtons dans les roues, il ne chamboule pas tout pour autant. C’est ce que révèle le GFG Travel Intentions Report.

  • La peur du virus et l’opportunité offerte par les bons à valoir COVID-19 nous amènent non seulement à attendre l’année prochaine pour partir en vacances, mais aussi pour réserver ce voyage.
  • Si des vacances en Belgique deviennent plus attrayantes, l’engouement reste limité : seul 14% pense rester ici. La France garde sa position de favorite, suivie par l’Espagne et les Pays-Bas.
  • Une fois décidé, le Belge veut profiter au maximum de ses vacances : le budget des vacances augmente de 11,5 % par personne.

L’étude étudie les projets de voyage des consommateurs belges 4 fois par an. Ceux qui n’ont pas encore réservé de voyage donnent un aperçu de ce qu’ils prévoient de faire dans les 24 mois à venir. Ont-ils l’intention de partir en voyage ? Où pensent-ils aller et quels loisirs ou activités souhaiteraient-ils pratiquer ? Comment et quand prévoient-ils de réserver ? Et qu’est-ce qui les motive ou les empêche de réserver ?

Le Belge préfère encore attendre et voir de quel côté vient le vent

Ceux qui n’avaient pas encore réservé, indiquent bien vouloir partir en vacances, mais préfèrent attendre encore avant de se décider. 71 % prévoient de partir en vacances dans les 12 prochains mois (contre 82 % avant la crise COVID-19), 1 sur 3 préfère attendre l’année prochaine et 18 % ne sait pas encore quand il aimerait partir.

Ceux qui comptent encore partir cette année le feront plutôt fin août et en automne. Ainsi, pour l’été, une bonne partie du mois de juillet se déplace vers la dernière quinzaine du mois d’août, ce qui est atypique pour la Belgique.

20 % ne prévoit pas de réserver avant 2021, 16 % dit ne pas encore savoir quand il réservera. Les perspectives offertes par les bons à valoir COVID-19 jouent certainement un rôle déterminant dans cette tendance. Ceux qui n’ont aucun projet de voyage pour les 12 prochains mois citent principalement la crise COVID-19 comme motif (33 %). D’autres raisons telles que le manque de budget (24 % contre 26 % avant le corona), le fait qu’ils ont déjà réservé (12 % contre 19 % avant corona) et le choix d’économiser pour d’autres projets (statu quo à 16 %) sont légèrement moins cités comme raison pour ne pas voyager.

L’étranger reste populaire

Tout le monde n’aime pas passer ses vacances en Belgique, ça a le mérite d’être clair : 14 % seulement pense rester en Belgique, contre 10 % avant le corona. On note en outre une augmentation des destinations européennes (72 % contre 67 % avant le corona), avec les Pays-Bas affichant la plus forte hausse et qui rejoignent le top 3.

La France, malgré une perte de part de marché, est toujours notre destination préférée, suivie par l’Espagne, les Pays-Bas, l’Italie, la Grèce et le Portugal.

Ceux qui ne choisiraient pas ces pays comme destination de vacances donnent la crise sanitaire comme l’une des principales raisons. Et pourtant, aucun de ces pays ne figure dans le top 40 des pays où l’on préfère ne pas aller en vacances. Cette liste n’évolue donc guère.

Les voyages en avion et en car perdent du terrain au profit de la voiture

Ici il y a un impact évident. L’avion et l’autocar perdent tous deux du terrain, au profit de la voiture. Le sentiment de sécurité dans sa propre bulle et la peur des grandes foules se font ressentir. Et cette crainte des masses ressurgit davantage : même si 39 % optent encore pour l’avion, on constate qu’un plus grand nombre de personnes aimerait partir d’un aéroport régional, plus petit, avec par définition moins de monde et de moins longues files d’attente aux postes de contrôle.

Dans un appartement, une villa, un camping ou sa seconde résidence

Même si les hôtels et les auberges (de jeunesse) perdent de leur intérêt, un voyageur sur deux continue d’opter pour des vacances à l’hôtel. Pour les autres, on constate un déplacement vers les campings ou la location d’une villa, d’un appartement ou d’un chalet. Il convient également de noter le nombre croissant de personnes qui indiquent avoir une seconde résidence et qui la préfèrent désormais pour y passer leurs vacances.

Attendre un peu plus longtemps pour ensuite profiter à fond avec plus de budget et plus d’action !

Le Belge semble préférer attendre un peu plus longtemps, pour ensuite y aller à fond ! Financièrement, il est prêt à débourser davantage pour les vacances : jusqu’à 11,5 % de plus par personne. Par ailleurs, il indique clairement vouloir passer des vacances plus actives, axées surtout sur la randonnée, la course à pied et le vélo.

L’assurance contre l’insolvabilité financière est plus que jamais perçue comme une évidence

Depuis la faillite de Thomas Cook et maintenant après la crise COVID-19, plus personne ne doute de l’importance ni de l’utilité d’une assurance contre l’insolvabilité financière. Les voyages réservés par l’intermédiaire d’un organisateur de voyages offrent cette tranquillité. En cas de faillite, non seulement les frais des réservations actives sont couverts par les assurances de l’organisateur, mais sont également couverts les bons à valoir, tels que les bons émis en raison de la crise COVID-19.

À propos du GFG Travel Intentions Report

Le GFG Travel Intentions Report est unique en son genre pour le secteur du tourisme en Belgique et en Europe. L’outil examine un échantillon impressionnant pour aboutir à environ 3400 consommateurs interrogés chaque année.

Nous sondons chaque trimestre 850 répondants qui représentent environ 2500-3000 voyageurs. Concrètement, nous demandons aux Belges de plus de 18 ans s’ils prévoient de voyager dans les 24 mois à venir. Ils remplissent un questionnaire de 15 minutes dans lequel ils donnent une image aussi complète que possible de leurs intentions et du degré de concrétisation de leurs projets.

C’est ainsi que les intentions de voyage du consommateur belge sont détectées. Grâce au sondage trimestriel, les tendances et les évolutions deviennent visibles avant même qu’elles ne se fassent sentir sur le marché.

Nous avons sélectionné un total de 38 questions pertinentes pour le secteur. Les réponses donnent une image très complète de ce que les consommateurs belges ont l’intention de faire au cours des 24 prochains mois, mais aussi de ce qu’ils considèrent comme important et qui influencera leur choix en matière de voyages.

 


 

Jeudi 11 juin

Brussels Airport: diminution de 99% du nombre de passagers

En attendant, tout comme au mois d’avril, la crise du coronavirus a eu un impact important sur le trafic passagers à Brussels Airport en mai. Ainsi, le mois dernier, 22.113 passagers ont transité par Brussels Airport pour des déplacements essentiels et des rapatriements, soit une baisse de 99% par rapport à mai 2019. Brussels Airport met actuellement tout en oeuvre pour assurer en toute sérénité la relance des activités passagers prévue pour le 15 juin, et pour offrir, ensemble avec ses partenaires, un large choix de destinations cet été. Malgré la faillite de Swissport, toutes les opérations de handling seront assurées grâce à la collaboration des compagnies aériennes et d’Aviapartner.

Ainsi, durant la semaine du 15 juin, 19 compagnies aériennes proposeront des voyages vers 36 destinations directes, en majorité vers l’Europe. Des destinations de vacances comme Alicante, Catane, Faro, Lisbonne, Istanbul, Nice ou encore Naples et Athènes mais aussi des destinations citytrips et/ou business comme Berlin, Rome, Vienne, Zurich, Dublin ou encore Budapest.Outre l’Europe, Brussels Airport propose aussi de s’envoler vers Tel Aviv, Montréal, Abu Dhabi et Beijing. Le choix est donc vaste dès la relance et ne fera que s’étoffer au fil des semaines pour atteindre les 130 destinations en juillet.

 


 

Jeudi 11 juin

Neckermann rouvre ses 62 magasins le vendredi 12 juin

Le vendredi 12 juin, l’agence de voyage Neckermann rouvre l’ensemble de ses 62 magasins en Belgique. Dans 40 magasins, le Belge peut à nouveau se rendre en continu et sans rendez-vous du lundi au samedi pour discuter de ses projets de vacances. Les 22 autres magasins plus petits seront ouverts deux jours par semaine, le lundi (sur rendez-vous) et le samedi (visite libre). En raison de la crise du coronavirus, Neckermann se concentre désormais aussi sur des vacances “corona-proof”. Les touristes belges ont le choix entre plus de 50 000 maisons de vacances et adresses de camping supplémentaires.

Après le Conseil national de sécurité du 3 juin, il est déjà certain qu’à partir du 15 juin, nous serons à nouveau autorisés à traverser la frontière pour aller en vacances. Peu à peu, il devient également plus clair quels pays accueilleront les touristes belges. C’est pourquoi, pour la première fois depuis le 17 mars, Neckermann ouvrira à nouveau tous ses magasins en Belgique le 12 juin. La semaine dernière, l’organisation de voyage a effectué un essai dans cinq de ses magasins et a fait de nombreux efforts supplémentaires pour rendre la visite de ses magasins aussi sûre que possible.Leen Segers: “Nous avons installé du plexiglas, tous les employés ont reçu une formation sur les mesures d’hygiène et les visiteurs pourront se désinfecter les mains avec du gel pour les mains. Des fiches d’info à l’entrée indiqueront le nombre de personnes autorisées à se trouver dans le magasin en même temps. Il reste à voir à quelle vitesse les touristes belges retrouveront le chemin de nos magasins, mais nous attendons pas mal de monde dans les premiers jours et semaines.”

Mercredi 10 juin

Selectair s’associe avec 3 nouveaux partenaires

Avec plein d’enthousiasme et en respectant toutes les mesures de sécurité requises, les agences de voyages Selectair sont prêts afin de pouvoir conseiller leurs clients concernant les projets de vacances de ces derniers.

Afin de pouvoir complètement aligner son offre sur les demandes émanant du marché, Selectair s’associe avec 3 nouvelles parties.

En collaboration avec ASL Fly Executive, des vols-boutiques sont proposés qui ont lieu chaque samedi pendant les mois de juillet et août entre les terminaux privés de Bruxelles et d’Ibiza. Le client bénéficie ainsi d’un départ garanti dans des conditions sécurisées avec tout le confort à bord. L’agent de voyages Selectair compose avec plaisir un paquet entier sur mesure incluant un séjour sur place.

Une collaboration avec Immo Europe aura pour conséquence que l’offre de logements de vacances à la côte belge sera largement étendue, alors que l‘accent est mis sur Coxyde et ses environs. Des appartements, des maisons, des villas, … : il y en a pour tous les goûts.

Avec Staycation Squad nous introduisons un concept très original dans le marché  belge des voyages qui répond au souhait de clients de pouvoir vivre des vacances all-in dans leur propre maison, maison de vacances ou deuxième résidence. Un Homie veille à ce que les clients puissent jouir chez eux d’un vrai sentiment d’être à l’hôtel, en les déchargeant d’un tas de tâches pratiques et ménagères. En plus, des expériences diverses peuvent être planifiées, comme par exemple des workshops, des clubs enfants, des soirées à thème etc.

En outre, les nouveaux partenaires sont complémentaires. Ainsi, une combinaison d’un séjour de vacances via Immo Europe avec un Homie de Staycation Squad pourrait être parfaitement organisée. Les nouveaux partenaires ont été présentés aux agents de voyages Selectair au cours d’un séminaire en ligne et ont immédiatement été accueillis de manière positive.

Pieter Demuynck, président de Selectair, se réjouit en tous cas de la nouvelle collaboration: “En tant que véritables professionnels du voyage, notre avis correct sera plus que jamais une nécessité pour le voyageur dans ces temps très agités. Nous sommes donc très heureux de pouvoir offrir avec ces nouvelles collaborations une réponse aux différents souhaits et attentes de notre clientèle, et nous continuerons tout au long des prochaines semaines à déceler des opportunités qui pourraient compléter notre offre. L’on dit parfois qu’après une période orageuse arrivent les meilleures vagues. Chez Selectair, nous sommes 100% préparés et prêts pour surfer sur ces belles vagues.”

 


 

Mercredi 10 juin

Vols annulés: TUI offre la flexibilité en cas de modification

Après l’annonce par le Conseil de sécurité nationale, mercredi dernier, de la réouverture des frontières européennes, TUI a pu établir un plan de vol réaliste pour la haute saison et garantir les voyages européens sur cette base. Étant donné que 3 mois de réservation ont été perdus, TUI a été contraint de réduire le programme de vol initial en attendant une demande concrète.

TUI souhaitant continuer à proposer au mieux ses différentes destinations, il a été décidé de supprimer un ou quelques jours de vol sur une série de destinations existantes. Les voyageurs concernés en ont été informés récemment par e-mail.

Entre-temps, TUI a offert une solution très flexible aux voyageurs dont le vol est annulé.

Si le client répond dans les 5 jours suivant la réception de l’e-mail, il peut réserver un même voyage à une autre date et au même prix. La condition est que la nouvelle date de départ tombe au maximum 3 jours avant ou après la date initiale. Si le même voyage peut s’effectuer depuis un autre aéroport belge, la modification pourra également se faire sans frais.

Lors des premiers jours qui ont suivi l’annonce de la levée de l’interdiction de voyager, il y a eu une certaine confusion. TUI garantit qu’une rectification sera apportée aux voyageurs à qui un arrangement différent a été communiqué ces derniers jours.

 


 

Dimanche 7 juin

Ponant prépare sa reprise d’activité, prévue pour l’été 2020

Ce sont les côtes françaises qui seront privilégiées cet été, sur le thème « La France est belle vue de la mer ». Les premières croisières pourraient débuter à partir du 4 juillet, orchestrées autour de cinq circuits ciselés par les experts et marins de la compagnie : La Bretagne, entre côtes sauvages et phares (depuis Saint-Malo), Côtes authentiques de Normandie et Bretagne (depuis Le Havre) , Nature et terroir d’Aquitaine (depuis Bordeaux), Le patrimoine du littoral méditerranéen (depuis Marseille), ainsi que La Corse sauvage et secrète (depuis Nice).

Les itinéraires sont détaillés dans la brochure électronique ETE 2020 disponible sur le site web de Ponant. Ils sont proposés aux futurs passagers sous forme de pré-réservation uniquement, dans l’attente de la confirmation de ces programmes. Le lancement de ces croisières est en effet soumis à l’accord des autorités françaises, au niveau national, préfectoral et portuaire. Cette programmation sera confirmée et les réservations pourront être effectives lorsque le gouvernement français aura donné son aval pour ces opérations.

Prérequis pour cette reprise d’activité : sûreté et sécurité des passagers et des membres d’équipage à bord.  PONANT met au point un protocole sanitaire « Anti-Covid », qui repose sur un principe de double protection : contrôle de 100% des personnes et marchandises avant embarquement, puis une fois à bord application de protocoles sanitaires stricts. Ces mesures sont présentées dans notre manifeste présent sur le site web.

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Dimanche 7 Juin

Brussels Airport propose plus de 100 destinations cet été

 

Dès le 15 juin, Brussels Airport va fortement augmenter le nombre de ses vols passagers pour tous les déplacements dans la zone Schengen. Progressivement, l’offre s’étoffera pour dépasser les 100 destinations en juillet, de quoi rétablir la connectivité avec l’Europe dans un premier temps et une partie du reste du monde par après.

Ainsi, d’ici fin juin, à Brussels Airport, 20 compagnies aériennes proposeront pas moins de 60 destinations pour atteindre un total d’environ 540 vols au départ sur l’ensemble du mois. En juillet, ce réseau sera doublé avec 38 compagnies aériennes minimum pour plus de 100 destinations et un total de 1.900 vols au départ/mois. La plupart des destinations se situent dans un premier temps dans l’espace Schengen et la Grande-Bretagne, de nombreux pays européens ayant ou allant rouvrir très prochainement leurs frontières. Il y a également un certain nombre de destinations intercontinentales comme Montréal, Abu Dhabi et Pékin, qui sont déjà desservies, même si le nombre de voyageurs est actuellement limité, car seuls les voyages essentiels y sont autorisés. Dès qu’il n’y aura plus de restrictions de voyage pour s’y rendre, ainsi que sur d’autres continents comme l’Amérique du Nord et l’Afrique, Brussels Airport étoffera encore plus son réseau.

 


 

Samedi 6 Juin

LuxairTours & Luxair post Covid ramp-up situation.

Notre dernier vol de rapatriement vers l’aéroport LUX était le 24 mars, un vol en provenance de Fuerteventura. Depuis cette date, l’ensemble de la flotte Luxair et LuxairTours a été mise « hors service ».

Le Luxembourg a dénombré depuis le début de la crise 4027 cas Covid-19 positifs, avec 110 décès (67% étant des personnes de 80+, 24% des 70+ et 6% des 60+). Aujourd’hui, seulement 31 cas sont encore hospitalisés. Les Luxembourgeois sont autorisés à nouveau à voyager à l’extérieur du pays depuis fin mai, bien sûr uniquement vers les pays qui n’appliquent pas de mesures restrictives aux ressortissants du Grand-Duché de Luxembourg.

C’est pourquoi les vols de Luxair ont redémarré depuis le 29 mai vers ARN, HAM et MUC, suivis par des vols vers LIS et OPO le 30 mai… ce qui a été un grand succès. Depuis le 1er juin, Luxair a augmenté ses opérations de vol vers tous nos aéroports européens et, à partir de début juillet, nous exploiterons presque toutes nos destinations de voyage ville à l’exception de LCY et DUB en raison des restrictions d’entrée (ou de l’incertitude de la levée) émises par ces pays.

La première opération LuxairTours vers des destinations balnéaires a été effectuée le 31 mai à l’Algarve. La demande du marché luxembourgeois était si écrasante que le vol était complet en 4 jours !

Les prochaines destinations qui seront desservies sont l’Italie (BRI le 16 juin et CTA le 19 juin), suivie par la Croatie (DBV, SPU et ZAD le 20 juin) et la Bulgarie (VAR le 26 juin et BOJ le 29 juin). Cela représente à peine 15% de l’opération de vol initialement prévue pour juin, mais nous sommes plus que content de pouvoir à nouveau amener nos clients vers ces destinations et remettre nos avions en air.

Pour le mois de juillet, toutes les autres destinations balnéaires seront à nouveau proposées (comme l’Espagne, la Grèce, l’Italie, Malte et la France). Pour les destinations non-Schengen, il existe toujours une certaine incertitude liée aux restrictions d’entrée qui sont à l’heure actuelle en vigueur, aux tests obligatoires Covid-19 ou aux certificats sanitaires à fournir par les clients. Bien que cela devrait être clarifié au plus tard à la mi-juin. Nous prévoyons de voler en juillet sur une opération de vol de 65% par rapport aux vols initialement prévus, pour les mois d’été suivants nous estimons une augmentation jusqu’à 75%.

LuxairTours a pu garder env. 60% des clients réservés pour nos opérations estivales. Nous avons réussi à atteindre cet objectif en offrant à nos clients l’assurance dont ils avaient besoin en leur offrant une plus grande flexibilité des conditions de modification, en les confortant sur la sécurité dans leur processus de réservation et de modification et en offrant à tous nos clients forfaitaires une assurance d’assistance gratuite pour les départs en été 2020. Ceci à renforcer la confiance de nos clients pour voyager cet été.

LuxairTours a lancé une charte « Safe & Clean ». L’objectif est de garantir à nos clients que les règles sanitaires de base sont partagées, connues et respectées par tous les partenaires d’hôtel et fournisseurs. De plus, nous garantissons à nos clients que tous les hôtels ouverts à la vente offrent une infrastructure de restauration (avec un service F&B ajusté), l’accès aux piscines et l’utilisation de la plage. Les hôtels qui n’offrent pas ce service minimum ne sont tout simplement pas ouverts à la vente.

Enfin il existe encore un nombre important de clients qui ne veulent toujours pas voyager vers les destinations balnéaires traditionnelles. Pour ces personnes, nous avons ajusté notre offre et lancé à court terme de nouvelles destinations alternatives pour l’été 2020 comme Salzbourg et Innsbruck en Autriche, avec une offre intéressante d’hôtels situés en montagne. Pour les clients qui ne sont pas à l’aise de voyager dans de grands hôtels all inclusive, nous avons également ajouté des appart’hôtel sur diverses destinations balnéaires classiques. Et sur nos opérations Luxair, nous avons ouvert de nouvelles routes comme Manchester ainsi que Montpellier, Bordeaux et Marseille, offrant désormais 10 aéroports dans le sud de la France et la Corse.

LuxairTours et Luxair viennent de lancer le 4 juin une grande campagne marketing « Lëtz Go ! » en Luxembourg pour réveiller notre marché local avec des vols sur 51 destinations à partir de 99€ pp a/r (services complets inclus) et des forfaits à partir de 499 € pp pour une semaine de soleil.

 


 

Vendredi 5 Juin

TUI RELANCE SES OPÉRATIONS AÉRIENNES DÉBUT JUILLET

La récente décision du Conseil national de sécurité d’autoriser à nouveau les voyages dans l’espace Schengen à partir du 15 juin représente une étape importante pour le secteur du tourisme. Chez TUI, les vacances en voiture et les vacances en avion vers des destinations européennes seront donc relancées. Pour certaines destinations importantes, cela ne sera possible qu’à partir du 1er juillet. TUI espère une décision européenne rapide concernant les destinations non-européennes.

Lors de la conférence de presse qui a suivi le Conseil national de sécurité de ce mercredi, les voyageurs belges ont reçu des précisions pour les vacances d’été, du moins pour les vacances en Europe. TUI informera au plus vite ses clients de ce que cela implique pour les vacances d’été qu’ils ont réservées.

Pour les vacanciers qui ont réservé des vacances en voiture, par définition en Europe, les choses se précisent :

– À partir du 15 juin, tous les voyages vers des destinations qui ouvriront leurs frontières aux étrangers

seront maintenus. C’est le cas de la France, des Pays-Bas, de l’Allemagne, de l’Autriche, de la Suisse, de

l’Italie, de la Suède, de la Pologne, de la Hongrie, de la Slovénie, d’Andorre, du Luxembourg, de la

République tchèque, de l’Islande, de l’Irlande et de la Croatie.

– À partir du 1er juillet, les voyages vers l’Espagne seront autorisés.

– Deux pays font exception, des pays où les Belges ne peuvent pas encore se rendre ou dont les

formalités de séjour ne permettent pas de passer des vacances optimales, à savoir le Royaume-Uni et le Danemark. TUI n’est pas en mesure de donner des informations concrètes sur ces destinations

actuellement.

Pour les vacances en avion, la relance principale est prévue début juillet. Avant cette date, quelques vols seront déjà opérés vers de petites destinations. Le premier vol programmé aura lieu le samedi 20 juin au départ de l’aéroport de Bruxelles à destination de Dubrovnik (Croatie), suivi d’un vol le dimanche 21 juin à destination de Faro (Portugal). TUI se concentre sur le début du mois de juillet, date officielle du début des vacances d’été et date à laquelle les destinations européennes les plus importantes rouvriront leurs frontières. À partir du 1er juillet, TUI proposera un large programme de vols, cependant, le nombre de destinations proposées et les fréquences de vols augmenteront systématiquement chaque semaine (1).

Plusieurs pays non-européens sont également repris dans ce programme, même si, pour l’instant, aucune précision n’a été donnée sur les possibilités de voyage vers ces pays pour les Belges. Des pays tels que la Turquie, le Maroc, la Tunisie et l’Égypte sont des destinations très populaires et représentent environ 30 % du programme de vols chez TUI. Il est donc très important pour les clients de TUI d’obtenir le plus rapidement possible des précisions pour les voyages vers ces destinations.

Tous les vols vers les Caraïbes sont pour l’instant annulés jusqu’au 9 juillet (2).

Les vols de TUI au départ des 4 aéroports régionaux de Belgique reprendront également en juillet. Les premiers vols au départ de Charleroi auront lieu le 3 juillet à destination de Murcie (Espagne) et d’Oujda (Maroc). Le même jour, un vol partira d’Ostende à destination de Majorque (Espagne). Anvers reprendra le vendredi 10 juillet avec des vols à destination d’Ibiza (Espagne) et de Split (Croatie). Enfin, des vols vers Malaga, Alicante (Espagne) et Kayseri (Turquie) seront opérés au départ de Liège le 17 juillet.

TUI proposera uniquement des vols opérés par la compagnie aérienne TUI fly et ne fera exceptionnellement pas appel cet été à d’autres compagnies aériennes pour augmenter ses capacités. Suite à cette diminution du nombre de sièges initialement prévus, TUI a retiré certaines petites destinations de son offre d’été (3).

Tout est actuellement mis en oeuvre afin d’informer les vacanciers au plus vite. La majorité des voyages en Europe seront maintenus. Pour les réservations nécessitant de petites modifications – si le vol doit, par exemple, être décalé – le service clientèle prendra directement contact avec le voyageur.

TUI se réjouit des nouvelles perspectives pour les personnes qui souhaitent encore réserver un voyage. À partir de la semaine prochaine, les vacanciers auront le choix parmi des milliers d’offres last minute, pour l’instant garanties uniquement en Europe.

Vous trouverez plus d’informations sur les mesures mises en place pour les voyages sur le site

https://www.tui.be/fr/corona-mesures

(1) Entre le 1er et le 9 juillet, 55 destinations seront déjà desservies. La semaine d’après, 66 destinations seront

disponibles. La semaine du 17 juillet, l’ensemble du programme sera mis en place avec 72 destinations différentes.

(2) Caraïbes : la République dominicaine – Cuba – le Mexique – la Jamaïque.

(3) Destinations annulées : Miami (États-Unis) – Lesbos (Grèce) – Samos (Grèce) – Thassos (Grèce) – Ohrid

(Macédoine du Nord) – La Palma (Espagne) – Lourdes (France) – Pula (Croatie).

 


 

Jeudi 4 Juin

Connections glamping-de-luxe

Comme il n’est pas encore tout à fait clair vers quelles destinations les voyageurs belges pourront se rendre cet été, Connections invite ses clients à vivre une expérience de ‘glamping’ aux accents du monde en Ardenne.

En juillet et en août, Connections plantera 50 luxueuses tentes dans le superbe cadre naturel d’Adventure Valley à Durbuy. Les invités séjourneront dans une tente Sibley 500 Ultimate entièrement équipée. Ces hébergements peuvent accueillir jusqu’à 4 personnes et sont décorés avec des tapis, des tables de chevet et un éclairage d’ambiance. Chacune des tentes a reçu le nom d’un parc naturel des quatre coins du monde.

Pendant leur séjour au Basecamp Connections, un large éventail d’activités attend les visiteurs. Les amateurs de cuisines du monde pourront ainsi participer à un cours de cuisine thaïlandaise. Les lève-tôt peuvent s’adonner à une session de yoga matinal ou de pilates. Le séjour promet d’être une expérience unique, selon Connections, qui a développé un concept qui intègre des accents en provenance du monde entier. L’entrée au parc de Durbuy Adventure, le journal au petit matin et un copieux petit-déjeuner servi à la tente sont également inclus dans le séjour. En fin d’après-midi l’apéritif invitera les hôtes à passer un moment convivial en famille ou entre amis. Et en soirée des animations comme un film en plein air ou des mini-concerts avec des artistes de renom sont également prévus.

Connections propose le choix entre différentes formules de séjour: week-end, milieu de semaine ou une semaine entière. Les réservations sont à présent ouvertes.

 


 

Jeudi 4 Juin

UPAV: LES FRONTIERES SONT OUVERTES: OUI MAIS…

Les Belges peuvent-ils recommencer à voyager ? Le Conseil de sécurité a dit OUI ! Dès le 15 juin, les Belges auront l’occasion de quitter leurs frontières, non plus seulement pour visiter leurs familles ou faire leurs courses, mais pour voyager vers et au départ des pays faisant partie de l’Union européenne, le Royaume-Uni compris, et des 4 autres pays membres de la zone Schengen: une nouvelle importante pour notre secteur. Oui mais…

  1. Il est important de connaitre les destinations ouvertes en temps réel. Les médias communiquent des informations parfois contradictoires. Pour que vous puissiez conseiller au mieux vos clients, nous vous envoyons sur le seul site mis à jour en temps réel à ce jour : https://diplomatie.belgium.be/fr/Services/voyager_a_letranger/conseils_par_destination/. Facile, un carte crée par Neckerman et directement reliée au site précédent. https://www.neckermann.be/fr/INFOS-COVID.
  2. La communication internationale de la situation sanitaire en Belgique fait passer notre pays comme un des plus dangereux au monde. Une maladresse de communication qu’ils nous faudra, tous, réajuster dans nos communications avec nos partenaires locaux ET nos clients.
  3. Nous insistons auprès des organisateurs de communiquer au jour le jour des restrictions mises en place auprès des fournisseurs locaux. L’agence de voyage a une obligation d’information. L’organisateur (TO ou agence organisatrice) a l’obligation de livraison. Beaucoup de questions arrivent cependant de nos membres quant aux restrictions sur place: que dire à son client? Qui est responsable de quoi? Maitre Dugardyn a rédigé une note, qui se veut informative. Il s’agit de cas par cas, rien n’est blanc ou noir. De nouveau, votre intervention et communication avec vos clients et partenaires sont de la plus grande importance. Vous trouverez sa note dans l’espace membre.

OUVERTURE DES AGENCES

Plusieurs bureaux ont déjà ouvert leurs portes depuis la mi-mai. Certains acteurs majeurs ouvriront un certain nombre de bureaux d’essai à la fin de cette semaine et continueront à le faire d’ici le 15 juin. Comme mentionné précédemment, pour la plupart de nos membres, la perspective de pouvoir voyager était déterminante pour pouvoir ouvrir ses portes aux clients. Aujourd’hui, nous avons la confirmation que le voyage à l’étranger est possible. Veuillez garder à l’esprit le guide générique ainsi que le guide sectoriel accessibles dans votre espace membre qui seront mis à jour en fonction des développements. Nous avons également envoyé aujourd’hui un communiqué de presse à tous les médias (la VVR envoie le même message en Belgique néerlandophone) dans lequel nous regroupons une fois de plus les questions les plus importantes posées par notre secteur aux gouvernements. Vous trouverez le communiqué de presse ci-joint.

MESURES GOUVERNEMENTALES: RAPPEL

Nous avons déjà reçu de nombreuses questions concernant les mesures de soutien que nous avons négociées jusqu’à présent avec le gouvernement pour notre secteur. Nous le faisons en collaboration avec UCM et Unizo ainsi que directement avec les différentes autorités, tant au niveau régional que fédéral. De nombreuses déclarations ont également été faites à ce sujet sur divers médias sociaux qui mentionnent explicitement notre secteur. Cependant, nous tenons à vous informer correctement sur ce qui est confirmé aujourd’hui :

  1. Nous avons beaucoup parlé de la prolongation du chômage temporaire pour force majeure pour les employés et le droit-passerelle pour les indépendants. Attention : aujourd’hui, bien que la ministre Muylle se montre favorable à leur prolongation jusque fin août et a communiqué en ce sens, cela n’a pas encore été voté par le conseil des 10. Aujourd’hui, ces mesures sont prolongées jusque fin juin. Nous attendons l’information formelle de la prolongation et de ses conditions à ce sujet.
  2. La ministre Valérie de Bue (ministre en charge du tourisme pour la Wallonie) a communiqué ce weekend la mise à disposition d’une enveloppe de 6 millions € pour soutenir le secteur des attractions touristiques et de l’évènementiel en Wallonie. Rien n’a encore été prévu pour notre secteur. Nous l’avons relancée, ainsi que la Région Bruxelles Capitale.
  3. Les autres mesures de soutien demandées sont résumées dans le communiqué de presse ci-joint.

Nous continuons notre travail, nous ne lâchons rien.

SORTIE DANS LA PRESSE et RESEAUX SOCIAUX

Depuis le début de la crise, l’UPAV et la VVR ont toutes deux appelé au respect mutuel, à la transparence, à la coopération et à la solidarité. Nous ne pouvons que réitérer cet appel, car nous sommes convaincus que c’est la seule façon de renforcer le secteur. Nous regrettons certains commentaires dans les médias et sur les médias sociaux. Nous avons tous besoin d’une bonne note de positivisme en vue de l’avenir. Depuis le début de la crise, nous sommes en contact permanent avec différents organes gouvernementaux, au niveau régional, fédéral et européen, et nous essayons de promouvoir les intérêts de notre secteur sur la base de dossiers bien fondés. Cela a donné des résultats, tant en terme de mesures de soutien concrètes que de visibilité sur différents médias. Nous désirons continuer à y travailler, mais cela ne peut se faire sans votre soutien, votre respect mutuel et votre volonté de sortir tous ensemble de la crise, tant les membres que les non-membres de nos associations.

 


 

 

Mercredi 3 Juin

Brussels Airport: contrôle de température systématique pour tous les passagers

Brussels Airport a été sélectionné par l’EASA (l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne) comme l’un des aéroports-pilotes pour la mise en place de ses recommandations opérationnelles liées au Covid-19. Brussels Airport participe ainsi au développement des ‘best practices’ pour une relance en toute sécurité du trafic passagers. Après près de trois mois d’activités très réduites, Brussels Airport s’apprête à accueillir à nouveau chaque jour des milliers de passagers avides d’évasion, de voyages et de découvertes. A côté des mesures qui ont déjà été implémentées, Brussels Airport va également effectuer des contrôles de température systématiques sur tous les passagers afin de leur permettre de voyager dans des conditions sanitaires optimales.

Aéroport-pilote sélectionné par l’EASA

Brussels Airport a été choisi pour être l’un des aéroports-pilotes pour la mise en place de ses recommandations opérationnelles liées au Covid-19. L’EASA a lancé un programme de suivi de ses recommandations au sein duquel quelques aéroports ont été proposés comme exemples pour implémenter et suivre les mesures-clés et développer de nouvelles ‘best practices’. Ces aéroports s’engagent à appliquer les lignes directrices de l’EASA, élaborées en consultation avec les autorités européennes de l’aviation et de la santé publique (Centre Européen de Prévention et de Contrôle des Maladies), et à rechercher des solutions pratiques pour l’aviation dans cette crise inédite.

Brussels Airport est prêt à un redémarrage sûr de l’aviation commerciale. Les mesures sanitaires à l’aéroport sont conformes aux recommandations de l’EASA. Chaque jour, Brussels Airport travaille à la sécurité sanitaire et recherche sans cesse de nouvelles technologies et mesures susceptibles d’apporter une solution à cette crise sans précédent.

Depuis quelques mois déjà, Brussels Airport a mis en place des mesures sanitaires dans son terminal pour accueillir en toute sécurité et assurer au maximum la santé des quelques centaines de passagers ayant choisi l’avion pour leurs déplacements essentiels. Distanciation sociale, hygiène des mains et port du masque buccal en sont les éléments principaux. Très prochainement, voyager pour raisons non-essentielles sera à nouveau possible. Brussels Airport prépare également l’implémentation d’autres mesures tout aussi importantes.

“Brussels Airport se prépare activement à l’augmentation attendue de son trafic passagers dès que les frontières intra-européennes seront rouvertes. Le contrôle de température systématique des passagers sera instauré dès le 15 juin. Ce contrôle se rajoute à toutes les mesures sanitaires déjà prises pour permettre aux passagers de voyager en toute sérénité”, déclare Arnaud Feist, CEO de Brussels Airport Company.

Contrôle de température

Le contrôle de la température systématique sera un des éléments principaux du redémarrage des vols passagers. Ainsi, Brussels Airport va installer des caméras thermiques, le système le plus sûr, le plus fiable et le plus rapide pour contrôler la température mais aussi détecter les passagers sans masque buccal.

Concrètement, les caméras seront placées sur le curb devant le hall des départs pour contrôler tous les passagers avant leur entrée dans le terminal. Toutes les personnes dont la température excèderait 38 degrés pourront se voir refuser l’accès au terminal.

Un système de contrôle de température sera également installé pour les passagers à l’arrivée.

Accès au terminal

Les personnes qui ne voyagent pas elles-mêmes ou qui ne travaillent pas dans l’aéroport ne seront pas autorisées à accéder au terminal.

Distanciation sociale

La distanciation sociale doit être respectée à tout moment et pour cela, des centaines de stickers et d’affiches ont été collés aux murs et au sol dès le début de la crise. Cette signalisation a encore été renforcée en prévision de l’augmentation du trafic dans les semaines à venir. Dans le terminal, des séparateurs supplémentaires vont également être installés.

Le port du masque buccal est et reste obligatoire depuis le 11 mai.

Par ailleurs, Brussels Airport souhaite encourager autant que possible le ‘sans contact’ pour les différentes procédures, comme par exemple les paiements, le check-in et l’embarquement des passagers.

Hygiène, technologie UV et robot désinfectant

L’hygiène est un point d’attention très important. Ainsi, outre les distributeurs de gel pour les mains disponibles un peu partout dans le terminal, Brussels Airport a renforcé ses actions de nettoyage et de désinfection, tant des objets comme les chariots et les bacs pour le contrôle de sécurité que des sanitaires et de l’infrastructure en général.

Au check-in, des unités mobiles supplémentaires seront installées pour se laver les mains. De plus, tous les points de contact fréquents comme les automates ou les poignées de porte des sanitaires vont recevoir un revêtement spécial qui tue les bactéries et les virus. Parmi les autres nouveautés, notons l’utilisation de la technologie UV pour désinfecter les chariots et l’arrivée d’un robot pour désinfecter le sol.

Toutes ces mesures contribuent à offrir aux passagers de Brussels Airport une infrastructure saine et surtout un voyage en toute sécurité et sans stress. #safetravel

 


 

Mercredi 3 Juin

Luc Coussement : « Il s’agira d’un défi majeur ! »

Mercredi dernier, le 27 mai, l’ABTO tenait son Assemblée Générale annuelle et approuvait la nouvelle stratégie particulière pour 2020-2021. Luc Coussement, Président sortant, a également été désigné président externe. Dans une interview téléphonique avec la rédaction, Luc Coussement dévoile dès lors la description des tâches précises qu’implique cette nouvelle fonction temporaire externe.

Luc Coussement : « La mission peut être résumée en trois mots : un défi majeur ! Au sein du Conseil d’Administration de l’ABTO, nous avons récemment approuvé notre stratégie d’avenir, dans laquelle l’ABTO prend résolument le parti du secteur. Cela signifie qu’en tant qu’ABTO, nous sommes convaincus que les associations professionnelles belges ne peuvent encore défendre les intérêts de leurs membres qu’à partir d’un fonctionnement central, d’une seule et même organisation. Cela signifie également que nous abandonnons l’ABTO et que nous fondons intégralement une nouvelle association professionnelle nationale pour le secteur voyagiste. Ensuite, le Conseil d’Administration m’a proposé à notre Assemblée Générale comme président externe investi d’une mission, avec le résultat que l’on connaît. La mission est très claire : déterminer avec l’ensemble des fédérations les lignes directrices d’une nouvelle association professionnelle nationale et les soumettre pour approbation à l’ensemble des Conseils d’Administration avec une date de lancement prédéterminée. Cela, tandis que je continue à endosser la présidence de l’association pour une période maximale de 5 mois, le temps de mettre ce projet sur les rails… »

TM : Et qu’en est-il de la nouvelle association professionnelle nationale à porter sur les fonts baptismaux ?

Luc Coussement : « Il est encore trop tôt pour en parler. Cependant, les principes de base sont clairs : nous allons unir nos forces pour pouvoir représenter et défendre notre secteur de manière encore plus efficace et performante. Avec la nouvelle législation sur les voyages, nous constatons clairement que nos intérêts sont de moins en moins contradictoires et que notre champ d’intérêts communs s’est élargi. Parallèlement à cela, les intérêts spécifiques des agences de voyages, Travel Organisers, agences business travel, agences IATA et MICE & Events seront garantis au sein de la nouvelle structure. Enfin, en tant qu’association professionnelle, nous assumons tous ensemble la responsabilité de gérer les cotisations de nos membres de la manière la plus efficace possible en mettant à profit la moindre synergie qui se présente. Imaginez par exemple un seul et même secrétariat commun au lieu de quatre voire cinq… »

TM : Qui va diriger cette organisation ? En assurerez-vous la présidence ?

Luc Coussement : « Aujourd’hui, ce n’est pas encore à l’ordre du jour, loin s’en faut. Un expert avisé dans le tourisme nous a enseigné que nous devions en premier lieu définir la stratégie, esquisser ensuite la structure puis seulement y placer les gens. Ma mission dans le cadre de l’ABTO me mène jusqu’à l’approbation de la stratégie et de la structure, avec une date de lancement. Ma mission s’arrête là. Et en toute honnêteté, je suis convaincu que la nouvelle génération de professionnels du tourisme qui se dressera à n’en pas douter sur les bases de ce travail réparatoire prendra ensuite le relais. »

Note de la rédaction: Une fois le projet ABTO bouclé, Luc Coussement a l’intention de se profiler pour pouvoir mener à bien des missions de ‘Senior Management Replacement’ pour des entreprises inévitablement en réorganisation en ces temps difficiles.

 


 

Mardi 2 Juin

Les bons à valoir lors d’annulation de voyages à forfait : mise à jour et clarification

En raison de la crise du COVID-19, le secteur du voyage est confronté depuis plusieurs mois déjà à une quantité importante d’annulations et un taux élevé de voyages qui ne pourront pas avoir lieu. Il semble que, plus de huit semaines après la publication de l’Arrêté ministériel qui donne aux organisateurs de voyages le choix d’offrir un bon d’échange lors de l’annulation de vacances à forfait en raison de la crise Corona,  beaucoup de confusion demeure quant à son utilisation dans la pratique.

Ilse Meyers, Secrétaire Générale de l’ABTO et experte juridique en la matière, ainsi que Maître Pascal Nelissen Grade, associé de l’Association d’Avocats Nelissen Grade et régulièrement expert pour la Commission Litiges Voyages (CLV), résument tous les éléments à retenir dans cet interview exclusive à Travel Magazine. Ils donnent une réponse claire aux questions les plus courantes, en tenant compte des recommandations de la Commission européenne et de ce que la pratique nous a appris jusqu’à présent.

Ilse Meyers : « je propose de commencer par prendre connaissance des recommandations de la Commission qui sont importantes à retenir ». Nous les avons énumérées ci-dessous :

Nous constatons que de nombreuses questions se posent encore sur les droits et obligations des différentes parties lors de l’annulation de voyages à forfait. La publication d’un deuxième Arrêté quelques jours seulement après le premier avec les explications de la ministre Muylle, est sans doute à la base de la confusion qui semble régner.

De plus, la Commission européenne vient de faire une série de recommandations à l’adresse des gouvernements nationaux dans une tentative de rendre les bons à valoir plus attrayants pour le consommateur. La Commission souhaite ainsi soutenir les États membres qui offrent aux organisateurs la possibilité de proposer temporairement un bon à valoir comme alternative au remboursement des voyages à forfait annulés en raison du COVID-19.

 

  • Les bons à valoir devraient pouvoir être émis pour les voyages qui ont été annulés en raison de la crise du COVID-19 à partir du 1er mars 2020.
  • L’organisateur de voyages peut proposer un bon à valoir en alternative au remboursement du voyage annulé. Le voyageur doit être libre d’accepter ou non le bon.
  • Le bon doit indiquer une période de validité, ainsi que les droits du voyageur liés au bon.
  • Le bon doit avoir une validité d’au moins 12 mois.
  • Le bon doit être délivré sur un support durable, tel qu’un courriel ou sur papier
  • Le voyageur doit pouvoir utiliser le bon de manière flexible et choisir librement le forfait vacances qu’il achète avec le bon.
  • Il doit être possible d’utiliser le bon pour toute réservation avant sa date d’échéance, même si le paiement n’est effectué qu’après la date d’échéance.
  • Au terme de sa période de validité, la valeur du bon doit être remboursée au voyageur.
  • Le remboursement du bon doit être assuré en cas d’insolvabilité de l’organisateur.
  • Le voyageur doit pouvoir échanger le bon gratuitement, sous réserve de l’accord des prestataires de services de voyage.
  • L’organisateur doit garantir que le bon peut être utilisé pour réserver le même type de services de voyages ou des services de voyages de même qualité que le voyage à forfait annulé.
  • Si le voyage à forfait annulé a été réservé auprès d’un revendeur, l’organisateur doit permettre que le bon soit utilisé pour une nouvelle réservation auprès du même revendeur.
  • L’organisateur peut envisager de donner au bon une valeur plus élevée que le montant déjà payé par le voyageur pour le voyage annulé. Cette valeur plus élevée peut prendre la forme d’un montant fixe ou de services ajoutés.
  • L’organisateur peut décider que le bon peut également être utilisé auprès d’autres organisateurs qui font partie du même groupe.

« L’Arrêté de la ministre Muylle répond à la plupart de ces recommandations », précise Ilse. « D’autres sont moins évidentes et peuvent rendre les choses encore plus compliquées pour le secteur du voyage ».

 

La ministre doit-elle dès lors modifier ces Arrêtés ?

Pascal Nelissen Grade : « Les recommandations de la Commission européenne ne sont pas contraignantes. Toutefois, les États membres sont invités à s’y conformer. 

Par conséquent, le ministre n’a pas besoin de modifier ses Arrêtés.  Ils sont juridiquement valables et ont une force exécutoire. »

 

Très bien, mais pourquoi ce bon est-il si important ? Les gens ne peuvent-ils pas simplement récupérer leur argent ?

« Commençons par rappeler pourquoi ce bon a été créé », répond Ilse Meyers. « Notre secteur est gravement touché par l’épidémie du coronavirus. Des mesures exceptionnelles et temporaires ont été prises par le Service public fédéral Économie, PME, Classes moyennes et Énergie pour éviter que les professionnels du voyage ne se retrouvent dans une situation financière difficile suite à l’épidémie de coronavirus.

L’Arrêté ministériel du 19 mars 2020 sur le remboursement des voyages à forfait annulés vise donc à donner un répit financier aux voyagistes et au secteur du voyage. Sans un système de bons à valoir, le secteur du voyage organisé ne pouvait pas et ne peut toujours pas survivre. Dans les circonstances actuelles d’annulation massive et obligatoire des contrats de voyage à forfait, les liquidités disponibles sont insuffisantes pour assurer le remboursement des voyageurs dans les conditions légales stipulées. »

Les principes de base

« Nous constatons que certains principes de base sont parfois perdus de vue », explique Pascal Nelissen Grade, « et c’est pourquoi nous voulons les rappeler clairement :

  • Les mesures prévues par les Arrêtés ministériels du 19/03/2020 et du 3/04/2020 ont un caractère exceptionnel, temporaire et d’accompagnement. Ils sont valables trois mois. Concrètement, un bon peut être émis entre le 20 mars et le 19 juin 2020, quelle que soit la date de départ du voyage annulé.
  • Les Arrêtés ne s’appliquent qu’aux voyages à forfait qui sont annulés en raison de la crise du COVID-19. Elles ne s’appliquent pas aux voyages annulés pour des raisons autres que la crise du Corona.
  • Pour rappel : il est sans importance que le voyage soit annulé par le voyageur ou par l’organisateur.
  • Pour que les Arrêtés soient applicables, il est nécessaire que le contrat de voyages à forfait soit explicitement résilié par l’une des parties. Une annulation « automatique » n’est donc pas possible.
  • En cas d’annulation du voyage, l’organisateur n’est pas tenu de délivrer un bon à valoir. Il est libre de rembourser ce que le voyageur lui a déjà payé ou de lui délivrer un bon de la même valeur.
  • Il est souvent perdu de vue que seul un organisateur de voyages, et donc jamais un revendeur, peut émettre un tel bon à valoir.

On y vient justement : est-ce que tous les « vendeurs de voyages » peuvent délivrer un bon à valoir ?

Ilse Meyers : « Non. L’Arrêté est très clair : c’est l’organisateur qui doit remettre le bon directement au voyageur. L’Arrêté définit les conditions auxquelles le bon doit répondre et oblige l’organisateur à tenir un registre permanent de tous les bons délivrés. Le détaillant ou revendeur est à son tour tenu de fournir à l’organisateur toutes les informations utiles sur le voyageur afin que ce dernier puisse remplir son obligation. »

Le revendeur doit informer l’organisateur s’il a agi en tant qu’organisateur à cette fin (par exemple, en ajoutant une prestation de voyage au forfait proposé par l’organisateur), ainsi que la somme (un acompte ou la totalité du montant du voyage) qu’il a reçue du voyageur.

Afin de créer un fichier permanent exploitable de tous les bons délivrés, l’organisateur doit connaître la valeur et le titulaire du bon, mais aussi, par exemple, les coordonnées des voyageurs (adresse, numéro de téléphone et adresse mail).

Ce fichier n’enfreint-il pas la Loi sur la Protection de la Vie privée ?

Pascal Nelissen Grade: « Seuls le nom et les coordonnées du voyageur sont des données personnelles au sens de la loi sur la protection de la vie privée (LVP) en vigueur en Belgique. Comme vous le savez, l’organisateur (et, le cas échéant, le détaillant) doit à tout moment protéger et traiter comme confidentielles toutes les données personnelles des voyageurs traitées lors de la conclusion d’un contrat de voyage, conformément à la législation sur la protection de la vie privée applicable en Belgique. 

Comme l’organisateur est tenu de conserver un dossier permanent de tous les bons délivrés, il devra également garantir la protection des données personnelles du voyageur nécessaires à cette fin. Après tout, l’organisateur est responsable du traitement des données personnelles du voyageur. »

Ilse Meyers : « Un détail important : le voyageur ne doit pas donner d’autorisation (supplémentaire) pour le traitement de ses données à caractère personnel dans ce dossier permanent, car ce traitement est nécessaire à la bonne exécution du contrat de voyage. »

Comment déterminer la valeur du bon ?

Pascal Nelissen Grade : « Cela aussi est souvent oublié : le bon doit avoir la même valeur monétaire que ce que le voyageur a effectivement déjà payé pour le voyage annulé. Ni plus ni moins. »

« Mais attention », ajoute Ilse Meyers, « il s’agit de voyages à forfait. Ce montant comprend donc également la commission du revendeur, mais PAS ce que ce dernier aurait ajouté au voyage à forfait, comme une assurance annulation, un transfert de l’aéroport à l’hôtel, ou autre. Après tout, ces « accessoires » ne font pas partie du voyage à forfait et sont donc à la charge du revendeur ou de l’assureur. »

« N’oubliez pas non plus que si le revendeur du voyage à forfait original ajoute un service de voyage à part entière, il devient lui-même l’organisateur », conclut Pascal. « De plus, l’organisateur ne peut imposer aucun frais, ni pour la délivrance ni pour l’utilisation du bon. »

L’organisateur peut utiliser ces bons à valoir pour quels types de voyages ?

Pascal : « Nous rappelons que les Arrêtés ministériels sont de nature temporaire et ont une validité de 3 mois. Ils peuvent être délivrés entre le 20 mars et le 19 juin 2020 lors d’annulations de voyages à forfait, quelle que soit la date de départ du voyage annulé. »

La ministre Muylle — et entre-temps aussi le Commissaire européen Reynders dans sa dernière recommandation — a précisé après la publication du deuxième Arrêté qu’un bon peut également être émis pour les voyages qui ont été annulés avant le 20 mars, date d’entrée en vigueur du premier Arrêté ministériel, mais pour lesquels la somme du voyage n’a pas encore été remboursée au voyageur.

Le bon n’est-il valable qu’auprès du même organisateur ou peut-il être utilisé auprès d’un autre organisateur ?

Ilse : « Le voyageur n’a pas le choix. Le deuxième Arrêté ministériel du 3 avril 2020 indique très clairement que le bon est un titre de l’organisateur de voyages qui l’a émis. Le voyageur, qui ne peut pas refuser le bon, est donc obligé de faire valoir ce dernier auprès de l’organisateur qui l’a émis. »

Quelle est la durée de validité du bon ?

Pascal : « Le bon est valable pendant au moins douze mois à compter de la date d’émission. L’organisateur est libre de prolonger cette période de validité.

Si le voyageur décide de ne pas échanger le bon dans le délai minimum de douze mois, il a droit au remboursement de ce qu’il a effectivement payé pour le voyage annulé.

Et si, après l’expiration de cette période de douze mois, il décide de ne pas échanger son bon, mais de demander quand même le remboursement du montant du voyage, l’organisateur est tenu de le rembourser dans un délai de six mois. Ces six mois commencent à courir à partir du moment où le voyageur demande le remboursement. »
Le consommateur peut-il refuser le bon à valoir ?

Ilse : « Non. Le voyageur ne peut pas refuser le bon, mais il est libre de l’utiliser pour le même voyage ou pour un autre. Si le bon expire et que le voyageur décide de ne pas l’échanger, il a droit au remboursement du montant qu’il a effectivement payé pour le voyage annulé. »

Que se passe-t-il si, dans l’intervalle, l’organisateur fait faillite ?

En cas d’insolvabilité de l’organisateur, son assurance insolvabilité couvre le remboursement du bon.

Pascal : « Il est clair que la Covid-19 a un impact important sur le secteur des voyages qui est confronté à de nouvelles questions chaque jour. Il est impossible de répondre à toutes ces questions dans la présente synthèse. »

Ilse : « Nous espérons néanmoins vous avoir aidé sur un bon nombre de points. Vous trouverez ci-dessous une liste complète de questions et réponses. Si vous avez des questions spécifiques, n’hésitez surtout pas à nous contacter. Nous restons à votre disposition. »

Q & R

  1. L’annulation du voyage en raison de la crise corona est-elle obligatoire ?

On oublie souvent que les règles de base de la Loi du voyage sont toujours applicables aux contrats de voyages à forfait. Les arrêtés ministériels ne font qu’une exception en suspendant provisoirement l’obligation de rembourser la somme du voyage lorsque des circonstances inévitables et exceptionnelles se présentent.

Les articles 25 et 26 de la Loi du voyage restent donc en vigueur.

Il est souvent préférable pour l’organisateur de d’abord proposer au voyageur de modifier le contrat de voyage à forfait existant qui ne peut plus être exécuté, par exemple en changeant la date de départ et/ou la destination du voyage. Toutefois, le voyageur doit accepter explicitement cette modification. S’il refuse la modification, l’organisateur peut proposer un voyage à forfait de remplacement, conformément à l’article 25 de la loi sur les voyages.

  1. L’organisateur doit-il délivrer un bon à valoir pour chaque voyage annulé ?

Comme expliqué ci-dessus, l’organisateur n’est pas tenu de délivrer un bon à valoir. Il peut décider de rembourser le voyageur.

En outre, les Arrêtés ministériels imposent des conditions strictes pour l’émission de ce bon :

  • Il doit s’agir d’un voyage à forfait ;
  • Le voyage doit avoir été explicitement annulé en raison de la crise du corona ;
  • Le bon doit être remis 19 juin 2020 au plus tard ;
  • Le bon a la même valeur monétaire que le montant payé par le voyageur pour le voyage à forfait annulé ;
  • Le bon a une validité d’au moins 12 mois à compter de la date d’émission, après quoi le voyageur peut demander le remboursement du montant du voyage.
  1. Quand s’agit-il d’une annulation en raison de la crise COVID-19 ?

Compte tenu de la crise actuelle, certains voyageurs ont peur de se rendre à l’étranger. Il convient de faire une distinction importante entre les voyages qui ne peuvent pas avoir lieu en raison du COVID-19 et les voyages qui pourraient se poursuivre, mais que les voyageurs ne veulent plus faire.

La décision d’annuler un voyage devra toujours être prise au cas par cas, sur la base des informations connues au moment de la décision. Les avis concernant les voyages en Belgique et à l’étranger, les mesures gouvernementales dans les pays de départ et de destination, sont des données essentielles qui doivent être prises en compte. Sachant qu’une annulation automatique du contrat de voyage à forfait n’est pas possible, il faut d’abord évaluer si un voyage doit être annulé ou non.

  1. Les voyageurs qui veulent annuler leur voyage à forfait prévu aux mois de juillet, août, septembre… Peut-on leur facturer des frais d’annulation ?

Au regard de ce qui précède, il est clair que si un voyage ne peut avoir lieu en raison du COVID-19, le voyageur a droit à une annulation sans frais conformément à l’article 30. Dans ce cas, l’organisateur décide d’émettre un bon ou de rembourser le voyageur.

Si le voyage peut encore avoir lieu, mais que le voyageur ne veut pas partir, ce dernier devra alors payer des frais d’annulation, conformément aux conditions particulières qui lui sont généralement soumises. C’est également le cas, par exemple, si le vol réservé a été annulé, mais que le passager peut atteindre sa destination via une autre compagnie aérienne.

  1. Le voyage a été annulé avant le 20 mars 2020. Un bon peut-il être délivré pour ce dernier ?

Comme indiqué plus haut, les décisions ministérielles n’ont pas apporté de réponses concluantes à cette question. Toutefois, la ministre MUYLLE a précisé que l’organisateur peut délivrer un bon si le voyageur n’a pas encore été remboursé le 20 mars 2020 pour un voyage annulé en raison de la crise COVID-19 avant cette date. Le commissaire européen Reynders a récemment confirmé cette position.

Il s’agit d’une application des règles du droit commun des contrats.

Si le voyageur devait néanmoins exiger le remboursement du montant du voyage, on peut soutenir qu’il se rend coupable d’un abus de droit, compte tenu des raisons qui ont amené le ministre à publier ses Arrêtés ministériels. Après tout, l’introduction des Arrêté ministériels font explicitement référence à l’état d’urgence international déclaré par l’OMS. En outre, la ministre a clarifié sa position concernant l’éventuelle rétroactivité de sa décision, de sorte que le voyageur peut être accusé de bafouer l’esprit de l’Arrêté ministériel, ainsi que les recommandations de la Commission européenne, et d’en appliquer sans hésitation l’interprétation littérale.

Si l’organisateur avait déjà remboursé le voyageur avant le 20 mars, date d’entrée en vigueur du premier Arrêté ministériel, il ne pourra plus accorder de bon à valoir.

  1. Comment déterminer la valeur du bon ?

Le bon à valoir doit avoir la même valeur monétaire que ce que le voyageur a déjà payé pour le voyage annulé.

Attention : il s’agit de voyages à forfait. Ce montant comprend donc également la commission du revendeur, mais PAS ce que ce dernier aurait ajouté au voyage à forfait, comme une assurance annulation, un transfert de l’aéroport à l’hôtel, ou autre. Après tout, ces options ne font pas partie du voyage à forfait et sont donc à la charge du revendeur ou de l’assureur.

N’oubliez pas que si le revendeur du voyage à forfait original ajoute un service de voyage à part entière, il devient lui-même l’organisateur. De plus, l’organisateur ne peut imposer aucun frais, ni pour la délivrance ni pour l’utilisation du bon.

  1. Le voyageur n’a versé qu’un acompte. Doit-il payer le solde restant ?

Le voyageur doit payer le solde lorsque le voyage ne doit pas être annulé et peut donc toujours avoir lieu.

Ce n’est que si le voyage a été annulé en raison du COVID-19 et que le voyageur n’a versé qu’un acompte, qu’il ne peut être tenu de payer le solde du voyage.

Dans ce cas, la valeur du bon qui pourra lui être remis sera égal à l’acompte.

En tout cas, l’organisateur ne peut facturer aucun frais, ni pour la délivrance, ni pour l’utilisation du bon.

  1. Le voyage est réservé par l’intermédiaire d’un revendeur. Qui doit émettre le bon ?

Cela a été répété à plusieurs reprises, l’Arrêté est très clair : c’est l’organisateur qui doit remettre le bon directement au voyageur.

L’Arrêté définit les conditions auxquelles le bon doit répondre et oblige l’organisateur à tenir un registre permanent de tous les bons délivrés. Le détaillant et/ou le revendeur est à son tour tenu de fournir à l’organisateur toutes les informations utiles sur le voyageur afin que ce dernier puisse remplir son obligation.

Le revendeur doit informer l’organisateur s’il a agi en tant qu’organisateur à cette fin (par exemple, en ajoutant une prestation de voyage au forfait proposé par l’organisateur), ainsi que la somme (un acompte ou la totalité du montant du voyage) qu’il a reçue du voyageur.

Afin de créer un fichier permanent exploitable de tous les bons délivrés, l’organisateur doit connaître la valeur et le titulaire du bon, mais aussi, par exemple, les coordonnées des voyageurs (adresse, numéro de téléphone et adresse mail).

  1. Le voyageur doit-il donner l’autorisation d’inclure ses données personnelles (nom et coordonnées) dans le fichier permanent des bons délivrés ?

Le voyageur ne doit pas donner d’autorisation expresse pour le traitement de ses données à caractère personnel dans ce dossier permanent, car ce traitement est nécessaire à la bonne exécution du contrat de voyage.

  1. Les données personnelles des voyageurs, telles qu’elles sont traitées dans le fichier permanent des bons délivrés par l’organisateur, sont-elles protégées ?

Lors de la conclusion d’un contrat de voyage, l’organisateur (et, le cas échéant, le détaillant) doit à tout moment protéger et traiter confidentiellement les données personnelles du voyageur conformément à la législation sur la vie privée en vigueur en Belgique.

Comme expliqué ci-dessus, le traitement des données à caractère personnel du voyageur est nécessaire à la bonne exécution du contrat. En outre, conformément à l’Arrêté ministériel, l’organisateur est tenu de tenir un dossier permanent des bons délivrés. La protection des données personnelles nécessaires à cette fin doit donc également être garantie par l’organisateur. En effet, l’organisateur est responsable du traitement des données personnelles du voyageur.

  1. Qu’en est-il de la commission du revendeur ?

Comme le bon a une valeur monétaire équivalente à ce que le voyageur a effectivement payé pour son voyage annulé, il inclut la commission du détaillant.

Il est donc essentiel que le revendeur fasse preuve de la transparence nécessaire en ce qui concerne les sommes effectivement reçues du voyageur lors de la réservation de son voyage. Ce n’est que de cette manière que l’organisateur peut remplir ses obligations envers le voyageur.

Cette transparence a également l’avantage que l’organisateur peut vérifier que le détaillant n’a pas agi comme un organisateur de voyages en ajoutant au forfait d’origine un service de voyage à part entière.

Si un bon est remis au voyageur, il peut être convenu que le détaillant conserve sa commission jusqu’à ce que le voyageur décide d’échanger ou non le bon. Les dispositions prises par l’organisateur et le détaillant à cet égard doivent être fixées par écrit.

Sinon, toutes les sommes payées par le voyageur pour le voyage annulé seront remboursées à l’organisateur, y compris la commission du revendeur.

Si, toutefois, le voyageur échange le bon et réserve donc un nouveau voyage, la commission déjà perçue par le revendeur servira de commission pour ce nouveau voyage. En d’autres termes, le détaillant ne pourra en aucun cas facturer une deuxième commission.

  1. Comment le consommateur peut utiliser ce bon ?

Le bon est considéré comme un titre de propriété de l’organisateur qui l’a émis et ne peut donc être échangé que chez cet organisateur.

Il convient de noter que l’identité du revendeur est généralement indiquée sur le bon. Cela ne peut qu’encourager, mais non obliger, le voyageur à réserver son nouveau voyage par l’intermédiaire de ce revendeur.

Toutefois, le voyageur peut utiliser le bon à sa convenance. Le bon peut donc être utilisé pour le même voyage ou pour un autre voyage.

  1. Que se passe-t-il si le voyageur n’a pas utilisé son bon à la date d’échéance ?

Le voyageur a alors droit à un remboursement.

Si, après l’expiration de la période minimale obligatoire de douze mois, le voyageur demande le remboursement de ce qu’il a déjà payé pour le voyage annulé, l’organisateur est tenu de le rembourser, mais seulement dans un délai de six mois à compter du moment où le voyageur lui a demandé de le faire.

  1. La compagnie aérienne annule le vol qui faisait partie du voyage à forfait. Le forfait est-il également annulé dans ce cas ?

Il n’y a pas d’annulation automatique du contrat de voyage e à forfait.

L’organisateur devra toujours vérifier si le voyage peut encore se poursuivre, par exemple en réservant un nouveau vol auprès d’une autre compagnie aérienne.

Souvent, les compagnies aériennes émettent un “bon à valoir Corona” au profit du voyageur. Si le voyage à forfait a été annulé et que l’organisateur décide d’émettre un bon, il pourra joindre ce bon de la compagnie aérienne à son bon à titre d’information uniquement. L’organisateur peut ainsi encourager le voyageur, sans pouvoir l’obliger, à réserver un nouveau voyage auprès de la même compagnie aérienne.

  1. Le consommateur peut-il réserver un nouveau voyage en ces temps de crise COVID-19 ?

Il est bien sûr possible de réserver de nouveaux voyages, même en période de corona.

Toutefois, l’organisateur et, le cas échéant, le revendeur, doivent être particulièrement vigilants lorsqu’ils informent le voyageur. Les obligations d’information imposées par la loi à l’organisateur et au détaillant devront être respectées plus strictement que jamais.

Le voyageur devra être informé non seulement des formalités sanitaires, mais aussi des mesures de protection spécifiques prises dans le pays de destination, comme l’obligation ou non de porter un masque, etc.

En effet, lors de la réservation d’un nouveau voyage, l’organisateur et éventuellement le revendeur doivent anticiper le risque que le voyageur court en raison de la “présence” du coronavirus sur le lieu de destination. En vertu du droit commun, l’organisateur et/ou le détaillant doivent communiquer toutes les informations nécessaires qu’un professionnel normalement prudent et prévoyant communiquerait dans les mêmes circonstances. La jurisprudence et la doctrine supposent même que l’obligation d’exécuter le contrat en bonne foi inclut l’obligation de fournir des informations pertinentes au stade pré-contractuel.

Dans un souci d’exhaustivité, le voyageur doit être informé des possibilités de contracter une assurance annulation. Dans ce cas, son attention devra être attirée sur les conditions particulières de la police en question et, en particulier, sur les exclusions qui y seraient incluses.

L’organisateur devra lire attentivement les conditions particulières du contrat d’assurance lorsqu’il souscrira lui-même la police au profit du voyageur. Dans ce cas, l’organisateur sera le titulaire de la police et le voyageur le bénéficiaire de la police.

 


 

Vendredi 29 Mai

Réouverture physique des agences de voyages en vue

Depuis des années, le mois de juin est une période cruciale pour les agences de voyages, que ce soit dans notre pays ou dans toute l’Europe occidentale, pour réaliser une « bonne » saison estivale, éventuellement soutenue par les traditionnelles réservations de dernière minute, après les incontournables réservations anticipées des hiver et printemps derniers. En ces temps de corona, tout est chamboulé. Avec la réouverture progressive des frontières européennes et de l’espace Schengen à partir du 15 juin et par extension pour certaines destinations méditerranéennes dès le 1er juillet, les agences de voyages vont enfin pouvoir à nouveau véritablement commencer les ventes, au lieu de passer leur temps à traiter des annulations et autres remboursements. La confiance des consommateurs et les explications des agents de voyages correctement informés seront bientôt primordiales pour convaincre le client hésitant de se lancer à nouveau à la découverte du monde en toute sérénité.

C’est aussi pourquoi de nombreuses agences de voyages souhaitent rouvrir très progressivement leurs agences à l’épreuve du corona de manière phasée, et pas immédiatement avec effectifs au grand complet.

Les TUI-shops envisagent par exemple une réouverture physique en plusieurs étapes. Tout au long du confinement, quelque 61 collaborateurs étaient à pied d’œuvre, tantôt en ligne, tantôt en télétravail, pour répondre aux mails et/ou appels téléphoniques des clients concernant des annulations, remboursements et nouvelles réservations. Le 8 juin, TUI entend tester l’ouverture de 11 TUI-shops dans plusieurs grandes villes comme Anvers, Gand, Bruges, Bruxelles, Leuven etc., en tenant compte (cela va de soi) des exigences sanitaires. Objectif à l’issue de cette période d’essai (positive) : permettre à tous les collaborateurs d’apporter la touche finale le 15 juin prochain aux agences restantes pour être fin prêts en tant qu’agences ’libres de corona’ à accueillir physiquement, en quelque sorte à bras ouverts, les clients dès le mardi 16 juin. Cela, dans les 86 TUI-shops et les 21 agences partenaires TUI, soit 107 outlets arborant le même « look & feel ».

En ce qui concerne Connections, 8 flagship stores sur un total de 37 outlets vont rouvrir leurs portes le mercredi 3 juin. Le Brussels Airport Shop rouvre le 15 juin. A l’instar des autres collègues, le reste reprendra du collier par phases.

Chez Selectair, de nombreuses agences (25 environ) rouvriront le mercredi 3 juin. Et 30 à 35 le lundi 8 juin, principalement chez les agents de voyages indépendants dans le système de crédit-pont, qui oblige de rester fermer 7 jours calendrier consécutifs pour pouvoir en bénéficier. De nombreuses agences de voyages continueront à recourir au chômage technique pour réintégrer certains membres du personnel par phases, en fonction de la demande.

Une enquête (*) a été réalisée parmi les membres du UPAV/VVR voici deux semaines pour sonder la volonté de réouverture des agences. Près de 87 % des personnes interrogées avaient alors répondu vouloir encore attendre l’ouverture définitive des frontières. Lors du sondage de cette semaine, la donne semble avoir changé, à présent que le 15 juin marque de plus en plus clairement l’ouverture des frontières et que de nombreux pays accueilleront à nouveau les touristes internationaux le 1er juillet. Là encore, « l’ouverture prudente » est cependant de mise, aussi et surtout parce que tous les chefs d’entreprise ont conscience de l’importance de ne pas perdre les différentes interventions des pouvoirs publics, alors que le comportement du client en matière de réservation reste nébuleux. Tout est dans la perspective du client de pouvoir voyager. Même si certaines agences ouvrent déjà leurs portes de manière locale et sociale dans une ambiance quasiment familiale, la plupart des membres du UPAV/VVR attendent la confirmation définitive du Conseil de Sécurité (du mercredi 3 juin prochain) de la réouverture des frontières aux touristes pour les Belges et l’Europe. En d’autres termes, entre le 8 et le 15 juin, les membres rouvriront leurs portes par phases, en effectifs réduits et en tenant compte de l’ensemble des règles de prévention du corona.

Avec, pour chacun, le souhait ultime…   d’enfin pouvoir vendre à nouveau des voyages… ! »

Robrecht Willaert, Rédacteur en Chef

 

(*) Enquête UPAV/VVR du 27 mai dernier.

° 10 % ont déjà rouvert physiquement

° 90 % pour l’instant uniquement joignables par téléphone et par mail

° 51 % en ouverture physique limitée à partir du 15 juin, avec un nombre restreint de collaborateurs

° 18 % vont rouvrir physiquement dès que les autocars pourront à nouveau passer les frontières

° 3 % souhaitent rouvrir physiquement à partir du 1er juillet

° 3 % souhaitent rouvrir physiquement à partir du 1er septembre

° ouverture physique = toujours en personnel restreint

Conclusion : sous toute réserve, dans l’attente de la décision finale du Conseil de Sécurité le mercredi 3 juin et des décisions européennes du 15 juin.

 


 

Jeudi 28 Mai

Neckermann / Wamos, back on track

A l’instar de chaque acteur de l’industrie voyagiste, le groupe retail belge Neckermann – 62 agences réparties à travers la Flandre (30), Bruxelles (15) et la Wallonie (17) – a été touché de plein fouet par la pandémie corona. Sur les 192 membres du personnel, 180 ont été mis en chômage technique ces dernières semaines et une douzaine de collaborateurs, comme dans pratiquement toutes les agences, ont continué à travailler sur les fameux remboursements, les annulations etc., avec plusieurs de leurs principaux fournisseurs tels que Sunweb et Corendon.

Ces derniers jours, le dossier Neckermann, sollicitant un soutien financier auprès de différentes instances, est passé. Finalement, la direction belge de l’entreprise s’attend à recevoir le feu vert ces prochains jours pour un soutien régional ainsi que des facilités bancaires (e.a. via la SRIW, Finance & Invest Brussels et PMV). En attendant, Neckermann continue à bénéficier du soutien du groupe espagnol Wamos, propriétaire de la marque, lui aussi comme de bien entendu fortement touché dans ses opérations touristiques. Le home carrier Wamos Air, grâce à des dizaine de vols de rapatriement de compatriotes espagnols depuis différents pays du globe a pu enregistrer un mois d’avril particulièrement positif.

Pour la réouverture des agences Neckermann (ambitionnée aux environs du 15 juin), la chaîne entend encore mieux se profiler en tant que canal de vente allround par le biais de nouveaux outils technologiques et d’un site Web dernier cri. A suivre.

 


 

Mercredi 27 Mai

Lettre ouverte / ABTO fait le choix du secteur

 

Chers Présidents,

chers Conseils d’administration et chers membres de toutes les associations professionnelles,

La crise du COVID-19 bat encore son plein et nous demande un engagement tout particulier tous les jours. Elle nous oblige également à travailler ensemble comme jamais auparavant et grâce aux efforts conjugués de toutes les associations professionnelles, à s’exprimer d’une seule voix dans l’intérêt de notre secteur, de nos membres et de nos voyageurs belges.

Cette collaboration a fourni des résultats remarquables: nous étions partout dans la presse nationale, nous avons placé notre secteur sur la carte politique, nous avons parlé d’une seule voix à l’Europe. Cela nous a permis d’offrir des solutions concrètes à nos membres afin qu’ils puissent s’armer contre l’impact de cette crise.

En coulisses, nous avons uni nos forces et exploité les atouts de chaque association professionnelle. Nous avons ainsi constitué un front puissant face à la politique nationale, régionale et européenne.

Nous avons appris que nos associations étaient complémentaires, que beaucoup de nos intérêts allaient beaucoup plus dans le même sens que jamais auparavant.

Nous avons appris que beaucoup de nos intérêts sont plus que jamais similaires. Nous avons tous goûté au succès grâce à l’union de nos forces pour nous profiler comme « le secteur du voyage ».

ABTO fait un choix résolu pour le secteur !

C’est pourquoi l’ABTO et son Conseil d’Administration, ses membres et son secrétariat, adresse cette lettre ouverte à la BTO, la FBAA, l’UPAV, VLARA et le VVR, et les appelle à collaborer à une seule Association Professionnelle Nationale.

Saisissons ensemble cet élan et faisons ce pas en avant en créant une première et seule Association Professionnelle Nationale pour le secteur du voyage. Dans l’intérêt de notre secteur et de nos membres respectifs.

Ancrons le résultat de la collaboration de ces derniers mois dans une nouvelle association. Une association qui réunira tous les points forts, le savoir-faire, les réseaux et le fonctionnement des secrétariats. Une association qui respecte les particularités et les intérêts spécifiques de tous ses membres et qui les défend avec force. Une association qui utilisera les cotisations de nos membres le plus efficacement possible avec la plus grande valeur ajoutée possible.

L’ABTO est prête à faire ce pas avec vous.

C’est avec beaucoup d’impatience que nous attendons vos réactions et nous espérons que, tout comme l’ABTO, vous considérerez ce moment comme une opportunité unique de se mettre ensemble et de donner au secteur du voyage belge la seule Association Professionnelle Nationale qu’il mérite.

Avec nos meilleures salutations,

Au nom de l’ABTO, de son Conseil d’Administration et de ses membres,

Luc Coussement, Président du Board

#lunionfaitlaforce

 


 

Mercredi 27 Mai

L’Assemblée Générale de l’ABTO a approuvé la nouvelle stratégie pour 2020-2021

L’ABTO a tenu son Assemblée Générale Annuelle ce mercredi 27 mai. Celle-ci a approuvé la nouvelle et remarquable stratégie pour 2020-2021. Remarquable parce qu’historique : l’ABTO ambitionne de regrouper ses forces avec celles des autres associations professionnelles belges afin de créer une nouvelle Association Professionnelle Nationale. Par ailleurs, Luc Coussement a été élu Président Externe.

Comme chaque année, les membres ont approuvé la clôture de comptes et le nouveau budget. Jean-Luc Hans et Geert Raes ont été réélus comme vice-présidents et nous avons accueilli Thierry Coppejans (TUI) comme administrateur en remplacement de Luc Coussement.

La stratégie pour 2020-2021 « L’ABTO fait le choix du secteur » est approuvée

Un moment historique, parce que cette association de 47 ans ambitionne de créer, ensemble avec les autres associations professionnelles belges une nouvelle Association Professionnelle Nationale, à unir leurs forces et à travailler dans l’intérêt de tous les membres communs, pour ainsi répondre à la pression croissante de l’Europe et des autorités en matière d’harmonisation des politiques futures.

À cette fin, le Board de l’ABTO a proposé aux membres d’élire Luc Coussement comme Président Externe, ce qui a été approuvé à l’unanimité.

Dans une première réaction, Luc Coussement déclare : « Je suis particulièrement honoré de la demande de l’ensemble du Board de l’ABTO de me proposer comme Président Externe et du soutien que je reçois des membres. De nombreuses pièces du puzzle de notre stratégie ABTO 2.0, que nous avons présentée à nos membres il y a trois ans, se mettent en place. L’ABTO est prête. En tant qu’association, nous devons tout mettre en œuvre pour le secteur dans l’intérêt de la réussite et du respect de nos membres. En tant qu’association, nous avons plus que jamais nous aussi l’obligation de, sur le fil du rasoir, tendre vers l’efficacité et de nous adapter à la nouvelle normalité, tout comme nos membres doivent le faire. Personnellement, je suis plus qu’heureux de pouvoir mettre au service de ce secteur, depuis un angle différent, les connaissances, l’expérience et le réseau que le secteur du voyage m’ont apportés au cours des 30 dernières années. Un secteur composé de personnes et d’entreprises fantastiques, passionnées par leur métier et ayant un lien émotionnel énorme avec le tourisme au sens large du terme. Un secteur pour lequel mon cœur bat, chaque jour, un peu plus vite. »

 


 

Mardi 26 Mai

Cri de détresse pour les bons à valoir B2B

Ces dernières semaines, de nombreux agents de voyages se plaignent haut et fort au sujet des bons à valoir, dits vouchers B2B, plusieurs T.O. émettant ces vouchers B2B au lieu de rembourser l’argent à l’agent de voyages. Le fait est que les bons à valoir que l’organisateur de voyage délivre au client (B2C) pour l’annulation d’un « voyage à forfait » en raison de la Covid-19 doivent être acceptés (en tout cas jusqu’au 19 juin) et sont automatiquement couverts contre une insolvabilité financière. Quoi qu’il en soit, les sommes (excédentaires) versées au T.O./fournisseur doivent être reversées à l’agent de voyages.

Pieter Demuynck, président de Selectair et administrateur-gérant de Penta Reizen Izegem, formule cela par téléphone comme suit : « … Le recours aux vouchers B2B et aux lignes de crédit est un système entre entreprises et n’a rien à voir avec le ’bon à valoir corona’. Cela n’est pas couvert par l’assurance contre l’insolvabilité financière, de sorte que l’agent de voyages court un risque financier considérable. Si un T.O. passe à la trappe – et après Thomas Cook, je ne jure plus de rien – l’agent de voyages devra mettre la main au portefeuille et pas qu’un peu, car du point de vue légal, il sera tenu de rembourser son client. En outre, cela ne peut absolument pas être imposé : il s’agit d’une convention entre entreprises, impliquant l’accord des deux parties. Il est clair que de nombreux T.O. ne l’ont pas compris ainsi et pensent que c’est possible sans l’accord de l’agent de voyages, ce qui n’est pas le cas ! Il convient de mettre un terme une fois pour toutes à ces pratiques abusives. Si les T.O. ont besoin de crédit de toute urgence, ils doivent se tourner vers les banques, et non vers l’agent de voyages !… » conclut Pieter Demuynck.

 


 

Lundi 25 Mai

Brussels Airlines reprend ses activités avec un réseau de 59 destinations entre juin à août

La semaine dernière, Brussels Airlines a annoncé qu’elle reprendra ses vols commerciaux à partir de son hub à Brussels Airport le 15 juin prochain. En fonction de la demande du marché et des restrictions de voyage en cours, la compagnie aérienne proposera un programme d’été adapté et réduit, qui comprendra environ 30% du programme d’été initialement prévu par Brussels Airlines en Europe et 40% du programme long-courrier d’été. Entre le 15 juin et le 31 août, la compagnie ajoutera progressivement des destinations à son réseau de vols pour atteindre 59 destinations dans 33 pays en Europe, en Afrique et aux États-Unis d’ici le mois d’août.

Le 15 juin, Brussels Airlines relancera ses opérations aériennes après une interruption de 12 semaines. En fonction de la demande du marché et des restrictions applicables aux voyages, la compagnie aérienne a conçu un réseau limité pour la saison estivale afin de répondre à la demande du marché, tant pour les vacances que pour les voyages d’affaires.

L’offre sera progressivement étoffée à partir du 15 juin pour atteindre 240 vols hebdomadaires en août, ce qui représente 30% du programme estival initialement prévu en Europe et 40% du programme long-courrier. En Europe, un total de 45 destinations seront desservies dans 20 pays, dont l’Espagne, le Portugal, la Grèce, l’Italie, la France et le Danemark. Sur son réseau long-courrier, la compagnie aérienne desservira (sous réserve de l’approbation des autorités locales) 13 des 17 destinations africaines et, aux États-Unis, New York JFK rejoindra à nouveau le programme. Une nouvelle destination, qui devait être inaugurée en mars, rejoindra le réseau dans le courant de l’année prochaine : Montréal au Canada.

Dans les mois à venir, la compagnie prévoit d’étendre son réseau au-delà de la période d’été. Le calendrier de ce déploiement sera annoncé au début du mois de juin.

 


Lundi 25 Mai

Grecotel annonce l’ouverture de ses hôtels: “L’été au bord de la mer”

Grecotel présente “L’été au bord de la mer” : des vacances dans la nature et à la mer, avec un accent sur la paix et la sécurité. Cet été, dans les vastes resorts, chaque chambre aura son propre parasol sur la plage. Tous les services sont organisés avec soin et à distance, grâce à des horaires et des itinéraires spéciaux. Une gastronomie de haute qualité est également garantie, en proposant des repas dans les cours et sur la plage.

Les hôtels qui ouvrent à ce stade sont :

  • Grecotel Cape Sounio (Attique) le 1er juillet 2020
  • Grecotel Riviera Olympia & Aquapark (Péloponnèse, Riviera Olympique, Kyllini) le 3 juillet 2020 avec les hôtels :
    • Grecotel Mandola Rosa
    • Grecotel Olympia Riviera
    • Grecotel Olympia Oasis
  • Grecotel Casa Marron (Péloponnèse, Riviera olympique, Lakopetra) le 3 juillet 2020
  • Grecotel Filoxenia (Péloponnèse, Kalamata) le 3 juillet 2020
  • Grecotel Mykonos Blu (Mykonos) le 3 juillet 2020

Dans les semaines à venir, nous annonceront les ouvertures des hôtels en Crète – le berceau de Grecotel – ainsi qu’à Corfou, en Chalcidique et dans les autres destinations favorites. Restez fidèle au Grecotel et à “L’été au bord de la mer”.


Lundi 25 Mai

Reprise des vols commerciaux à Brussels South Charleroi Airport

L’aéroport sera ouvert aux voyageurs le 15 juin 2020

Brussels South Charleroi Airport annonce la relance de ses activités commerciales à dater du 15 Juin 2020. Conformément aux recommandations sanitaires et selon les nouvelles consignes relatives au voyage en avion fournies par les compagnies aériennes, différentes mesures sont mises en place afin de garantir la sécurité du personnel et des usagers de l’aéroport.

Afin d’opérer une relance dans les meilleures conditions, il est conseillé d’anticiper les différentes étapes de son voyage, du domicile à l’avion. Cela permettra, une fois à l’aéroport, de limiter les contacts et, autant que possible, de respecter la distanciation sociale.

Brussels South Charleroi Airport tient donc à rappeler aux voyageurs et à leurs accompagnants les mesures prises et donner quelques conseils de préparation.

Préparer son voyage :

Préparer son voyage est une étape essentielle qui permettra de garantir son bon déroulement.

Il est recommandé d’effectuer toutes les réservations en ligne, tant pour les billets d’avion sur le site des compagnies aériennes, que pour tous les services à l’aéroport (http://www.brussels-charleroi-airport.com – Parking, Fast-Track, Lounge). Une fois les paiements effectués de façon sécurisée, le passager reçoit un mail de confirmation reprenant sa réservation et différentes informations relatives à son produit. Il est donc invité à se présenter à l’aéroport avec les vouchers réceptionnés sur son téléphone ou au format papier.

Lors de l’acquisition d’un billet d’avion sur le site des compagnies aériennes, il est conseillé d’ajouter l’ensemble des options souhaitées, comme par exemple l’ajout d’un bagage en soute, la priorité à l’embarquement, le choix du siège, etc. Anticiper ces points permet de limiter le paiement d’excédents à l’aéroport et réduit le nombre de contacts avec les agents.

A l’aéroport :

A partir de ce 15 Juin 2020, le port d’une protection bucco-nasale est obligatoire dans l’enceinte de l’aéroport.

Les passagers peuvent être accompagnés, pour autant que les accompagnants appliquent les mesures sanitaires.

Tout un chacun devra respecter une distance de sécurité entre les personnes présentes au sein du terminal. Une vaste campagne de sensibilisation sera, par ailleurs, déployée dans l’aéroport afin de sensibiliser aux bonnes pratiques à adopter.

Déposer ou venir chercher quelqu’un est possible. Les paiements par carte sont recommandés. Il est à noter, à l’attention des voyageurs, que le Parking P3 ne sera pas disponible à la reprise.

Afin d’accéder au terminal de Brussels South Charleroi Airport, un premier contrôle sera effectué dans le filtre de sécurité de l’aéroport (la tente de pré-contrôles). A partir de cet endroit, le port du masque est obligatoire. La température des personnes souhaitant pénétrer au sein du bâtiment sera prise par du personnel de la Croix-Rouge de Belgique. Toute personne ayant de la fièvre et présentant des signes d’une possible infection sera auscultée par l’équipe médicale et invitée à se rendre chez un médecin.

Des dispositifs de distribution de gel hydroalcoolique seront à disposition des passagers et autres usagers de l’aéroport dès l’entrée sur site et à différents endroits stratégiques au sein des infrastructures.

La procédure d’enregistrement reste inchangée. Certaines compagnies aériennes ont l’enregistrement en ligne obligatoire dans leur politique de transport. D’autres laissent le choix de s’enregistrer en ligne ou à l’aéroport. Dans les conditions actuelles, l’enregistrement en ligne est privilégié. Il est demandé aux voyageurs, autant que faire se peut, de réaliser l’enregistrement à domicile et de se présenter à l’aéroport muni de leur carte d’embarquement en version papier ou sur leur téléphone. Les bagages sont ensuite à enregistrer aux différents comptoirs check-in, sur présentation dudit enregistrement et d’un document d’identité valable et en cours de validité. Les conditions d’enregistrement sont reprises sur le site des compagnies aériennes.

Embarquement et à bord :

La distanciation sociale sera également d’application au niveau des portes d’embarquement. Un marquage au sol indiquera les distances à respecter. Il sera également demandé à tous les voyageurs de ne pas se précipiter à la porte d’embarquement lorsque celui-ci débutera mais de bien vouloir patienter afin de conserver ladite distance entre passagers.

Une fois à bord, chaque compagnie aérienne applique un ensemble de mesures sanitaires. Celles-ci sont reprises sur leur site internet. Les voyageurs sont donc invités à en prendre connaissance avant le départ.

Vols à l’arrivée :

Venir chercher quelqu’un à son arrivée est possible. L’accès au terminal est autorisé, pour autant que les mesures sanitaires soient respectées.

Pour les voyageurs, le port de la protection bucco-nasale est obligatoire de la descente de l’avion à la sortie du terminal. Il est dans l’intérêt de chacun de veiller à conserver, autant que possible, une distance de sécurité entre personnes, notamment au niveau du carrousel à bagages.

Brussels South Charleroi Airport encouragera tout un chacun à appliquer ces dispositions et veillera au bon respect des mesures sanitaires.

 


 

Vendredi 22 Mai 2020

LuxairTours accueillera ses premiers voyageurs à Faro dès le 31 mai

Après Luxair Luxembourg Airlines, LuxairTours va également reprendre du service très prochainement.

Avec Stockholm, Lisbonne, Porto, Hambourg et Munich, 5 destinations sont déjà offertes et seront opérées à partir du week-end de la Pentecôte.

L’envie de repartir et le témoignage de confiance constatés dès l’annonce de la reprise des vols ont encouragé Luxair et LuxairTours à étoffer leur offre de voyages. Les restrictions s’étant assouplies dans la région de l’Algarve au Portugal, LuxairTours ouvre à la vente dès aujourd’hui des forfaits vol & hôtel à Faro.

Les premiers départs vers Faro auront lieu les 31 mai et 07 juin 2020.

Pour les premiers séjours, plusieurs hôtels soigneusement sélectionnés, sont proposés. Ces hôtels répondent tous aux prérequis sanitaires définis par LuxairTours. Au-delà des consignes et restrictions strictes imposées par les autorités locales, LuxairTours a établi des standards sanitaires supplémentaires, que ses partenaires hôteliers se sont engagés à respecter.

Informations et réservations de vols secs ou voyages forfaitaires sur www.luxairtours.lu .

Luxair et LuxairTours continueront progressivement à desservir de nouvelles destinations, toujours dans le respect strict des mesures sanitaires imposées par les autorités locales et des standards établis par le Groupe.

 


 

Mardi 19 Mai 2020

UPDATE / la situation touristique en Espagne

Info par l’équipe de l’Office Espagnol du Tourisme en Belgique et au Luxembourg:

  • Depuis ce lundi 18 mai, la grande majorité des territoires sont passés en phase 1, à l’exception de Madrid (ville et région), Barcelone (métropole) et certaines localités de la région de Castille-et-Léon, qui sont encore en phase 0 ; ainsi que l’île de Formentera (aux Baléares), La Graciosa, El Hierro y La Gomera (aux Canaries) qui sont déjà passées en phase 2.
  • Pour le moment nous ne savons toujours pas quand les frontières seront rouvertes, mais nous vous tiendrons informés de toute évolution
  • La rentrée dans la nouvelle normalité dans tout le pays est prévue pour la fin juin 2020, si l’épidémie est maîtrisée dans tout le territoire.

Phase 0

  • Reprise du service de livraison à domicile des restaurants.
  • Reprise de l’activité commerciale dans des établissements de moins de 400 mètres carrés.

Phase 1

  • Réouverture des terrasses en plein air, avec une occupation maximale du 50%.
  • Réouverture des hôtels et autres hébergements touristiques (leurs espaces communs restent fermés).
  • Les activités de tourisme actif et de nature seront autorisées en groups de maximum 10 personnes et sur rendez-vous.
  • Réouverture des bibliothèques et des musées avec des limitations de capacité.
  • Réouverture des locaux de spectacles culturels pour un maximum de 30 personnes en espaces fermés et de 200 personnes en plein air, toujours en garantissant les conditions de protection individuelle et de distance sociale.

Phase 2

  • Les activités de tourisme actif et de nature seront autorisées en groupes de maximum 20 personnes et sur rendez-vous.
  • Réouverture de l’espace à l’intérieur des cafés et restaurants avec une occupation maximale du 40% et avec une séparation entre clients, et du service à table uniquement.
  • Cinémas et théâtres : 30% de leur capacité et réservation de siège.
  • Salles de conférence : 30% de leur capacité.
  • Réouverture au public des monuments touristiques avec une occupation maximale du 30% avec certaines mesures de sécurité.
  • Réouverture des espaces communs dans les hôtels et autres hébergements touristiques avec une occupation maximale du 30% et en respectant les protocoles de sécurité.
  • Réouverture des plages en respectant les protocoles de sécurité.

 

Mardi 19 Mai 2020

Club Med face à la crise du Covid-19

Club Med assure une veille permanente de la situation avec son comité scientifique, suit les recommandations émises par l’Organisation Mondiale de la Santé et par les autorités sanitaires et gouvernementales des pays dans lesquels il est implanté. “Plus que jamais, la priorité du Club Med est et reste la santé et la sécurité de ses G.M, G.O et G.E. La mobilisation des équipes en ce sens, ces dernières semaines, a été totale. Au fur et à mesure de l’évolution de la situation, nos équipes opérationnelles en Resorts et nos équipes commerciales, en contact rapproché avec nos partenaires, ont mis tout en œuvre pour réagir le plus vite possible et prendre chaque jour les décisions qui s’imposaient d’annulation de départ ou de fermeture de certains resorts, du fait de la fermeture des frontières, des domaines skiables ou des recommandations des autorités sanitaires locales.”

Les équipes du Club Med pleinement mobilisées

“Nous avons affrété spécifiquement 8 avions pour assurer le rapatriement de nos clients européens en séjour dans nos resorts au Maroc, au Sénégal, en République dominicaine et à bord du Club Med 2, avant la fermeture des frontières ou suspension des lignes aériennes.

Nous avons également organisé le rapatriement de nos clients séjournant dans nos resorts aux Antilles, à l’Ile Maurice, aux Maldives, en Indonésie, en Thaïlande, en Malaisie et dans les Îles Turks & Caïcos, via les vols disponibles ou supplémentaires mis en place par les compagnies aériennes régulières partenaires avec lesquelles nous sommes en contact permanent. Tous nos clients ont regagné leur domicile.

Certains de nos resorts ont par ailleurs fait don de denrées alimentaires périssables à différentes associations comme la Banque Alimentaire de Haute-Savoie ou la Croix-Rouge.

Le Club Med de Serre-Chevalier a par exemple distribué 15000 masques au centre hospitalier de Briançon, aux Ehpad locaux et aux sapeurs-pompiers, le resort de Valmorel a fait don de 135 masques, 24000 paires de gants et de recharges de gels hydro alcooliques au centre hospitalier d’Albertville, et le resort d’Aime La Plagne a donné 200 masques à l’hôpital de Bourg Saint-Maurice. Enfin, via l’action régulière de la Fondation Club Med, 1 900 repas ont été distribués aux enfants de la ville de Phuket et 5000 repas aux enfants des villages situés autour de notre resort de Bali.”

Site web & réseaux sociaux

“A chaque nouvelle mesure ou décision gouvernementale impactant notre activité et nos clients, les informations disponibles sur notre site https://www.clubmed.be/l/coronavirus nos réseaux sociaux (www.twitter.com/ClubMedFR & www.facebook.com/ClubMedBelgie) ont été mises à jour, permettant à nos clients de s’y reporter compte tenu des délais pour nous joindre qui ont pu être rallongés. Club Med propose de profiter de ces moments ensemble pour partager, se détendre et se reconnecter grâce à « Club Med à la maison » accessible depuis www.clubmed.be/l/clubmed-a-la-maison et via www.facebook.com/ClubMedBelgie.

Nous sommes allés puiser dans la malle aux trésors des G.O Mini Club et de nos partenaires pour partager des idées d’activités pour les enfants… sans oublier les parents.

Au programme : des coloriages, des jeux de société, des playlists by Club Med pour petits et grands, des séances de Yoga proposées by Heberson Oliveira en vidéo et en live, des recettes de smoothie et de cuisine dont celle de la brioche de Valmorel avec la blogueuse culinaire Anne-Sophie Vidal.”

 


Lundi 18 Mai 2020

Cet été, oubliez les fjords de Norvège – MISE A JOUR

Ces jours-ci, l’Union européenne souffle le chaud et le froid sur l’ouverture éventuelle des frontières internationales permettant aux Européens de profiter de vacances d’été. Alors que ce week-end, le premier ministre italien Giuseppe Conte déclarait l’Italie ouverte à partir du 3 juin et que la Grèce est prête pour une saison touristique à partir du 1er juillet, la chancelière allemande Angela Merkel a fait part de sa volonté d’ouvrir à nouveau l’ensemble des frontières intérieures de l’Espace Schengen à la mi-juin, pour autant que l’épidémie le permette. Notre ministre Pieter De Crem aimerait lui aussi que les frontières internes de l’Europe puissent être réouvertes à partir du 15 juin. La Scandinavie, Norvège en tête, y est opposée. Dans le sillage de la fête nationale du 17 mai, la Norvège s’est épanchée çà et là au sujet du tourisme international.

VisitNorway mentionne sur son site Web que deux mises à jour seront publiées ces prochaines semaines. Le 15 juin, le gouvernement norvégien se prononcera sur la réouverture des frontières aux voyageurs en provenance des pays nordiques. Le 20 juillet, une décision sera prise pour savoir si les voyageurs en provenance des autres pays environnants pourront eux aussi se rendre en Norvège cet été. Le gouvernement a fermé les frontières de la Norvège à tous les étrangers, parmi lesquels les habitants du Benelux n’ayant pas de permis de séjour ou de permis de travail en Norvège. Cette mesure est d’application de manière générale jusqu’au 20 août.

Ce faisant, la Norvège interdit le tourisme croisiériste international cet été. Hurtigruten avait récemment annoncé la reprise de son service côtier à la mi-juin. Si c’est donc possible pour les Norvégien et les éventuels voisins, ce ne sera pas le cas pour la majeure partie des visiteurs internationaux. Le Spitsberg avait lui aussi fait part de sa volonté d’accueillir à nouveau les visiteurs à partir du 1er juin. Avec l’interdiction des touristes et des passagers croisiéristes étrangers, il ne peut dès lors pas être question de croisières au départ du Svalbard. Longyearbyen est en effet souvent le port d’embarquement des croisières à destination du Pôle Nord.

La décision de la Norvège signifie que les compagnies croisiéristes peuvent d’ores et déjà abandonner tout espoir d’organiser des croisières cet été à destination des fjords de Norvège. Avec l’assouplissement des mesures corona entre autres en Allemagne, plusieurs compagnies n’excluaient pas la possibilité d’encore planifier un nombre limité de croisières à destination de l’Europe du Nord. Ces projets sont toutefois totalement exclus, car la Baltique n’offrira également qu’un nombre limité de possibilités aussi longtemps que le coronavirus sévira en Russie.

 


 

Lundi 18 Mai 2020

YELLO SUN: un nouveau T.O. belge dans les starting-blocks !

Comme déjà annoncé lors du Salon des Vacances de Bruxelles début février (à l’occasion du lancement prévu du service de ligne de Nouvelair entre Bruxelles et Tunis, 3x par semaine) et publié dans la Newsletter TM d’alors, un nouveau T.O. est dans les starting-blocks avec, pour premières destinations : la Tunisie, la Turquie et l’Égypte, autant de destinations disponibles et réservables dès la réouverture des marchés. Cette nouvelle opération est aux mains d’Ulrich De Smet, 48 ans, lequel peut se prévaloir de 25 ans d’expérience dans le tour-operating, dont 20 en France. Cette entreprise belge à la structure noir-jaune-rouge et ayant son siège à Beveren a été portée sur les fonts baptismaux par Ulrich, avec le soutien du célèbre T.O. français Mondial Tourisme.

A l’instar de nombreux professionnels de haut vol dans l’industrie, Ulrich De Smet a appris les ficelles du métier chez Sunair Ostende (au milieu des années 90) et a gravi les échelons jusqu’au poste de directeur du tour operating chez Marmara France. Jusque fin septembre 2019, il était actif en qualité de directeur exploitation chez NG Travel (Kappa Club, Club Coralia…), un T.O. de premier plan à Paris.

Avec une opération T..O. 100% B2B, Ulrich De Smet lance à présent sur les marchés flamand, francophone et luxembourgeois un modèle hybride d’organisation voyagiste : « nouveau, innovant et dynamique », avec une production et une commercialisation de voyages à forfait sur la base de sièges garantis et de la capacité disponible sur le marché (tant avec des vols de ligne que des compagnies à bas coût). Les premières destinations seront la Tunisie, la Turquie et l’Égypte et à partir de l’hiver 2020-2021, le programme sera étoffé avec les Caraïbes et les îles Canaries. A partir de la saison estivale 2021, de nouvelles destinations méditerranéennes viendront s’y ajouter. La brochure été 2020 est d’ores et déjà disponible et peut être obtenue sur demande en écrivant à : info@yellosun.be

Ulrich De Smet: « Le Corona est pour moi une opportunité pour arriver sur le marché en tant qu’entreprise empreinte de fraîcheur et axée sur l’avenir sur fond de feuille vierge, sans ballast historique. Au terme de mes nombreuses années d’expérience auprès de différents T.O., je pense avoir une bonne vision pour pouvoir mettre sur pied une organisation solide capable d’éviter les erreurs à ne surtout pas commettre, avec des vacances de qualité à prix affûté ».

Infos : ulrich.desmet@yellosun.be

 


 

 

Samedi 16 Mai 2020

Six débats en ligne, pour et par les professionnels du tourisme

 

Les professionnels du voyage attendent avec impatience la relance du tourisme. Mais comment ? Une nouvelle initiative aidera à y voir plus clair.

En collaboration avec les différents acteurs et les organisations interprofessionnelles belges, Pitch Perfect débutera mardi 19 mai par une série de six tables rondes hebdomadaires. Chaque débat en ligne aura un thème spécifique.

Lors du premier webinaire du mardi 19 mai, modérateur Ben Roelants s’entretiendra avec les associations VVR, UPAV, ANTOR et ABTO. Les porte-paroles partageront leurs vues sur la situation actuelle, les mesures prises et les négociations avec le gouvernement.

Cela deviendra encore plus intéressant quand ils expliqueront comment ils voient l’avenir.

Ceci est vraiment une initiative positive, pour et par le secteur. Il s’adresse à tous les professionnels actifs dans le secteur du voyage : loisirs, voyages d’affaires et le marché du MICE.

Chaque débat peut être suivi en direct via la page Facebook de Pitch Perfect.

Afin de permettre une interaction efficace avec le public, il est demandé de transmettre les questions au préalable.

Si vous avez une question, envoyez-la avant vendredi au modérateur Ben Roelants. (Benstravelpanel@pitchperfect.be)

La première table ronde aura lieu le mardi 19 mai: en français à 10h30.

Six webinaires, six thèmes :

Mardi 19 mai : table ronde avec la VVR, ANTOR, l’UPAV et l’ABTO

Mardi 26 mai : transports

Mardi 2 juin : tour-opérateurs

Mardi 9 juin : hôtels de vacances et d’affaires, en Europe et au-delà

Mardi 16 juin : destinations dans l’UE et les pays Schengen

Mardi 23 juin : croisières

 


 

Jeudi 14 Mai 2020

Brussels Airlines reprend le 15 juin

Après plus de 7 semaines en mode hibernation, Brussels Airlines prévoit de reprendre ses opérations à partir du 15 juin. La compagnie aérienne nationale belge prévoit une offre réduite qui sera augmentée progressivement selon la demande du marché et la levée des restrictions de voyage. En attendant la reprise prévue, Brussels Airlines met toutes les mesures de protections sanitaires nécessaires en place afin de protéger ses passagers et son personnel durant le voyage. Le réseau desservi sera communiqué dans les prochains jours. L’offre prévue prendra en compte tant les besoins des voyageurs d’affaires que de loisirs pour des destinations situées par exemple en Allemagne, en Suisse, en Grèce, au Portugal et en Espagne. Le 21 mars, Brussels Airlines avait suspendu ses vols commerciaux en raison de la crise sans précédent du coronavirus.

 


Mercredi 13 Mai 2020

Le Groupe TUI supprime 8000 jobs au niveau mondial

Le plus important groupe voyagiste d’Europe, TUI, va prochainement supprimer 8000 jobs au niveau mondial en raison de la pandémie COVID-19, la plus « grande crise » de l’industrie voyagiste. C’est ce qu’a annoncé hier soir Fritz Joussen, CEO du groupe, dans un video call avec son management à l’occasion des résultats semestriels. Il s’agit d’emplois supprimés dans le cadre d’un plan pluriannuel de transformation numérique, ou qui vont passer à la trappe en raison de différentes synergies.

L’impact des économies de TUI Group sur les activités en Belgique sera clarifié dans les prochains mois. “…Tout cela aura bien sûr aussi des conséquences pour TUI Belgium”, selon Piet Demeyere responsable des communications externes TUI Belgique.  “Ces dernières semaines, des initiatives ont également été lancées dans les marchés locaux pour développer et renforcer les mesures de réduction des coûts. Dans ce cadre, le coût salarial total sera également examiné. À l’heure actuelle, on ne sait pas encore quelles seront les conséquences concrètes pour les  2600 employés en Belgique, notamment en ce qui concerne le nombre d’emplois concernés et le calendrier de mise en œuvre des mesures. Il va sans dire que des consultations constructives et transparentes auront lieu avec les partenaires sociaux et les salariés…”

Les pertes hivernales habituelles, pour la plupart des T.O. à travers le monde, s’élèvent pour les six derniers mois de l’hiver 2019/2020 à 763,6 millions d’euros, sur un chiffre d’affaires de 6,7 milliards d’euros. Jusqu’en février dernier, le groupe touristique enregistrait encore une augmentation de 6 % de son chiffre d’affaires, et de 21 % en termes de résultat. La traditionnelle saison estivale doit toujours compenser de telles pertes hivernales. Cependant, ce sera à présent loin d’être une sinécure. La perte de jobs correspond à près de 10 % de tous les emploi du groupe TUI à travers le monde (environ 70 000). Fritz Joussen, CEO, entend rendre à l’avenir l’entreprise moins intensive en ressources, plus efficace tout en réduisant son intensité capitalistique (la stratégie assets right). En d’autres termes, plus de nouveaux investissements dans les hôtels ou les avions en raison de la surcapacité qui se profilera bientôt à l’horizon à travers le monde. Les frais généraux conjoints doivent baisser de 30 %. TUI misera sous peu davantage sur les destinations de proximité et espère que quelques destinations européennes recevront ce jour (réunion des ministres européens du tourisme, ndlr) le feu vert pour pouvoir rouvrir leurs frontières en juin/juillet. M. Joussen songe ainsi à la Grèce, à Chypre, aux Baléares, au Portugal, à la Bulgarie etc. pour ce qui est de ces destinations « de proximité ».

Entre-temps, la filiale chinoise de TUI reprend déjà les voyages et les vols intérieurs, et les premiers hôtels allemands (dans certains länder) vont rouvrir leurs portes dans les prochains jours. C’est le cas des hôtels TUI sur l’île de Sylt, dans la mer des Wadden, et sur la côte du land de Mecklenburg-Poméranie occidentale (littoral oriental de l’Allemagne), dont les portes rouvriront ce week-end. Globalement, la saison estivale 2020 de TUI est actuellement réservée à hauteur de 35 %, pour 59 % à période comparable l’an dernier.

TUI Belgique a entre-temps annulé tous les départs jusqu’au 18 juin.

Robrecht Willaert, Rédacteur en Chef

 


 

Mardi 12 Mai 2020

Beachcomber prépare l’après COVID-19 et la réouverture de ses hôtels

grâce au développement du label SAFE PLACE

Le Groupe hôtelier mauricien a développé, en partenariat avec le Laboratoire International de Bio-Analyses, LIBA (Accrédité ISO 17025), le label sanitaire SAFE PLACE pour ses 8 établissements mauriciens. LIBA procède déjà à des audits réguliers de sécurité alimentaire et hygiénique en chambre dans l’ensemble des hôtels Beachcomber. Des mesures de contrôles additionnelles viendront dorénavant compléter ces analyses.

Pionnier et leader de l’hôtellerie à Maurice, l’hygiène et la sécurité sanitaire sont inscrites dans l’ADN de Beachcomber. Enoncées dans le Safety & Health Policy de la Compagnie, ces pratiques font déjà l’objet de protocoles et de procédures rigoureux en partenariat avec des agences de confiance. Avec la certification SAFE PLACE, le Groupe franchit une nouvelle étape importante en matière d’exigence sanitaire. Cette démarche a pour objectif de renforcer la protection de ses clients, ainsi que de ses artisans, et répondre aux nouvelles attentes en matière de santé, d’hygiène, de sécurité et d’environnement, notamment dans le contexte sanitaire du COVID-19.

La certification SAFE PLACE s’appuie sur des normes strictes d’entretien et d’hygiène. Ce programme de référence préconise le renforcement des pratiques sanitaires dans tous les hôtels Beachcomber. Parmi les nouvelles mesures qui seront mises en œuvre : le contrôle de santé pour l’ensemble des équipes hôtelières ; la présence d’un infirmier ou d’un médecin dans chaque resort ; la mise en œuvre d’un programme de formation continue sur les mesures de prévention sanitaire pour les artisans ; l’application d’un protocole de nettoyage et de désinfection, en ligne avec les recommandations de l’OMS, incluant des procédures précises relatives au nettoyage en profondeur des zones qui sont les plus fréquemment touchées dans les chambres et des tests PCR du SARS-CoV-2 (Covid-19).

Dans le souci de garantir la sécurité sanitaire, le Groupe Beachcomber redéfinit également le parcours client. Aussi, le port du masque est recommandé dans les situations où la distanciation sociale ne peut être adéquatement respectée. Les tables seront réorganisées dans les restaurants pour limiter les contacts physiques. A cet égard, les services à table et à la carte seront privilégiés aux buffets. Au niveau des spas, les clients devront prendre une douche avant de débuter leur soin. S’agissant des centres de fitness, leur fréquentation sera limitée en fonction de leur surface.

« En tant qu’hôtelier, notre priorité est de veiller à la santé de nos clients et de nos artisans ; cela est d’autant plus que jamais le cas en cette période de pandémie. Ce programme de labellisation sanitaire de nos hôtels, élaboré avec LIBA, nous permettra d’accueillir nos hôtes, ainsi que nos équipes, dans les meilleures conditions et de garantir leur sécurité sanitaire. Il est clair que la sécurité sanitaire sera un enjeu extrêmement important dans le choix d’un hôtel et d’une destination de vacances à l’avenir. Aussi, il est important de mettre en place des dispositifs qui rassurent et mettent en confiance les voyageurs », déclare Gilbert Espitalier-Noël, CEO de Beachcomber Resorts & Hotels.

La certification SAFE PLACE s’ajoute à une série de mesures de santé et de sécurité qui sont déjà en vigueur dans les hôtels du Groupe. « La sécurité sanitaire a toujours été une préoccupation majeure et une exigence chez Beachcomber. Avec ce nouveau Label SAFE PLACE, nous franchissons une nouvelle étape, répondant ainsi aux attentes des clients dans le cadre de la pandémie du Covid-19 », rappelle Géraldine Koenig, Chief Officer Operational Excellence du Groupe. Certification alimentaire HACCP de nos hôtels, évaluation annuelle des risques de légionnelles, contrôle continu de la qualité de nos eaux et contrôle annuel de la qualité de l’air entre autres… Voilà quelques-unes des initiatives de sécurité mises en place par le Groupe depuis de nombreuses années et qui traduisent sa démarche de prévention de risques.

A PROPOS DE BEACHCOMBER

Beachcomber Resorts & Hotels est le pionnier et le leader historique de l’hôtellerie à Maurice. Avec la création en 1952 du Park Hotel, c’est une collection de huit resorts qui sont apparus au fil des années, dont le mythique Royal Palm Beachcomber Luxury Maurice en 1985, considéré par tous comme la référence hôtelière pour des vacances de luxe à Maurice. La collection de huit hôtels permet un choix d’hébergement allant des chambres et appartements, aux suites et villas. Chacun des hôtels est empreint d’une histoire et d’un cachet particulier, incarnant une image de luxe discret.

Responsabilité sociale – Fondation Espoir Développement BeachcomberLa Fondation Espoir Développement Beachcomber (FED) a été créée en 1999. Elle mène trois principaux programmes d’intégration sociale :

  • 1)  Projet Employabilité JeunesCe programme forme des jeunes en situation d’échec scolaire aux métiers de l’hôtellerie.
  • 2)  Beautiful Local HandsC’est un projet d’accompagnement et d’appui pour les artisans locaux.
  • 3)  Projets communautairesLa FED a une structure décentralisée, avec des comités régionaux, qui mettent en place des projets en tenant compte des besoins locaux.

EarthCheck label

Le développement durable et la protection de l’environnement sont des sujets concrets au sein du Groupe qui a mis en place, entres autres initiatives, des pratiques qui assurent des économies d’énergie et privilégient les énergies renouvelables. Tous les hôtels Beachcomber ont obtenu l’accréditation EarthCheck Benchmarked Silver pour leur engagement continu à adopter des pratiques environnementales responsables.

 


 

Mardi 12 Mai 2020

RYANAIR VA RÉTABLIR 40% DE SON PROGRAMME DE VOLS À PARTIR DU 1ER JUILLET

L’ÉQUIPAGE ET LES PASSAGERS DOIVENT PORTER DES MASQUES FACIAUX ET PASSER DES CONTRÔLES DE TEMPÉRATURE

Ryanair, la plus grande compagnie aérienne européenne à tarifs bas, a annoncé aujourd’hui (mardi 12 mai) son intention de revenir à 40 % de son programme de vol normal à partir du mercredi 1er juillet 2020, sous réserve de la levée des restrictions gouvernementales sur les vols intra-UE et de la mise en place de mesures de santé publique efficaces dans les aéroports. Ryanair assurera un programme quotidien de près de 1 000 vols, restaurant ainsi 90 % de son réseau de lignes pré-Covid-19. Tous les détails de ces routes, des fréquences, des horaires de vol et des prix promotionnels sont disponibles sur www.Ryanair.com.

Depuis les restrictions de vol du Covid-19 à la mi-mars, Ryanair a mis en place un programme quotidien de 30 vols entre l’Irlande, le Royaume-Uni et l’Europe. À partir de juillet, Ryanair reprendra ses vols au départ de la plupart de ses 80 bases en Europe. Il y aura moins de fréquences quotidiennes/hebdomadaires sur les lignes principales, car Ryanair s’efforce de rétablir certains services sur le plus grand nombre de routes, plutôt que d’exploiter des services à haute fréquence sur un petit nombre.

Ryanair a également publié une vidéo sur la reprise des vols (cliquez ici) ou visitez la page d’accueil www.Ryanair.com, encourageant les passagers à observer des mesures sanitaires efficaces pour limiter le virus Covid-19. Ces mesures comprennent la réduction du nombre de bagages enregistrés, l’enregistrement en ligne, le téléchargement de la carte d’embarquement sur le téléphone du passager, ainsi que la vérification de la température à l’entrée de l’aéroport et le port de masques/couverture faciales à tout moment dans le terminal et à bord des avions. Tous les avions de Ryanair sont équipés de filtres à air HEPA (similaires à ceux utilisés dans les services hospitaliers critiques) et toutes les surfaces intérieures des avions sont désinfectées chaque nuit avec des produits chimiques, qui sont efficaces pendant plus de 24 heures. Si les contrôles de température et les masques/couvertures faciales sont la pierre angulaire de cette saine reprise de service, la distanciation sociale dans les aéroports et à bord des avions sera encouragée lorsque cela sera possible.

À bord de ses avions, le personnel de cabine de Ryanair portera des masques/couvertures faciales et un service limité de collations et de boissons préemballées sera proposé à bord, mais pas de vente avec argent liquide. Toutes les transactions à bord se feront sans espèces. Il sera également interdit de faire la queue pour aller aux toilettes à bord, bien que l’accès aux toilettes soit disponible pour les passagers individuels sur demande. Ryanair encourage les passagers à se laver les mains régulièrement et à utiliser des désinfectants pour les mains dans les terminaux des aéroports.

À titre de mesure temporaire supplémentaire de santé publique, pendant que les États membres de l’UE sortent de leur période de confinement du Covid-19, Ryanair demandera à tous les passagers qui prendront l’avion en juillet et août de fournir des informations détaillées (au point d’enregistrement) sur la durée de leur visite prévue, ainsi que leur adresse lorsqu’ils se rendront dans un autre pays de l’UE. Ces informations seront communiquées aux gouvernements de l’UE afin de les aider à contrôler toute réglementation d’isolement qu’ils exigent des visiteurs sur les vols intracommunautaires.

 


 

Lundi 11 Mai 2020

La majorité des agences de voyage n’ouvrent pas

Ce 11 mai 2020, les magasins sont autorisés à rouvrir leurs portes. La majorité des agences de voyage ne le feront pourtant pas. Et continuerons à travailler à distance. Le service est à ce prix. Nous vous disons pourquoi, selon un communiqué de presse de l’UPAV & VVR

“… Le secteur des agences de voyage et des voyagistes a été gravement touché par l’impact de la crise COVID-19 depuis le verrouillage officiel en Belgique. Les connections aériennes ont été subitement interrompues et les voyages, annulés. En chiffres, cela équivaut à une perte de plus de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires entre mars et juin 2020, soit une période couvrant en temps normal 60% des réservations de l’année. En outre, plus d’un demi-milliard d’euros ont déjà été versés à des fournisseurs nationaux et étrangers pour garantir les vacances du voyageur. De l’argent qui n’a pas, dans la plupart des cas, été récupéré.

Et pourtant, malgré la fermeture stricte et soudaine des agences et l’arrêt complet des ventes du jour au lendemain, les professionnels du voyage n’ont jamais autant prouvé leur service et professionnalisme à leurs clients. Nuits et jours, ils ont assisté leurs clients, un à un, lors des rapatriements catastrophes. Toujours présents, aussi, pour rassurer que le voyage annulé sera reporté et adapté lorsque la crise sera passée*. Les voyagistes sont sur le pont, depuis le 12 mars. Aujourd’hui, tout le monde est rapatrié. Maintenant, l’heure est au détricotage du voyage initialement prévu, en concertation avec chaque client individuellement. A la replanification aussi, avec un point d’interrogation du voyage dans le futur. Et à la réflexion sur « l’après-corona », car beaucoup ne voudront plus voyager comme avant. Le secteur réfléchi sur une offre possible dès cet été déjà : pas besoin d’aller loin pour s’évader, mais bouger quand même. Et pour cela, nous attendons d’en savoir plus.

Une enquête au sein du secteur des voyagistes nous informe que l’ouverture des agences n’a guère de sens aujourd’hui pour la majorité d’entre elles tant qu’il n’y a pas de certitude sur l’offre possible des voyages à l’étranger. Plus de 87 % indiquent qu’une ouverture n’est souhaitable qu’en début du mois de juin, au mieux, pour autant qu’il y aie un minimum de certitude quant à la date à laquelle nous pourrons voyager, à l’endroit où nous pourrons le faire et à la manière dont nous serons autorisés à le faire. Aujourd’hui, le chiffre d’affaire affiche un zéro pointé depuis le 13 mars. Il est difficile de réengager les coûts liés à une réouverture physique de leur agence. Et on les comprend. Ils continuent alors à servir leurs clients, à distance. Et c’est bien aussi.

A contrario, plusieurs agences de quartier trouvent primordial d’ouvrir leur agence dès lundi. Pour la vie du quartier qui dépérit. Pour être au service de leur clientèle moins habituée aux communications téléphoniques ou mail. Ces clients pour qui le contact humain pour parler vacances est tout aussi important que d’aller chez l’épicier. Et nous les comprenons si bien, aussi !

Tous ces professionnels du tourisme, que ce soit de chez eux, ou déjà, dans leur agence, attendent avec impatience les décisions politiques sur les voyages à l’étranger promises fin mai/début juin tant au niveau belge qu’européen, tout en continuant à travailler en coulisses pour relancer le tourisme, un des secteurs économiques les plus importants au monde…”

 


 

Samedi 9 Mai 2020

RIU lance son manuel complet pour les hôtels post-COVID

  • Constitué de 17 protocoles, ce manuel envisage la nouvelle situation dans sa globalité, en entrant dans le détail des opérations quotidiennes, du service client, du nettoyage et de la désinfection
  • Développé par les professionnels de RIU, en collaboration avec la société de conseil spécialisée Preverisk, son principal objectif est de garantir la sécurité du client et des collaborateurs
  • Ce manuel sera diffusé à l’ensemble du secteur dans le cadre d’une alliance nommée « Post Covid19 Hospitality Sector Alliance », car le plus important à présent est de reprendre les activités dans les destinations et leur offre dans son ensemble

RIU Hotels & Resorts a travaillé plusieurs semaines à la création de 17 protocoles qui guideront les hôtels dans leur fonctionnement lors de la réouverture post-COVID. Les opérations de chaque service sont détaillées pour offrir des garanties de sécurité maximales aux clients et employés. Réception, Immeubles (nettoyage), Restaurant, Bar, Cuisine, Pâtisserie, Réception des marchandises, SAT (Services techniques), Zones industrielles, Espaces du personnel, Transport du personnel, Fitness et Animation, entre autres, sont les services qui, à partir de maintenant, appliqueront les nouvelles mesures dans leurs opérations quotidiennes pour envisager la réouverture dans sa globalité, de la limitation de l’occupation de l’hôtel et de ses différentes zones au dosage correct des produits désinfectants à l’efficacité démontrée.

Ces protocoles ont été conçus par les professionnels de RIU en collaboration avec Preverisk Group, une société internationale spécialisée dans le conseil, l’assistance et la formation à la santé et à la sécurité dans le secteur touristique. Cette collaboration s’est traduite par un ensemble de protocoles qui offrent des solutions concrètes et applicables pour les hôtels et leurs différents espaces. L’étape suivante consistera à créer un réseau constitué comme une grande Alliance pour pouvoir partager et diffuser ces connaissances parmi les acteurs du secteur qui le souhaitent, puisqu’ils ont tous désormais pour objectif commun de reprendre l’activité en toute sécurité et de regagner la confiance des clients dans les différentes destinations. Dans le cadre de cette Alliance, tous les participants pourront également accéder à des capsules de formation élaborées par Preverisk pour expliquer le fonctionnement des mesures préconisées. Ces protocoles sont déjà connus des gouvernements autonomes espagnols et internationaux, ainsi que de TUI Group, qui en assurera le suivi.

Au cœur de ces protocoles, la formation permettra de s’assurer que tous les employés reçoivent les informations nécessaires pour connaître la marche à suivre dans chacune des tâches qu’ils exécutent à leur poste de travail. Le suivi des employés, qui consistera à vérifier qu’ils occupent leur poste de travail dans des conditions de santé optimales, sera également déterminant dans la réussite de ce programme, tout comme le principe qu’aucun employé appartenant à un groupe à risque ne doit être confronté à des tâches délicates, comme le nettoyage d’éléments ou de zones associés à des cas présumés de COVID-19.

Mesures à la réception

Les protocoles détaillent les nouvelles mesures qui prévoient par exemple la limitation de l’occupation de l’hôtel à un pourcentage maximum situé entre 50 et 60 % (sous réserve de normes locales plus restrictives), le contrôle de la température des clients à leur arrivée, l’instauration progressive de l’enregistrement en ligne pour éviter au maximum la manipulation de documents physiques, l’installation de vitres de protection dans les réceptions, le respect des distances de sécurité ou l’utilisation d’Équipement de Protection Individuelle (EPI) parmi les employés, la désinfection de leur poste et des outils après chaque journée de travail ou encore privilégier l’utilisation de l’appli. de l’hôtel pour consulter des informations et horaires, toujours pour éviter l’échange de documents. L’heure de départ est avancée à 11 h, tandis que celle d’arrivée est repoussée à 16 h pour respecter les nouvelles mesures de nettoyage des chambres. Dans les halls d’entrée, les écrans des totems informatifs cessent pour l’instant d’être interactifs et sont remplacés dans cette fonction par le carrousel.

Chambres et nettoyage

Dans les chambres, tous les éléments non essentiels sont retirés comme les cafetières, les magazines, les brochures ou les sacs destinés à la blanchisserie. De même, les articles de toilette sont réduits à l’essentiel et incluent désormais un distributeur de gel hydroalcoolique dans chaque chambre.

Pour sa part, le personnel continuera d’appliquer le protocole développé par RIU pour éviter toute contamination croisée lors du nettoyage des chambres, qui est le fruit de plus de 65 ans d’expérience. Ce protocole prévoit notamment d’utiliser trois chiffons de couleurs différentes, changés pour chaque chambre, afin de nettoyer séparément la terrasse, la chambre et la salle de bain, dans cet ordre. Il inclut désormais l’utilisation de produits désinfectants à l’efficacité démontrée et impose le port d’EPI à l’ensemble du personnel. En outre, il intègre un renforcement quotidien de la désinfection d’éléments souvent manipulés comme la télécommande de la télévision, le téléphone, les poignées, les portes ou les rideaux, ainsi que la brumisation du produit désinfectant sur toutes les surfaces des chambres de sortie, en respectant les délais de sécurité recommandés par le fabricant du produit entre le ménage et l’affectation à un nouveau client.

Pour chaque hôtel, une « équipe de désinfection » sera aussi créée spécifiquement pour le nettoyage des chambres occupées par des cas confirmés ou possibles de coronavirus. Si d’éventuels malades ne peuvent pas être transférés vers un centre hospitalier, une zone spécifique de l’hôtel leur sera réservée avec des mesures strictes d’affectation, d’occupation et de nettoyage des chambres.

Restaurant

RIU confirme sa volonté de maintenir ses buffets car ils sont un élément caractéristique de son offre et sont très appréciés des clients. Pour cela, des mesures de sécurité seront instaurées et devront être appliquées tant par les employés que les clients. Différents services de restauration et de dîner seront organisés, l’affluence du restaurant sera réduite et la désinfection des mains à l’entrée sera obligatoire. Chaque hôte devra porter des gants et un masque pour s’approcher des buffets, qui proposeront désormais davantage de portions individuelles, de produits emballés et de préparations à la minute. Il est prévu d’appliquer une routine encore plus stricte du contrôle des températures, un changement plus fréquent des couverts de service, ainsi que des mesures d’hygiène et de distance des employés. Les tables seront recouvertes de nappes à usage unique, les couverts seront disposés sur la table et les affectations de sièges respecteront les distances de sécurité en évitant les zones de passage, entre autres mesures.

Piscines et services techniques

Les piscines seront soumises à des restrictions d’affluence, les chaises longues et les parasols seront espacés les uns des autres et la carte ne sera plus nécessaire pour changer les serviettes mouillées à la fin de la baignade. Les opérations de nettoyage et de désinfection des zones de la piscine et du jacuzzi seront renforcées et des produits de désinfection de l’eau adaptés à la situation seront utilisés. De même, les mesures de protection individuelle seront appliquées grâce au port de masques et de gants de la part du personnel.

Le personnel d’entretien doit également s’assurer du bon fonctionnement des équipements de climatisation, ainsi que de la désinfection et du contrôle des tunnels et des stations de lavage, tandis que les outils de travail doivent être désinfectés après chaque utilisation.

Il s’agit d’exemples extraits des nouveaux protocoles, mais il existe de nombreuses autres actions qui impliquent des fournisseurs, transporteurs et livreurs ou ciblent l’utilisation des ascenseurs ou le nettoyage des toilettes des zones communes, ainsi que de nouvelles mesures destinées aux personnel des services Bars, Cuisines et Animation.

RIU s’est attelée à ce travail avec le volonté de diriger l’analyse de tous les processus de travail des hôtels, qui s’avère nécessaire pour garantir une sécurité maximale dans ses établissements suite à l’apparition de la crise sanitaire. Ce travail fera l’objet d’une révision permanente en fonction de l’évolution de la pandémie et de son traitement, et de l’apparition de réglementations et de produits efficaces pour lutter contre sa propagation. La volonté de la chaîne est de reprendre son activité le plus rapidement possible, en offrant toutes les garanties possibles. La chaîne traverse actuellement la pire crise qu’ait connu le secteur hôtelier et a dû fermer ses 99 hôtels implantés dans 19 pays différents mais elle concentre désormais tous ses efforts sur la reprise de ses opérations et la réintégration de son personnel.

 


 

Mercredi 6 Mai 2020

Brussels Airport offrira à partir du 18 mai des masques aux passagers

Le Ministre Bellot a confirmé que l’aéroport est considéré comme espace public, le port du masque y est donc fortement recommandé mais pas imposé. Ce qui est logique vu le faible nombre de passagers à l’aéroport actuellement. Brussels Airport considère que le port du masque pourra être rendu obligatoire par les autorités compétentes préalablement à l’augmentation du trafic passagers dans les semaines qui viennent. A partir du 18 mai, et durant la phase de redémarrage de l’aéroport, Brussels Airport distribuera des masques à tous les passagers et au personnel.
Le Ministre fédéral de la Mobilité François Bellot a fait savoir hier qu’il suivait le dossier du déconfinement au sein de l’aéroport national à la fois au niveau belge mais aussi au niveau européen et international où la question du port du masque est en cours d’examen.
Brussels Airport rappelle que ce n’est pas l’aéroport qui décide des règles sanitaires mais bien les autorités fédérales compétentes. Depuis le début de la crise du coronavirus, Brussels Airport est en contact étroit avec le SPF Santé publique et a toujours scrupuleusement appliqué les règles sanitaires décidées par le gouvernement fédéral. A l’heure actuelle, ces règles recommandent fortement le port du masque dans les espaces publics mais ne l’imposent pas pour l’instant.
Le Conseil National de Sécurité a en effet décidé qu’à partir du 4 mai les masques buccaux sont obligatoires dans les transports publics et sont fortement recommandés dans les lieux publics. Le Ministre Bellot a confirmé que l’aéroport est considéré comme un espace public, c’est pourquoi le port du masque y est également fortement recommandé mais pas imposé. Cette situation est logique compte tenu du fait qu’il y a actuellement très peu de personnes présentes dans les zones publiques de l’aéroport et qu’il est facile de respecter la distance sociale dans le terminal.
Brussels Airport est prêt à accueillir l’augmentation de trafic qui devrait intervenir prochainement et considère que le port du masque pourra être rendu obligatoire par les autorités compétentes préalablement à l’augmentation du trafic passager dans les semaines qui viennent.

 


 

Mercredi 6 Mai 2020

Hertz : le moteur a des ratés

Le loueur de voitures Hertz Global Holding se dirige tout droit vers la faillite si l’entreprise ne parvient pas à procéder à un rééchelonnement de la dette. Hertz, qui possède également les marque Thrifty et Dollar, se retrouve dans le rouge en raison du virus corona en ce qui concerne ses leasings, car la demande de voitures de location est pratiquement au point mort. Le mois dernier, 10.000 travailleurs ont déjà été licenciés. Selon toute vraisemblance, Hertz introduira une demande de protection judiciaire en vertu du chapitre 11, conformément aux compagnies aériennes américaines qui ont obtenu ce « statut » après les attentats du onze septembre. Ce système permet aux entreprises concernées de réorganiser leur situation financière (délicate). Ces dernières semaines, le cours de l’action Hertz a atteint un seuil historiquement bas. Si elle affichait 21 dollars en février, elle n’est plus qu’a 3 dollars actuellement. Les observateurs notent aujourd’hui que si la faillite est prononcée, il y aura très certainement une relance.

Hertz a été fondée en 1918 à Chicago et dispose d’un réseau de 8.100 points de vente dans plus de 150 pays, ce qui en fait la plus grande société de location de voitures au monde. Bon nombre des destinations orientées loisirs (comme la Grèce, l’Espagne et le Portugal par exemple) travaillent toutefois par le biais de franchisés et restent opérationnelles « comme si de rien n’était », souligne Hans Knottnerus, GM Sunny Cars Belgique & Pays-Bas dans une réaction téléphonique à la rédaction. Pour les pays « corporate » où Hertz est représentée en nom propre, comme le Benelux et l’Allemagne par exemple, c’est le wait and see qui est à l’ordre du jour.

 


 

Mercredi 6 Mai 2020

Assemblée générale de l’ABTO : report d’un mois.

L’assemblée générale (AG) de l’asbl ABTO a traditionnellement lieu le dernier mercredi d’avril. En raison de la période corona, les pouvoirs publics ont décidé voici plusieurs semaines déjà que les assemblées générales (des entreprises et de asbl) pouvaient être reportées de six mois. Lors du board meeting mensuel de cet après-midi (comme toujours le dernier mercredi du mois), la direction a décidé par vidéoconférence de reporter l’AG au 27 mai prochain.

De la sorte, Luc Coussement reste un mois supplémentaire à la présidence, et quittera ses fonctions chez TUI et la présidence de l’ABTO au même moment ou presque.

A l’ordre du jour de cette AG figurent entre autres l’élection d’un nouveau président du Conseil d’Administration ainsi que l’élection de deux vice-présidents.

 


 

Mardi 5 Mai 2020

Mise à jour TUI Specialists

Questions sur l’annulation de dossiers réservés TUI tours & Cruises, VTB Reizen, voyages individuels et à la carte: actuellement, nos services reçoivent très souvent la question de savoir si vos dossiers réservés ont déjà été annulés ou vont encore être annulés. Nous comprenons votre inquiétude, mais sachez que nous sommes en train de traiter nous-mêmes tous les dossiers (pour le moment avec un départ jusqu’au 07/06) de façon chronologique et dans les meilleurs délais. Vous ne devez donc pas nous contacter, nous faisons le nécessaire! Le suivi des dossiers avec un départ après le 07/06 sera également assuré de cette façon. Dès que cela sera nécessaire, nous prendrons contact avec vous à ce sujet.

Comme indiqué dans notre E-flash du 29/04, vous pouvez toutefois déjà introduire des dossiers via TUI PRO. Pour l’instant pour tous les départs jusqu’au 10/05 inclus, et au début de la semaine prochaine pour tous les départs jusqu’au 07/06 inclus.

Offre de produits TUI Specialists, nouveaux dossiers: TUI Specialists reste à votre disposition avec une offre variée de voyages en groupe TUI tours et de forfaits de croisières. Vous pouvez consulter et utiliser My Travel Mate à cet effet. Les prolongations des voyages en groupe, les réservations et offres de circuits individuels et à la carte de TUI tours ne seront pas encore traitées.

Des modifications aux dossiers existants sont toujours possibles. Dès que nous élargirons à nouveau notre gamme de produits, nous vous en informerons!

Attention: tant My Travel Mate que USA@Canada Online restent disponibles pour l’offre complète, si vous faites une réservation que nous ne pouvons pas accepter dans les conditions ci-dessus, nous annulerons la réservation. Si des frais en découlent, nous les facturerons à l’agence. En cas de doute, n’hésitez pas à nous contacter.

Disponibilité TUI Specialists: les modifications apportées à la disponibilité du call center de TUI Specialists restent inchangées jusqu’à nouvel ordre: nos bureaux sont fermés le samedi. En semaine, nous sommes disponibles par téléphone de 14h à 17h. Dès que nous étendrons à nouveau ces horaires, nous vous en informerons.

 


 

Mercredi 29 avril 2020

Brussels Airlines prolonge la suspension temporaire de ses vols

Les restrictions de voyage toujours en vigueur un peu partout dans le monde et la demande quasi inexistante, obligent la compagnie nationale à prolonger de deux semaines supplémentaires la suspension temporaire de ses activités. En conséquence, les opérations aériennes ne reprendront pas avant le 1er juin 2020.

La compagnie aérienne belge maintient une capacité minimale de vol disponible pour des vols de rapatriement supplémentaires et le transport de fret humanitaire.
Pour redémarrer ses activités, Brussels Airlines travaille sur une offre de vols réduite mais stable qui sera progressivement augmentée en fonction de l’évolution de la demande.
Le chômage technique temporaire pour l’ensemble des 4.200 employés de Brussels Airlines sera prolongé en fonction de la suspension temporaire de ses opérations de vol.

 


Mardi 28 avril 2020

TUI annule toutes les vacances jusqu’au 7 juin inclus

Conformément à la décision du Conseil national de sécurité de vendredi passé, TUI (BE) a décidé d’annuler toutes les vacances jusqu’au 7 juin inclus. Il s’agit de l’ensemble des vacances en avion (forfaits et billets seuls), des circuits et des croisières, des vacances en voiture, des vacances près de chez vous et des citytrips. TUI s’occupe de l’annulation des réservations. Les montants déjà payés pour le voyage seront convertis en un bon de valeur. La procédure et les conditions pour demander ce bon de valeur restent les mêmes.

Assouplissement de la garantie d’échange et des frais de modification

Si le client souhaite modifier ses vacances TUI, il peut profiter de la garantie d’échange assouplie jusqu’au 31/08 jusqu’à 7 jours avant le départ (jusqu’à 21 jours avant le départ pour les voyages de groupe). Découvrez ici toutes les conditions.
Pour les dossiers TUI fly, le client peut modifier son vol sans frais jusqu’à 7 jours avant le départ si la date de départ est prévue au plus tard le 31 août 2020. Découvrez ici toutes les conditions.

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Jeudi 23 avril 2020

Brussels Airport accueille Sun-Air en septembre, pour la desserte quotidienne de Billund

Bien qu’aujourd’hui, l’aviation traverse une période difficile et incertaine et que le trafic de passagers soit presque à l’arrêt, en raison de la crise du coronavirus, Brussels Airport est se tourne aussi vers l’avenir.

Brussels Airport a le plaisir d’accueillir, à partir de septembre, la compagnie aérienne danoise Sun-Air of Scandinavia, qui vole aux couleurs de British Airways. A partir du 7 septembre, Sun-Air opérera 10 vols par semaine entre Billund et Bruxelles. Cela permettra de garantir la liaison entre Brussels Airport et la capitale danoise de LEGO.

Ces vols seront effectués avec un Dornier 328Jet et seront opérés sous le matricule de British Airways.

 


 

Mercredi 22 avril 2020

Après plusieurs années de difficultés et des perspectives négatives pour 2020, la société Hôtel Métropole se voit contrainte d’envisager l’arrêt de son activité hôtelière

 

L’Hôtel Métropole se trouve dans une situation apparaissant sans issue. En raison des difficultés structurelles rencontrées depuis près de 5 ans et de la conjoncture actuelle, la société ne dispose plus des ressources financières nécessaires pour assurer la poursuite de l’exploitation de son activité hôtelière, espérer un redressement et assurer une pérennité à son activité.  La SA Hôtel Métropole est aujourd’hui contrainte d’envisager la cessation définitive de son activité hôtelière.

L’Hôtel Métropole est une entreprise belge fondée en 1895, active principalement dans le domaine de l’hôtellerie de luxe et accessoirement dans la location de biens au commerce de détail. C’est l’un des derniers grands hôtels bruxellois encore indépendant, détenu par des actionnaires familiaux. Il est le seul hôtel 5 étoiles de Bruxelles à ne pas appartenir à une chaine internationale d’hôtels, et ce dans un environnement où la concurrence peut bénéficier d’un support organisationnel et financier ainsi que des économies d’échelle offerts par un grand groupe.

Après des années de pertes, les réserves sont aujourd’hui épuisées et ne permettent pas d’affronter une période de déconfinement totalement incertaine.

Dans ce contexte, la SA Hôtel Métropole est aujourd’hui contrainte d’envisager la cessation définitive de son activité hôtelière. Lors d’un Conseil d’entreprise extraordinaire qui s’est tenu cet après-midi, les représentants du personnel ont été informés du projet de fermeture d’entreprise et de ses conséquences potentielles sur l’emploi. En effet, si la SA Hôtel Métropole devait confirmer son intention de procéder à la cessation définitive de l’activité hôtelière, l’ensemble des 129 salariés pourrait être concerné par le licenciement collectif qui en découlerait.

Après une suite d’événements non prévisibles depuis 5 ans et une situation financière qui apparaît irréversible, la direction de l’Hôtel Métropole entend dès présent consulter son personnel pour définir ensemble les solutions ou mesures qui pourraient être apportées ou prises. La direction comprend bien entendu l’émoi que cette annonce suscite, et mettra tout en œuvre pour apporter l’écoute et le soutien nécessaires au personnel pendant toute la durée de la procédure.

 


 

Lundi 20 avril 2020

Des milliards de masques buccaux ?

Par Robrecht Willaert, Rédacteur en Chef

Le quotidien allemand « Frankfurter Allgemeine Zeitung » (FAZ), véritable autorité en la matière, a publié ce jour un article circonstancié au sujet de l’obligation de voyager sous peu avec des masques buccaux, tant lors de l’embarquement que du vol ou de la sortie de l’appareil. Il s’agit d’un projet de concept en plus de 20 points convenus entre les compagnies aériennes allemandes et leurs différents aéroports nationaux. Avant même l’embarquement, le client doit confirmer (y compris lors du check-in en ligne) qu’il est en parfaite santé et n’est pas contaminé par le coronavirus.

Hier, le Vice-Chancelier allemand Olaf Scholz soulignait dans une interview accordée à « Welt am Sonntag » que l’Allemagne aura prochainement besoin de 10 milliards de masques buccaux par an pour sa population de 83 millions d’habitants. A l’échelle de la population belge (11,5 millions), cela correspondrait à près de 1,3 milliard de masques par an, pour autant que nous suivions l’exemple de l’Allemagne.

De son côté, le gouvernement espagnol souhaite attendre la fin de l’année pour évaluer la deuxième phase de relance du tourisme. Le Ministre du Tourisme des Baléares aussi entend lancer prochainement (comprenez en juillet et en août) une saison estivale allégée. Principalement parce que tant les Baléares que les îles Canaries sont nettement moins touchées que la péninsule ibérique.

En ce qui concerne l’ouverture touristique de l’Autriche, le Ministre autrichien du Tourisme Elisabeth Koestinger s’est exprimée hier dans un entretien accordé au journal viennois « Die Presse » au sujet d’un « éventuel accord bilatéral entre l’Allemagne (représentant 30 % de leurs visiteurs annuels) et l’Autriche ». A en juger par les réactions qui s’ensuivirent, tout porte à croire qu’il s’agirait plus d’une « euphorie dominicale » que d’une « réalité factuelle ». Car du côté de l’Allemagne, les principaux ministres s’en tiennent à la litanie maintes fois répétée qu’ils ne souhaitent pas envisager pour l’heure d’assouplissement vis-à-vis de l’étranger (principalement par crainte d’un nouveau pic et d’une nouvelle progression de l’épidémie en automne de cette année). Le Ministre allemand des Affaires Etrangères Heiko Maas a fermement rappelé que son gouvernement n’avait pas l’intention de financer à nouveau une vague de rapatriement de 240 000 citoyens.

Enfin, dans le même contexte, la Tchéquie a souligné ce jour sa volonté de ne pas autoriser de tourisme cet été à destination de la Croatie et de la Slovénie, même si ces deux pays ont nettement moins été touchés par le coronavirus que leurs voisins.

De quoi encore alimenter l’inquiétude grandissante dans les régions espagnoles par exemple, qui vivent essentiellement du et par le tourisme. Le paysage touristique espagnol emploie près de 2,5 millions de travailleurs, soit environ autant que le nombre de Belges ayant visité l’Espagne l’an dernier. Un travailleur sur trois (sur 150 000 jobs) perdra prochainement son job dans le tourisme sur les Baléares. Sur les îles Canaries, quelque 50 000 jobs dans le tourisme sont passés à la trappe, sur un total provisoire de 1 million à travers toute l’Espagne.

 


 

Jeudi 16 avril 2020

Jan Smets succède à Etienne Davignon au poste de co-président du Conseil d’Administration de SN Airholding.

Jan Smets, ancien gouverneur de la Banque Nationale de Belgique et membre du Conseil d’Administration de SN Airholding depuis juillet 2019, a été élu au poste de co-président du Conseil d’Administration de SN Airholding. Jan Smets succède ainsi avec effet immédiat au poste d’Etienne Davignon, qui reste membre du Conseil d’Administration. L’ancienne CEO de Brussels Airlines, Christina Foerster, remplacera Jörg Beissel en tant que membre du Conseil d’Administration.

Lors de sa dernière assemblée, le Conseil d’Administration de SN Airholding a décidé de nommer Jan Smets au poste de co-président. Thorsten Dirks, membre de l’Executive Board du Groupe Lufthansa & Chief Officer IT, Digital & Innovation, siègera aux côtés de Jan Smets et garde ainsi son poste de Co-président du Conseil d’Administration. Dans le même temps, Christina Foerster, membre de l’Executive Board du Groupe Lufthansa, en charge de la Customer & Corporate Responsibility et ancienne CEO de Brussels Airlines, siègera en tant que nouveau membre au sein du Conseil d’Administration de SN Airholding, remplaçant ainsi Jörg Beissel, Head of Corporate Controlling auprès de la Deutsche Lufthansa AG.

Après avoir passé 18 ans à la tête du Conseil d’Administration de SN Airholding, qui accompagne Brussels Airlines en ces temps difficiles, Etienne Davignon a estimé que le moment était venu de céder ses responsabilités de co-président à Jan Smets. Il reste toutefois un membre actif du Conseil d’Administration.

Etienne Davignon, ancien co-président du Conseil d’Administration de SN Airholding : « Brussel Airlines va traverser une période de turbulences. Avec son expertise approfondie de l’économie et sa vaste expérience internationale, Jan est la personne tout indiquée pour soutenir le Conseil d’Administration de Brussels Airlines dans l’accompagnement de la compagnie aérienne nationale belge au travers d’une crise sans précédent occasionnée par la pandémie de Coronavirus. Par la même occasion, je suis ravi de pouvoir accueillir Christina Foerster au sein du Conseil d’Administration. En tant qu’ancienne CEO de Brussels Airlines et membre du Conseil d’Administration du Groupe Lufthansa, sa connaissance approfondie des deux entités constituera assurément une valeur ajoutée pour Brussels Airlines ».

 

Le nouveau Conseil d’Administration de SN Airholding se compose désormais des membres suivants :

Jan Smets, ancien gouverneur de la Banque Nationale de Belgique (co-président)

Thorsten Dirks, membre du directoire du Groupe Lufthansa & Chief Officer IT, Digital & Innovation (Co-Chairman)

Etienne Davignon, Secrétaire d’État

Heike Birlenbach, Senior Vice President Sales Lufthansa Group Network Airlines & CCO Hub Frankfurt

Christina Foerster, membre du Conseil d’Administration du Groupe Lufthansa, Customer & Corporate Responsibility et ancienne CEO de Brussels Airlines.


Jeudi 16 avril 2020

SAA : le chant du cygne ?

La compagnie aérienne sud-africaine SAA (South African Airways, ou Suid-Afrikaanse Lugdiens -SAL en sud-africain), membre de Star Alliance depuis 2006, est à bout de souffle et risque bien de déposer le bilan dans les prochains jours. SAA, fortement déficitaire, avait encore reçu en décembre 2019 une injection de cash pour éviter une faillite retentissante. Elle était depuis dirigée par une sorte d’administrateurs judiciaires (Business Rescue Practitioners). La dernière année dans le vert remonte à 2011.

SAA a été portée sur les fonts baptismaux en 1934 et dispose de quelque 60 appareils. Cette flotte est cependant relativement obsolète. Vendredi dernier (en collaboration avec le SPF Affaires Etrangères), un SAA A340-600 s’est encore posé à Brussels Airport. Il s’agissait d’un vol de rapatriement au départ de Johannesburg et du Cap avec à son bord des voyageurs belges et européens bloqués à l’étranger. Pour le reste, les seuls appareils encore en service ne transportent plus que du fret avec des réserves médicales.

Hier, le gouvernement sud-africain a refusé un prêt supplémentaire de 500 millions d’euros (10 milliards de rands environ) à la compagnie aérienne en souffrance. Les discussions battent actuellement leur plein avec les syndicats au sujet d’une perte potentielle de quelque 4700 emplois. Selon les observateurs, la seule option n’est autre qu’une liquidation de la compagnie. Le gouvernement ne cesse de plaider en faveur d’une « compagnie aérienne viable » présentant un « modèle financier tenable ». En attendant, la compagnie à bas coût Mango a elle aussi cessé d’opérer des vols internationaux.

Airlink, une franchise, partenaire/opérateur régional depuis 1992 de SAA, poursuit par contre ses vols. La compagnie dessert e.a. Johannesburg, Port Elizabeth, Entebbe (Ouganda), Ndola (Zambie) et Luanda (Angola). Airlink dispose de 53 appareils (la majeure partie étant constituée de jets Embraer). Le E190 assure également la liaison hebdomadaire entre Johannesburg et l’île britannique de Sainte-Hélène.

Comair (un franchiseur de British Airways) et sa « sœur » à bas coût Kulula.com, fondée en 2001 et filiale à 100 % de Comair, demeurent opérationnelles grâce à une densité de places élevée et une structure de coûts inférieure de 25 %.


 

Mercredi 8 avril 2020

Brussels Airlines planche sur une ‘compagnie aérienne allégée’

La crise du corona est lourde de conséquences pour l’aviation mondiale et Brussels Airlines n’échappe pas à la règle. Après avoir communiqué lundi dernier que SN ne reprendrait ses vols au plus tôt que le vendredi 15 mai, la maison mère Lufthansa a fait part le lendemain d’une réduction de voilure de grande envergure. Lufthansa souhaite se défaire de 40 des 763 appareils, y compris auprès de ses filiales telles que Brussels Airlines, Eurowings et Austrian Airlines. On ignore encore les mesures additionnelles qui vont être instaurées. Selon nos sources cependant, Brussels Airlines planche sur une version allégée de la compagnie telle qu’elle était avant le déclenchement de la crise du corona.
Aucune décision n’a encore été prise quant à l’ampleur de cette réduction, souligne Kim Daenen, porte-parole. « Dès le début de la crise du corona, il était clair que des mesures additionnelles s’imposeraient pour rester dans le vert de manière structurelle à l’ horizon 2022 ». Quoi qu’il en soit, le redémarrage aura lieu de manière progressive.
Etant donné que les opérations aériennes sont au point mort jusque la mi-mai au moins, alors que les coûts fixes demeurent et qu’aucune nouvelle réservation ne nous parvient, la compagnie aérienne belge essuie près de 3 millions de pertes chaque jour. Selon les prévisions, l’entreprise se trouvera à court de liquidités en mai. Pour faire face au manque de cash qui se profile à l’horizon, Brussels Airlines a sollicité un minimum de 200 millions d’euros de soutien au gouvernement fédéral. Il est probable qu’un plan de sauvetage sera élaboré par les gouvernements allemand, autrichien, suisse et belge.
En attendant, la maison mère Lufthansa a décidé d’« intensifier » la restructuration de SN. On ignore encore à ce stade ce qu’implique cette intensification. Une autre filiale, Germanwings (15 appareils) sera démantelée.
En soi, ce n’est pas une grande surprise, car depuis un crash en 2015, le nom de marque Germanwings a majoritairement été absorbé par Eurowings. Dans la flotte long courrier de Lufthansa, 6 des 14 A380 seront retirés de la flotte, ainsi que 5 des 13 B747-400, 7 des 17 A340-600 et 3 A340-300 chez Lufthansa Cityline. 11 A320 passent également à la trappe. Du côté d’Eurowings, 10 A320 disparaîtront à coup sûr de la flotte. La filiale helvétique SWISS va reporter la livraison de nouveaux avions et éliminer plus rapidement de manière progressive les plus anciens appareils.

 


 

Mardi 7 avril 2020

Crise corona: GFG continue à couvrir les bons à valoir

Arrêté ministériel du 3 avril 2020 modifiant l’arrêté ministériel du 19 mars 2020 relatif au remboursement des voyages à forfait annulés du 19/03/2020 a été publié le 06/04/2020 au Moniteur belge. Voici les quatre articles coordonnées par nous:

Article 1er.  § 1er. Lorsqu’un contrat de voyage à forfait tel que visé à l’article 2, 3°, de la loi du 21 novembre 2017 relative à la vente de voyages à forfait, de prestations de voyage liées et de services de voyage est résilié, soit par l’organisateur de voyages, soit par le voyageur, l’organisateur de voyages est en droit de lui délivrer,  au lieu d’un remboursement, un bon à valoir correspondant à la valeur du montant payé.
Ce bon à valoir répond aux conditions suivantes :
1° le bon à valoir représente la valeur totale du montant déjà payé par le voyageur ;
2° aucun coût ne sera mis en compte au voyageur pour la délivrance du bon à valoir ;
3° le bon à valoir a une validité d’au moins un an ;
4° le bon à valoir indique explicitement qu’il a été délivré à la suite de la crise du coronavirus ;
5° le bon à valoir est un titre vis-à-vis de l’organisateur de voyage qui l’a émis ;
6° le voyageur utilise le bon à valoir à son choix.
§ 2. Le voyageur ne peut pas refuser le bon à valoir qui répond aux conditions visées au paragraphe 1er.
§ 3. Le bon à valoir qui n’est pas utilisé par le voyageur endéans le délai d’un an après son émission, est remboursé à sa demande. L’organisateur de voyage dispose d’un délai de six mois pour le remboursement.
Art. 2.  Les organisateurs de voyages tiennent un registre permanent de tous les bons à valoir délivrés, de leur valeur et de leur détenteur.
Art. 3. Le contrat d’assurance visé à l’article 3 de l’arrêté royal du 29 mai 2018 relatif à la protection contre l’insolvabilité lors de la vente de voyages à forfait, de prestations de voyage liées et de services de voyage couvre le remboursement des bons à valoir visés à l’article 1er.

Art. 4. Le présent arrêté entre en vigueur le jour de sa publication au Moniteur belge et cesse d’être en vigueur trois mois après son entrée en vigueur.


Mardi 7 avril 2020

BTEXPO 2020 – LOOKING FOR A BETTER FUTURE

Nous traversons actuellement une crise sanitaire majeure et mondiale qui affecte fortement tous les secteurs d’activités économiques.

Le tourisme est le secteur le plus durement touché par le confinement imposé aux populations et par la fermeture de très nombreuses frontières,

dans le but, bien sûr, de contenir la dispersion du virus COVID 19.

Cela a entrainé un arrêt presque complet des vols à travers le monde, la fermeture des hôtels et de  tout autre type de logement, des restaurants,

des excursions, des musées, des sites culturels et naturels,…

Bref, un arrêt complet de toute une économie, la nôtre.

De plus, nous sommes tous dans l’incertitude quant à la durée de ces restrictions qui varieront d’un pays, d’une région à l’autre,

et, après un printemps sans départs, l’été risque d’être aussi partiellement, voir même complétement, compromis.

Cette période va causer beaucoup de dégâts au secteur tant chez les fournisseurs que chez les agents de voyages.

Nous souffrons tous de cette situation, BTExpo également.

Malgré les fermetures physiques des agences de voyages et de nombreux bureaux des fournisseurs, beaucoup de professionnels continuent,

en coulisses, à mettre toute leur énergie pour trouver des solutions de report des voyages de leurs clients.

Le service est, et restera notre valeur ajoutée !

Ces dernières semaines et dans les mois à venir, de nombreux salons du tourisme nationaux et internationaux ont été ou seront annulés,

et également tous les workshops, réunions interprofessionnelles, visites commerciales …

Après la pluie, viendra le soleil !

Cette situation de confinement, de fermetures et d’annulations ne durera pas éternellement, et nous aurons tous besoin

de nous retrouver pour échanger nos idées, trouver les solutions à notre avenir professionnel, renouer les contacts commerciaux,

et se former aux nouveautés.

Beaucoup de choses auront changé, il faudra s’adapter aux nouveaux modes de vie et de pensée des clients.

Nous sommes pas encore prêts à cela, mais ce sera une réalité.

Vu la situation, l’organisation de BTExpo 2020 est un sacré défi.

Sa tenue, fin octobre, sera sans aucun doute le premier R-V national d’ après crise, et nous sommes avant tout persuadés

qu’il est primordial pour nous tous, agents de voyages et fournisseurs, que cet évènement annuel à Nivelles et Gent soit organisé, et ait lieu.

Nous aurons besoin de nous réunir et d’ avancer ensemble afin de faire reprendre des couleurs à notre secteur du voyage.

Le futur est entre nos mains, à nous de saisir cette chance de nous réunir tous.

Aux fournisseurs, inscrivez-vous, et nous nous occupons du reste !

Nous comprenons les potentiels exposants qui restent dans l’expectative. Etant donné que Tui Fly a annoncé reprendre ses vols à partir du 10 mai et Brussels Airlines le 15 mai, nous prolongeons notre tarif Early Booking pour les exposants jusqu’au 31 mai.

Nous sommes bien entendu à votre écoute pour toute suggestion !

Par la même occasion, nous tenons à féliciter et remercier tous les acteurs du tourisme pour le courage et la force de caractère

qu’ ils montrent afin de pérenniser la profession.

Merci à nos organisations professionnelles (UPAV, VVR, CLIA & ABTO) de se battre pour la protection de tous.

L’Union fait la Force.

Entre-temps, « STAY@HOME » est la première étape pour sortir au plus vite de la crise.

BTEXPO sera certainement l’ étape suivante pour se reconstruire !

Prenez bien soin de vous et de vos proches.

Ignace Vermeylen & Bernard Philippart

Sales Manager, Member of the board BTExpo S.A.
www.btexpo.com
+32 497 53 38 54
office@btexpo.com
ignace.vermeylen@btexpo.com


 

Lundi 30 mars 2020

Bruxelles, le 30 mars 2020

Lettre ouverte du secteur touristique belge

Madame la Première Ministre,
Monsieur le Commissaire Européen,
Cher voyageur, cher journaliste, et par extension cher citoyen belge,

Le coronavirus touche tous les secteurs sans exception, mais il frappe le secteur du tourisme en plein cœur. Notre secteur travaille d’arrache-pied pour ramener les voyageurs qui sont encore à destination. Nous n’épargnons ni les frais ni les efforts dans l’intérêt du client.

Depuis le 1er mars, les annulations de réservations tombent en masse, ce qui touche particulièrement fort nos agences de voyages et tour-opérateurs. Malgré tout, nous avons continué, nous avons annulé les voyages, nous avons informé les clients pour leurs futures vacances, nous avons rassuré, aidé et remboursé quand cela nous était possible.

Madame la Ministre Nathalie Muylle a fait preuve de compréhension et d’une grande efficacité. En concertation avec le secteur et sur base de chiffres et d’analyses fondées (*), un Arrêté Ministériel a été validé le 19 mars. Il prévoit un cadre juridique pour un système de bons à valoir pour les voyages qui sont annulés. Ceci est d’un intérêt vital pour toutes les parties concernées. Ainsi, les voyageurs peuvent à nouveau réserver leurs vacances jusque 1 an après sa date d’émission et ce bon est couvert par une assurance insolvabilité garantissant les droits des clients. Cette solution n’a aucun impact sur le budget de notre gouvernement. Grâce à cette mesure, nous avons évité un épuisement des liquidités. Et sans cette mesure, beaucoup d’acteurs de l’industrie touristique feraient faillite à court terme.

L’Europe aurait du rapidement prendre des initiatives concrètes, dès le début de la crise, pour soutenir l’économie et les consommateurs. Jusqu’à ce jour, rien n’a été fait pour notre secteur. Au contraire, le Commissaire Européen de la Protection des Consommateurs a fort critiqué cette solution vitale pour notre secteur. Il faut être conscient que cet Arrêté Ministériel protège effectivement le client et qu’il permet la survie du secteur touristique et les secteurs liés.

L’Italie a été le premier pays à agir, la Belgique a suivi, et des mesures semblables ont été adoptées aux Pays-Bas, en France, en Finlande et dans d’autres pays. Nous sommes actuellement un exemple pour beaucoup de pays européens. Nous félicitons de tout cœur le gouvernement belge d’avoir pris cette initiative en concertation avec le secteur.

C’est pour cela Madame Wilmes que nous vous demandons concrètement aujourd’hui :

1. Le maintien de ce système de bon à valoir, pour que notre secteur puisse continuer à remplir ses obligations légales et de service. Si le secteur du tourisme, et plus particulièrement les agences de voyages et tour-opérateurs, bascule, cela a un impact immédiat sur les voyageurs et sur d’autres acteurs économiques comme le transport, l’hôtellerie, l’Horeca, etc.
De plus, les assureurs en insolvabilité n’auront pas les reins assez solides en cas d’hécatombe de tout le secteur.

2. Le secteur a un besoin urgent d’un fonds d’urgence/calamité comme dans certains pays scandinaves. Les organisateurs de voyages ont en effet versé de gros montants à leurs partenaires locaux sous forme d’acomptes pour les voyages réservés et ces montants ne peuvent pas être récupérés, ce qui entraîne de sévères pertes. Ce fonds sert à couvrir ces montants et à s’assurer que le travail effectué est récompensé.
Ici aussi, le secteur est prêt à collaborer à trouver des solutions pour le réaliser. N’attendons pas qu’il soit trop tard.

3. À plus long terme, il est nécessaire d’adapter la Directive Européenne et sa transposition en législation nationale afin de ne plus se retrouver dans de telles situations, tout en préservant les droits du voyageur. À nouveau, nous proposons notre collaboration commune et efficace.

4. Une harmonisation des régions quant à l’aide structurelle prévue par chaque région aux commerces fermés, en ce y compris le secteur des agences de voyages.

Madame la Première Ministre, Monsieur le Commissaire Européen, cher voyageur, cher journaliste, notre message est très clair : sans soutien supplémentaire notre secteur ne peut pas survivre.
Nous espérons tous un soutien supplémentaire pour le secteur afin de protéger au maximum le voyageur et de permettre à l’industrie du tourisme d’avoir à nouveau un avenir.

Vous pouvez toujours compter sur nous en tant que secteur. Nous travaillons encore 24 heures sur 24, malgré les circonstances difficiles, pour aider nos clients au mieux, parce que le client reste le centre de nos préoccupations.

Le secteur des voyages.

*Une étude d’impact de la crise COVID-19 (calculée jusqu’au 5 avril inclus sur base des mesures actuellement connues) pour notre secteur basée sur les chiffres des indépendants et des PME montre que l’impact pour le secteur du voyage (agences de voyages et organisateurs, sans tenir compte des grands acteurs comme TUI par exemple) se monte déjà à plus de 1,1 milliard d’euros. Suite aux nouvelles mesures de la cellule de crise, c’est-à-dire la prolongation de 2 semaines du confinement, l’impact s’élève aujourd’hui à plus de 1,5 milliard d’euros.

Contact pour la presse:

Pour ABTO – Association of Belgian Travel Organisers, BTO – Belgian Travel Organisation en VLARA – Vlaamse Associatie van Reisagenten :
Pierre Fivet, porte-parole – T: 0479 99 43 91 – E: pfivet@vacansoleil.com
Pour l’UPAV — Union Professionnelle des Agences de Voyages :
Anne-Sophie Snyers, secrétaire générale — T : 0471 88 45 42 — E : anne-sophie@upav.be
Pour la VVR — Vereniging Vlaamse Reisbureaus :
Koen van den Bosch, administrateur délégué — T : 0492 25 17 48 — E : koen@vvr.be
[1] Il s’agit d’une initiative de l’ensemble du secteur du voyage, ces associations ont été désignées comme porte-parole.

Mardi 24 mars 2020


United Airlines: restez à jour!

Les passagers et les professionnels du voyage peuvent suivre toutes les mises à jour de United Airlines concernant le coronavirus via leur plateforme dédiée (United Jetstream) accessible via jetstream.united.com – cette initiative a été mise en place pour fournir une information aussi précise et actuelle que possible.

Lundi 23 mars 2020


Corendon annule tous ses voyages jusqu’au 1er juin

Corendon a décidé aujourd’hui d’annuler toutes ses vacances avec départ jusqu’au 1er juin 2020. Cette décision est le résultat de l’avis actuel des gouvernements belge et néerlandais, qui déconseillent tous les voyages non nécessaires à l’étranger. En outre, des mesures de grande envergure ont été prises dans presque toutes les destinations de vacances pour limiter la propagation du coronavirus. Les clients concernés ont été informés de cette décision par courrier électronique aujourd’hui. Cette mesure concerne environ 80.000 séjours en plus des plus de 40.000 qui ont déjà été annulées précédemment.

Vendredi 20 mars 2020


Le système des bons à valoir est approuvé!

La ministre du travail Nathalie Muylle a annoncé des mesures pour le secteur des voyages et des événements lors de la conférence de presse du gouvernement fédéral. Toute personne qui a réservé et payé un voyage à forfait jusqu’au 6 avril a droit à un bon à valoir pour le coût total du voyage. Le bon est valable pendant au moins un an. Plusieurs réactions montrent que le secteur des voyages considère cette mesure comme un tour de force des associations professionnelles VVR, UPAV, FBAA et ABTO, sous l’impulsion desquelles le système de bons a été rendu possible. Malgré la crise persistante, l’industrie du voyage – pour la première fois depuis l’apparition du coronavirus – pousse un soupir de soulagement. En ce qui concerne le secteur des événements, les billets achetés sont automatiquement transférés si les événements ou, par exemple, les concerts sont reportés. Les personnes qui ne peuvent pas se rendre à la nouvelle date pour diverses raisons se verront rembourser leur argent. Même si l’événement n’a pas lieu, le consommateur sera remboursé.

TUI annule tous les départs en avion jusqu’au 30 avril inclus

 Afin d’apporter plus de clarté à ses clients, TUI a décidé d’annuler tous les voyages en avion jusqu’au 30 avril 2020 inclus. D’autre part, plusieurs destinations de vacances nous communiquent que certains hôtels n’ouvriront pas actuellement ou ouvriront plus tard dans la saison. Un bon de valeur sera donné au client suite à l’annulation d’un voyage à forfait ou d’un billet d’avion.

Les conditions assouplies de la garantie d’échange pour les voyages à forfait restent en vigueur jusqu’au 31 mai. Concrètement, cela signifie que le voyageur peut modifier une fois ses vacances sans frais, jusqu’à la veille du départ. Vous trouverez des informations détaillées dans la rubrique de questions-réponses sur le site du tour-opérateur: https://www.tui.be/fr/coronavirus. 

Tous les clients TUI rapatriés au plus tard dimanche

Les opérations mises en place par TUI pour ramener les vacanciers belges au pays se passent sans problème. Pour certaines destinations, les vacanciers à forfait sont déjà tous rentrés. Pour d’autres, les derniers vols sont programmés. Le tour-opérateur aura ramené, au plus tard dimanche, tous les vacanciers à forfait en Belgique.

Le secteur des voyages organisés appelle à soutenir le système de bons à valoir

Le secteur du voyage organisé est heureux d’apprendre que la ministre Muylle soutient le système des bons à valoir comme moyen alternatif de remboursement en cas d’annulation de vacances à forfait en raison du coronavirus. Nous appelons à ce que la Commission européenne, les associations de consommateurs et le Gouvernement belge soutiennent cette mesure afin d’assurer une protection maximale des consommateurs en cette période de crise.

En plus de la souffrance humaine que le coronavirus cause, le secteur du tourisme n’a jamais rencontré une crise économique d’une telle ampleur. Sans ce système de vouchers le secteur du voyage organisé ne peut plus survivre longtemps.

Dans les circonstances actuelles d’annulations massives des contrats de voyages à forfait, trop peu de liquidités sont disponibles pour rembourser les voyageurs. Si nos sociétés étaient obligées de rembourser en cash, l’entièreté du secteur (agences de voyages, tour-opérateurs et assurances en garantie) serait immédiatement en faillite.

Les voyageurs annulent leurs voyages réservés et déjà payés à une vitesse et en un nombre sans précédent. Et ceci pas simplement pour les semaines qui suivent, mais également pour le restant de l’année. Parallèlement, plus aucune nouvelle réservation n’est enregistrée. D’autre part, les sociétés ont déjà payé leurs fournisseurs étrangers et les compagnies aériennes, mais ne reçoivent pas de remboursements suite aux annulations actuelles.

Nous demandons à l’Europe, aux gouvernements et aux associations de consommateurs de faire preuve de compréhension et de lucidité car si les organisateurs de voyages faisaient faillite en masse, les assurances garantie et donc l’ensemble du système de garantie financière feraient également faillite. Dans ce cas, le consommateur ne bénéficierait plus d’aucune protection. L’annulation du voyage mettra notamment fin à l’obligation contractuelle et, en cas de faillite, le remboursement en espèces du prix du voyage ne sera plus assuré.

Avec le système des bons à valoir, par contre, le voyageur conserve ses droits parce que le voyage est, pour ainsi dire, reporté. Il pourra réserver à nouveau son voyage plus tard et reste assuré par les fonds de garantie en cas d’insolvabilité grâce au bon à valoir.

Le consommateur est bien mieux protégé avec la survie du secteur du voyage organisé et l’utilisation de ces vouchers.

Le secteur du voyage organisé compte sur le soutien du gouvernement pour introduire cette mesure essentielle et donner ainsi une chance au secteur de subsister. Soutenez le système de bons à valoir afin que les consommateurs ne soient pas laissés pour compte.

Jeudi 19 mars 2020


Etat des lieux armateurs CLIA

Maintenant que nous devons régulièrement faire face à de nouvelles restrictions dans notre vie quotidienne, la Cruise Lines International Association (CLIA) peut dire avec fierté que la communauté de croisières travaille de concert pour faire face à un sérieux défi. Paul Nuyens, manager de la CLIA: “Tout le monde travaille 24 heures sur 24 pour respecter les nouvelles restrictions et s’engage à tenir les clients au courant des dernières informations, même si les développements sont en constante évolution. Nos clients devraient être rassurés que notre industrie reste concentrée sur leur sécurité, leur santé et leur bien-être. L’industrie des croisières est une communauté solide et soudée avec des professionnels passionnés. Grâce à une collaboration continue, nous sommes capables de relever des défis et continuerons de travailler ensemble pour surmonter ce défi exceptionnel également.”

Pour les déclarations et les Questions Fréquentes les plus récentes sur le Covid-19, voir cruiseexperts.org. Les liens ci-dessous fournissent les dernières mises à jour de toutes les compagnies de croisière CLIA dans le monde et en Europe.

Emirates annule tous ses vols entre Bruxelles et Dubaï

En raison de la crise du coronavirus, Emirates va bientôt suspendre ses vols entre Bruxelles et Dubaï. Les deux vols quotidiens concernés sont l’EK184/EK183 et l’EK182/EK181. Ceux-ci seront suspendus du 26 mars au 30 juin 2020.

THAI annule ses vols entre Bruxelles et Bangkok

THAI International Airways suspend temporairement ses vols entre Bruxelles et Bangkok et vice versa du 3 avril au 30 avril 2020. THAI assurera la liaison jusqu’au 2 avril (dernier vol) afin de ramener tous les passagers bloqués. Les opérations devraient reprendre le 1er mai.

MSC: arrêt des opérations de la flotte jusqu’au 30 avril

MSC Croisières a confirmé aujourd’hui l’interruption de tous les embarquements à l’échelle de la flotte jusqu’au 30 avril. Les navires actuellement en mer achèveront leur itinéraire actuel pour ramener les passagers à leurs ports de débarquement, puis arrêteront également leur activité. La décision prise la semaine dernière par MSC Croisières d’arrêter toutes ses opérations à l’échelle de la flotte pour une période d’au moins 45 jours vise à refléter et à soutenir davantage l’efficacité de ces mesures. MSC Croisières offre aux clients touchés par cette mesure extraordinaire la possibilité de réserver une nouvelle croisière jusqu’à la fin de l’année 2021. La totalité de l’argent versé sera déduit du montant de la nouvelle réservation et sera accompagné d’un crédit de bord supplémentaire. A l’heure actuelle, la reprise des nouvelles croisières est prévue à partir du 30 avril inclus.

Lufthansa Group prolonge les délais de nouvelles réservationbs et offre 50 euros de réduction

En raison des circonstances exceptionnelles, le Lufthansa Group – Lufthansa, SWISS, Austrian Airlines, Brussels Airlines et Air Dolomiti – a décidé que:

  • Les billets peuvent être modifiés jusqu’au 31 août et vers une nouvelle destination,
  • Une réduction de 50 euros sera accordée pour chaque réservation (les frais de modifications resteront évidemment à zéro),
  • La modification est aussi rendue possible en contactant le service client après la date de voyage initialement prévue,
  • Les modifications sont possible aussi bien via le service client qu’en agence de voyages; ainsi que sur les sites web des compagnies comme swiss.com et austrian.com (en construction).

Cet assouplissement supplémentaire fait suite à l’annonce initiale du 13 mars, dans laquelle les passagers se voyaient accorder plus de temps pour re-réserver les vols annulés et existants, éventuellement à une date ultérieure. La valeur du billet restera la même et les passagers pourront voyager jusqu’au 31 décembre 2020. Toutefois, les modifications peuvent désormais être apportées d’ici le 31 août au lieu du 1er juin 2020. Si le nouveau vol est plus cher (même après l’application de la réduction de 50 euros) en raison du choix d’une nouvelle destination, d’une nouvelle classe de voyage, etc., alors la différence sera facturée au client.

Quid des remboursements des compagnies aériennes?

Les associations professionnelles se battent en ce moment pour trouver des solutions au niveau des compagnies aériennes. L’Union Européenne s’est exprimée ce matin par rapport aux demandes de ces dernières. Didier Reynders, Commissaire Européen responsable du droit des consommateurs s’est adressé ce jour aux médias mentionnant que les compagnies aériennes devaient rembourser les billets pour vols annulés. Il a été assez flou dans son intervention par rapport aux voyages à forfait qui eux, sont gérés par l’arrêté ministériel sorti hier. Mais le mot d’ordre reste le même que ce qui a été annoncé hier concernant les bons à valoir. Il est évident que le remboursement de tous les vols annulés n’est pas tenable pour le secteur aérien. La VVR et l’UPAV tentent de discuter avec les partenaires aériens pour trouver des solutions qui permettraient à ce secteur  de pouvoir se relever lui aussi. Plus d’informations sur les décisions au niveau européen suivront.

Brussels Airlines ramène chez eux plus de 9.500 Belges depuis 14 pays

En raison de la crise mondiale du coronavirus et de la demande des autorités belges de voir tous les Belges en vacances rentrer en Belgique, Brussels Airlines ramène plus de 9.500 compatriotes au pays sur 56 vols de rapatriement. Brussels Airlines a annoncé hier qu’elle suspendait temporairement tous ses vols réguliers entre le 21 mars et le 19 avril en raison de la crise du coronavirus. Jusqu’à vendredi, la compagnie aérienne continuera à assurer une petite partie de son offre de vols afin de ramener des compatriotes et les équipages au pays. De plus, dans les jours qui suivent, la compagnie gardera des avions prêts à rapatrier les Belges actuellement à l’étranger, en coopération avec le ministère des Affaires étrangères. Les quatre premiers vols, depuis Agadir et Marrakech au Maroc, ont atterri hier avec chacun 180 passagers à bord. Actuellement, 56 vols de rapatriement sont prévus pour amener à Bruxelles plus de 9.500 Belges depuis 14 pays, dont la Gambie, le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Au fur et à mesure de l’évolution de la situation, Brussels Airlines restera disponible pour opérer d’autres vols de rapatriement à la demande des autorités.

Communication de la VAB

Bruno Vanhecke (VAB): “Suite à la suspension temporaire de la législation sur les voyages à forfait, la VAB souhaite déplacer de façon exceptionnelle la date de début de l’assistance voyage temporaire et de l’assurance annulation temporaire des clients qui ont reçu un voucher dans le cadre de cette modification de la loi suite au coronavirus pour un voyage entre le 1er mars et le 31 mai 2020. Ceci, pour autant que les clients réservent un nouveau voyage avec ce voucher durant sa période de validité.”

Conditions

  • Les consommateurs qui ont déjà reçu un remboursement dans le cadre de la loi voyages ne sont pas concernés par ces mesures.
  • Aucun remboursement ne sera effectué si le client réserve un voyage moins cher ou d’une durée moindre. Les surplus seront facturés.
  • Prouvez l’existence du voucher avant de modifier la police.
  • Aucune déclaration de dommage ne peut avoir été indiquée dans le cadre du contrat initial.
  • Pour la Flandre, les agents de voyages peuvent contacter Luc De Backeret Bruno Van Hecke. Patrick Verhulle est en charge de Bruxelles et de la Wallonie.
  • VAB vous accompagnera pour mener ces modifications à bien et pour répondre à toutes vos questions sur le sujet.

La Tunisie fait face au Covid-19

Face à la propagation du Covid-19, la Tunisie prend également des mesures impactant le secteur du tourisme. Les autorités tunisiennes ont en effet ajouté plusieurs pays européens émetteurs de touristes sur la liste des pays à risques de niveau 3 sur 4 (France, Espagne et Allemagne, Suisse, UK, Suède, Norvège, Belgique, Danemark, Autriche…etc.) et ce, en plus de l’Italie qui figure déjà sur la liste des pays à risques de niveau 4. Tous les voyageurs arrivant en Tunisie depuis ces pays doivent désormais se mettre en auto-isolation pendant une période de 14 jours. Les frontières maritimes sont également fermées depuis le 14 mars et le resteront au moins jusqu’au 4 avril prochain. En ce qui concerne l’aérien, un nombre très réduit de vols demeure opérationnel pour répondre à des demandes de rapatriements. Tunisair annule a ainsi annulé ce mercredi 18 mars tous ses vols commerciaux et va rapatrier  tous les Belges et les  non-résidents qui sont encore en Tunisie. TUI fait quant à lui partir plusieurs avions en Tunisie pour rapatrier ses voyageurs. Cela signifie que les clients peuvent revenir sur un vol différent de celui initialement prévu. TUI a pris contact avec tous ses clients présents en Tunisie.

Hurtigruten maintient tous ses navires à quai

Hurtigruten a interrompu tous ses départs. L’armateur avait déjà annulé tous ses départs pour les croisières d’expédition jusqu’au 28 avril. Désormais, le service côtier entre Bergen et Kirkenes est également suspendu jusqu’au 19 avril. En coopération avec le gouvernement norvégien, deux navires resteront en service avec un plan de navigation intérieure adapté. Selon le ceo Daniel Skjeldam, il s’agit d’une mesure nécessaire pour garantir l’approvisionnement élémentaire des petites communautés le long de la côte norvégienne. Selon le dirigeant, ce fut une décision difficile et un moment émouvant pour l’équipe. “Néanmoins, je suis convaincu que c’est la seule décision responsable dans cette crise extraordinaire à laquelle le monde est confronté aujourd’hui.”

Mercredi 18 mars 2020


INDABA 2020 annulé

Mmamoloko Kubayi-Ngubane (ministre du Tourisme d’Afrique du Sud) a décidé d’annuler le salon professionnel INDABA 2020. “Cette décision est une grande déception pour beaucoup, mais en ces temps difficiles, nous devons prendre nos responsabilités et veiller à la santé de chacun,” expliquait Sisa Ntshona (CEO South African Tourism). Vous pouvez visiter le site web www.southafrica.net pour plus d’informations et des mises à jour sur la situation en Afrique du Sud.

Tenerife: service d’information

L’Office de tourisme de Tenerife lance un service d’information pour les touristes séjournant sur l’île. Vous pouvez le consulter pour toute information concernant un départ de l’île de Tenerife. Ce service est joignable par téléphone au (0034)922 255433 / (0034) 922 392037 et (0034) 922386000,  par e-mail ou via l’assistant virtuel Goio.

SNCB International: contact

L’équipe B2B de SNCB International reste joignable par téléphone et par e-mail.

MSC Croisières: transformer un bateau en navire-hôpital

©MSC Croisières

En Italie, le groupe MSC Croisières a récemment proposé, via sa filiale Grandi Navi Veloci (GNV), la mise à disposition d’un ferry qui pourrait être transformé en navire-hôpital. Cette proposition est une des solutions proposées pour faire face à une éventuelle pénurie de lits causée par la pandémie de Covid-19. Trois navires GNV ont été mis en avant pour ce projet: le Supreme et le Superba (567 cabines chacun), ainsi que le Splendid (473 cabines). L’armateur de croisières a également émis l’idée de mettre son MSC Opera (1071 cabines) à disposition pour d’autres besoins.

easyJet anticipe ses ventes pour l’hiver 2020/2021

easyJet avance la publication de son plan de vol pour la saison hiver 2020/21, selon ses propres termes, afin de donner aux clients la possibilité de réserver plus tôt en réalisant d’énormes économies sur les vols entre le 25 octobre 2020 et le 28 février 2021, mais aussi, bien sûr, pour maintenir son propre cash-flow à un niveau suffisamment élevé.

Tous les vols pour l’automne 2020 et l’hiver 2021 (plus de 90 millions de sièges sur 147.000 vols) coûteront au maximum 39,60 euros pour un aller simple, taxes et surcharges comprises. “Les clients peuvent également modifier leurs projets existants s’ils le souhaitent, ou réserver un nouveau voyage, avec l’assurance qu’aucun frais de modification ne sera appliqué”, a déclaré Robert Carey, cco d’easyJet. Tous les clients peuvent modifier les dates de leurs prochains vols à tout moment jusqu’au 24 mars pour un voyage avant le 28 février 2021 . Une initiative remarquable, mais non un gadget marketing insignifiant de la part du transporteur à bas prix intelligent, qui fait suite à l’annonce du ministère des affaires étrangères de ne se rendre à l’étranger que pour les voyages essentiels.

Le bon ‘corona’ accordé

Les associations professionnelles viennent de recevoir la confirmation du Cabinet de la ministre Muylle que notre proposition d’utiliser des bons à valoir en cas d’annulation dans le contexte de la crise COVID-19 – que ce soit par le voyageur ou par vous en tant qu’organisateur de voyages – a été approuvée. Un saut en avant que l’UPAV, la VVR, la FBAA et l’ABTO ont réalisé avec le soutien des autres associations professionnelles.

En d’autres termes, il existe désormais un cadre juridique permettant au voyageur concerné de ne plus refuser ce bon. Cela signifie que tous les voyagistes ont la possibilité de faire des bons à valoir, en lieu et place du remboursement.

Il n’y a aucune obligation légale d’annuler le voyage de votre client pour les voyages dont le départ est postérieur au verrouillage officiel. Si le voyageur souhaite toujours annuler pour un départ prévu après le verrouillage, il doit respecter vos conditions d’annulation. Nous insistons sur le fait que nous ne voulons pas créer de précédents ici.

La ministre Muylle a annoncé l’autorisation du bon à valoir dans un Décret ministériel qui se lit comme suit:

Si un contrat de voyage à forfait tel que stipulé dans la loi du 21 novembre 2017 relative à la vente de voyages à forfait, d’arrangements de voyages liés et de services de voyages est résilié en raison du coronavirus, soit par l’organisateur de voyages, soit par le voyageur, l’organisateur de voyages est en droit de lui délivrer un bon à valoir pour le montant payé au lieu d’un remboursement.

Ce bon remplit les conditions suivantes:

• Le bon représente la valeur totale du montant déjà payé par le voyageur ;

• Le voyageur n’aura pas à payer de frais pour la livraison du bon ;

• Le bon a une validité d’au moins un an ;

• Le bon indique expressément qu’il a été délivré à la suite de la crise du coronavirus.

Le voyageur ne peut pas refuser le bon qui remplit les conditions décrites ci-dessus.

Les organisateurs de voyages tiennent un registre permanent de tous les bons émis, de leur valeur et de leur détenteur.

Le contrat d’assurance relatif à la protection contre l’insolvabilité dans le cadre de la vente de voyages à forfait, d’arrangements de voyage liés et de services de voyage couvre le remboursement de ces bons.

Le présent Arrêté entre en vigueur le jour de sa publication au Moniteur belge et prend fin le jour de la levée des mesures restrictives en matière de voyage et au plus tard trois mois après son entrée en vigueur.

Le voucher ‘corona’ arrive

Le cabinet de la ministre Muylle annoncera aujourd’hui officiellement le lancement du ‘bon Corona’ destiné à soutenir l’industrie du voyage. Cette idée originale vient du gouvernement italien. Celle-ci a ensuite été reprise par l’association française des voyagistes SETO, l’ECTAA et l’ABTO dans un effort commun avec l’UPAV, la VVR, la FBAA, la BTO et la FTI. La compagnie d’assurances Amlin et le GfG ont assuré au comité commun que ce bon sera considéré comme un chiffre d’affaires réel et non d’un bon d’achat. Le cabinet et les différentes associations professionnelles continueront à communiquer à ce sujet aujourd’hui.

L’UPAV et la VVR adressent une lettre commune

Dans une lettre commune adressée à leurs partenaires, l’UPAV et la VVR appellent le secteur à la solidarité mais également au bon sens. Au vu des évolutions des derniers jours, les entrepreneurs du secteur se retrouvent sous pression, qu’elle soit médiatique, psychologique ou économique. Dans cette lettre, les deux associations demandent à leurs partenaires de rester lucides pour assurer la pérennité de leurs activités en prodiguant quelques conseils. Plus précisément, l’UPAV et la VVR  leur demande de réévaluer en profondeur leur fonctionnement en terme de domiciliation, soit:

– De ne pas exécuter de prélèvements automatiques de voyages qui ne peuvent pas être effectués

– La possibilité de réévaluer la régularité actuelle des domiciliations

– Effectuer une réflexion plus flexible de solutions avec le client et l’agent de voyages. De plus, il est possible que les professionnels décident, de part ces domiciliations automatiques, d’y inclure le débit des commissions liées et déjà payées à l’agence de voyages pour le voyage vendu.

Vous pouvez consulter cette lettre dans son intégralité en cliquant ici.

720 Belges du Maroc à la Belgique

Les Affaires étrangères rapportent que quatre vols charters sont affrétés aujourd’hui pour rapatrier 720 Belges bloqués au Maroc. Après que le Maroc ait pris des mesures strictes en réponse au coronavirus, ces voyageurs ont été menacés de rester bloqués au Maroc. C’est pourquoi le gouvernement belge déploie quatre vols: deux depuis Agadir et deux depuis Marrakech pour rapatrier les Belges. Ceux qui se sont manifestés en premier ont reçu une place sur ces vols. Au total, il reste environ 2.400 Belges au Maroc, tout sera mis en œuvre pour les récupérer d’ici la fin de la semaine. Le gouvernement allemand a annoncé hier soir qu’il compte encore 35.000 vacanciers en Egypte à l’heure actuelle. Ils seront récupérés dans le courant de la semaine par le gouvernement allemand grâce à des vols opérés par Condor, Lufthansa et TUI fly Germany.

Mardi 17 mars 2020


ECTAA: “Travailler ensemble pour trouver des solutions”

Pawel Niewiadomski, président de l’ECTAA, a déclaré: “Les gouvernements et l’industrie travaillent ensemble pour trouver des solutions pratiques tant pour les consommateurs que pour les agences de voyages. C’est dans notre intérêt à tous: clients, agences de voyage, fournisseurs et gouvernements. Les clients n’ont rien à gagner, si les entreprises de voyage sont en faillite et qu’il n’y a pas d’argent pour les rembourser”.
Une solution rapide doit être trouvée aux annulations massives de voyages résultant des avis de voyage négatifs et de la fermeture des frontières. L’annulation de voyages provoque actuellement une sortie de liquidités exorbitante, qui pourrait conduire à l’insolvabilité de milliers de sociétés de voyage (voyagistes et agences de voyage) dans un avenir très proche. L’ECTAA invite par ailleurs la Commission européenne à permettre et à inviter les Etats membres à utiliser d’urgence les possibilités prévues par l’article 107, paragraphe 3, point b), du TFUE pour soutenir financièrement les tour-opérateurs, les agents de voyages ainsi que l’ensemble du secteur des voyages (transport, services d’hébergement et autres prestataires de services).

KLM: réseau adapté et changement de plan de vol

KLM adapte fortement son plan de vol. Retrouvez tous les détails ici.

Air Belgium: interdiction de vol aux Antilles

Air Belgium prévoit l’annonce d’une interdiction de vol à destination et en provenance des Antilles à partir de dimanche prochain, le 22 mars 2020. L’horaire de ces vols est le même que celui qu’Air Belgium effectue pour ses vols réguliers tous les mercredis et samedis depuis le 7 décembre 2019. Le vol supplémentaire du vendredi 20 mars 2020 est prévu mais n’est pas encore confirmé.
Le contexte sanitaire et la situation de crise à l’échelle internationale étant précaires, les vols seront supprimés après le samedi 21 mars. Dès que la situation le permettra, ils seront reprogrammés. Ces vols sont principalement exploités pour le retour anticipé des passagers vivant aux Antilles qui souhaitent rentrer chez eux et pour le retour prévu et anticipé des résidents belges, français et européens. Air Belgium conseille à tous les autres passagers qui doivent partir pour la Guadeloupe et la Martinique de repousser leur voyage à une date ultérieure. La compagnie aérienne n’est actuellement pas en mesure de garantir des vols après le 21 mars. Pour modifier un voyage prévu, veuillez contacter le service clientèle par courriel à l’adresse suivante: customerservice@airbelgium.com.

Veuillez noter que les demandes de report de vols seront traitées après que le voyage de retour de cette semaine soit assuré pour les passagers.

Brussels Airlines suspend tous ses vols

En raison des circonstances exceptionnelles causées par la crise mondiale du coronavirus, Brussels Airlines a décidé de suspendre temporairement ses opérations aériennes à partir du samedi 21 mars 2020. D’ici là, les opérations de vol de Brussels Airlines seront réduites progressivement et de manière contrôlée et structurée afin de ramener les passagers et les équipages chez eux.

La décision de Brussels Airlines de suspendre temporairement tous ses vols entre le 21 mars et le 19 avril a également été prise suite aux mesures imposées par plusieurs autorités, telles que l’avis négatif des autorités belges, que Brussels Airlines comprend parfaitement, et le nombre croissant d’autorités nationales en Europe et au-delà qui n’autorisent plus de vols sur leur territoire.

Europa-Park: l’ouverture saisonnière reportée

Compte tenu des développements actuels concernant le coronavirus, Europa-Park et Waterwereld Rulantica devraient rester fermés jusqu’au 19 avril 2020.

Cette mesure urgente a été prise par la famille Mack car la sécurité et la santé des invités et des employés sont la priorité absolue du parc. L’entreprise est en contact étroit avec des experts, les autorités et des représentants politiques pour soutenir les employés et leurs familles.

Corendon rapatrie

Hier soir et aujourd’hui, Corendon déploie des vols supplémentaires vers Brussels Airport et Schiphol pour rapatrier ses vacanciers des îles Canaries. Cela concerne environ 1.000 vacanciers. Les accompagnateurs de Corendon dirigent le rapatriement sur les différentes îles.

TUI Retail à huis clos

Suite aux mesures gouvernementales annoncées, les agences de voyage TUI prennent également des mesures pour prévenir autant que possible la propagation du coronavirus. Les 104 TUI Shops de l’organisation ferment temporairement leurs portes. Ils resteront accessibles par téléphone ou par courrier électronique afin que les services aux clients puissent continuer. Pour l’instant, le travail à huis clos est prévu jusqu’au 31 mars.

Inge Goedefroo, Head of Retail TUI Belgium, dans une réaction accordée à Travel Magazine: “Nous restons joignables, car les clients doivent pouvoir contacter leur agence de voyages en cette période difficile. Cette mesure nous permet de rester disponibles pour nos clients tout en respectant les directives sanitaires du gouvernement. Nous avons bien conscience que cette décision impacte nos clients mais elle touche également nos collaborateurs en agence. Nous mettons un point d’honneur à la préservation de la santé et de la sécurité de nos clients et de nos collaborateurs, sans grand impact sur le service car tous nos agents restent joignables par téléphone ou par e-mail.”

 Qu’en est-il ailleurs?

D’autres organisations comme Imagine Travel ou Transeurope, entre autres, demandent à leur personnel de travailler à domicile pour éviter les éventuels risques de contagion. Les collègues tour-opérateurs comme Joker Reizen et Connections) ont entre temps demandé le chômage technique (partiel) au RVA pour le personnel. La grande question du jour reste de savoir si un grand lockdown du pays sera décrété et comment celui-ci sera défini. De nombreux observateurs partent du principe que le vote de confiance de ce midi au parlement fédéral mette en place le gouvernement Wilmès II qui pourrait annoncer un lockdown complet demain midi ou en soirée.

Plus d’escale autorisée à Zeebrugge

Afin de contrer la propagation du coronavirus, le Port de Zeebrugge a annoncé la mise en place d’une série de mesures. L’objectif est de garantir les activités principales et les fonctions critiques pour permettre un trafic naval le plus normal possible. Mais de nouvelles mesures entrent en vigueur. En accord avec le Conseil national de sécurité, il a été décidé que les navires de croisières pourraient encore s’ammarer au quai et se ravitailler dans le port de Zeebrugge. Toutefois, les membres d’équipage et les passagers ne pourront plus quitter le navire. Cela signifie également que toutes les visites de navires sont interdites jusqu’à nouvel ordre.

Lundi 16 mars 2020


FTI Ticketshop: Fermeture temporaire de la ligne d’assistance téléphonique

FTI Ticketshop: “En raison de la situation actuelle et de l’énorme charge de travail supplémentaire générée par cette situation de crise, nous avons décidé de fermer temporairement notre ligne téléphonique jusqu’à mercredi 18 Mars 18:30 heures inclus. La situation sera réévaluée mercredi à midi.

Veuillez dorénavant envoyer vos demandes uniquement à l’adresse mail suivante (operations team): ticketshop@fti-ticketshop.be
En cas d’urgence, votre personne de contact est Kevin Camusel kevin.camusel@fti.com qui est également prêt à vous aider.”

LuxairTours rapatrie ses clients

Avec effet immédiat et jusqu’au 31/3, tous les vols LuxairTours seront opérés à vide à l’aller. Les vols retours seront assurés selon un plan de vol spécial jusqu’à ce dimanche 22 mars. Ces vols ne sont plus ouverts à la vente, pour assurer en priorité le retour des clients communs de LuxairTours et Luxair Luxembourg Airlines.

Les clients sur place seront contactés par les guides du tour-opérateur pour assurer un retour anticipé au besoin. Les clients ayant réservé un vol seul seront informé par SMS.

Corendon annule tous ses voyages

En raison des développements actuels dans le monde en ce qui concerne le coronavirus, Corendon est contraint d’annuler tous les voyages/vols de Corendon Dutch Airlines (CND), Corendon Airlines (CAI) et Corendon Airlines Europe (CXI) au départ des Pays-Bas, de la Belgique et de l’Allemagne du 15 mars au 31 mars 2020. Cela s’appliquera également à tous les voyages organisés par le T.O. en coopération avec KLM, Transavia, Turkish Airlines et Brussels Airlines. Corendon a publié un document reprenant les questions les plus fréquentes et les démarches à suivre en fonction de la situation de vos clients. Vous pouvez le consulter ici.

Pierre et Vacances ferme en Espagne, à Andorre et en France

Compte tenu des décisions du gouvernement en Espagne, en Andorre et en France de fermer des lieux publics, Pierre & Vacances est obligé de fermer toutes les résidences de ces destinations. Pour les résidences en Espagne et en Andorre, la fermeture a pris effet ce dimanche 15 mars et sera maintenue jusqu’au 1er avril. Pour les résidences en France, les domaines de Pierre et Vacances ont également fermé leurs portes ce dimanche et ne rouvriront que le 14 avril au plus tôt.

Center Parcs: en hibernation

“Suite aux décisions annoncées par le gouvernement français concernant la fermeture des ‘lieux ‎recevant du public non indispensables à la vie du pays’, Center Parcs se voit dans l’obligation de fermer ses domaines des Bois-Francs, Lac d’Ailette, Bois aux Daims, Les Hauts de Bruyères, Trois Forêts et Villages Nature Paris à partir du dimanche 15 mars 2020, ” annonce Marthijn Tabak, Public Relations Officer The Netherlands & Belgium chez Center Parcs. Center Parcs suit également les décisions du gouvernement allemand et des autorités sanitaires. Compte tenu des mesures exceptionnelles annoncées le groupe se voit donc dans l’obligation de fermer tous les Center Parcs allemands à partir du lundi 16 mars 2020 à midi. Cela inclut: Park Allgäu, Park Bostalsee, Park Eifel, Park Hochsauerland, Bispinger Heide et Park Nordseeküste. Ces mesures s’appliquent jusqu’au 2 avril 2020 inclus.

Même son de cloche aux Pays-Bas, où Center Parcs a fermé ces domaines ce lundi également.

“Nous procédons actuellement à l’information de tous nos clients par sms et par e-mail. Des compensations leur seront proposées. Nous les encourageons également à consulter notre site internet qui est régulièrement mis à jour,”poursuit Marthijn Tabak.

Associations professionnelles: “Donner de l’oxygène  à nos membres”

Les associations profesionnelles comme la VVR et l’UPAV font tout leur possible pour informer et aider leurs membres en ces moments difficiles.

  • Le 10 mars, l’UPAV et la FBAA ont rencontré le gouvernement wallon.
  • Le 11 mars, l’UPAV, la VVR et la FBAA ont rencontré le ministre de tutelle bruxellois.
  • La VVR, épaulée par Toerisme Vlaanderen et sous l’égide de Peter De Wilde, ont rencontré les cabinets des ministres flamands concernés.
  • La VVR a rencontré le cabinet de la ministre Nathalie Muylle le 13 mars.
  • Le week-end dernier, les associations ont travaillé sur une note solidement fondée et chiffrée.
  • Ce 17 mars, la VVR continuera de travailler avec UNIZO, HORECA Vlaanderen et la FBAA dans le cadre de TaskForce pour la mise en place de mesures concrètes qui devraient offrir des solutions à tous les professionnels du tourisme en ces temps troublés.

“Des initiatives ont été lancées dans notre secteur unifié qui s’exprime d’une seule voix par le biais de notes claires adressées aux ministres, cabinets et instances compétents. Une évolution positive à laquelle nous continuerons de travailler,” avance la VVR dans un communiqué.

Rendez-vous Canada annulé

Destination Canada et la Tourism Industry Association of Canada (TIAC) ont annulé le salon professionnel Rendez-vous Canada 2020. Celui-ci devait se tenir à du 5 au 8 mai.

CroisiEurope: pas de croisières jusqu’au 15 avril

Les clients concernés recevront un bon pour une croisière ultérieure, ainsi qu’un voucher de 100 euros en cadeau pour une prochaine croisière.

Ryanair: toute la flotte clouée au sol?

Ce lundi midi, Ryanair annonçait qu’elle allait interrompre tous ses vols pour les 7 à 10 prochains jours, en ajoutant que jusqu’à 80% de tous ses vols prévus en avril et mai seraient également annulés. La possibilité que 100% des appareils soient cloués au sol en avril et mai a également été évoquée et dépendra de l’évolution de la situation.

Les agents de voyages et tour-opérateurs face à la tempête

La presse généraliste a jusqu’ici beaucoup parlé des conséquences des mesures prises par le gouvernement pour réduire le rythme de propagation du coronavirus pour le secteur de l’horeca, mais le tourisme est également frappé de plein fouet par ces décisions. Les annulations pleuvent depuis plus d’un mois et de nombreux clients s’inquiètent pour l’avenir de leur voyage. Tous les acteurs du secteur s’organisent pour traiter tous les dossiers de la manière la plus efficace possible, et ce, au cas par cas. Aux côtés des professionnels qui se retrouvent en première ligne, les associations professionnelles, dont l’UPAV, sont également en contact permanent avec les instances officielles pour défendre le secteur.  “La Wallonie a décidé de constituer un fonds extraordinaire de crise de 100 millions d’euros pour aider les secteurs le plus touchés. Hier, l’UCM mentionnait notre secteur comme un secteur prioritaire”, indique l’UPAV qui réclame aussi des mesures homogènes au niveau européen.

L’UPAV vous tient informés

L’UPAV travaille sans relâche depuis 10 jours. Ce weekend, le gouvernement régional a tendu l’oreille pour discuter de la lettre et des demandes concrètes que l’association a faites vendredi. L’UPAV a pu recevoir la confirmation que les instances ont également travaillé tout le weekend pour nous proposer des solutions. Ce lundi, l’UPAV réitère, avec toutes les associations du secteur réunies, ses demandes au Ministère fédéral de l’Economie et Protection du consommateur, et spécifiquement à Madame la Ministre Nathalie Buylle. “Nous attendons de leur part une réponse rapide et applicable très rapidement. Nous vous tiendrons évidemment informés dès que les décisions seront communiquées,” rassure l’UPAV. Pour un aperçu des actions entreprises et des conseils, cliquez ici.

Le secteur s’organise pour gérer la situation

Ce matin, de nombreuses agences de voyages et réseaux ont fait le choix de travailler à portes fermées pour éviter de trop grands attroupements dans les agences et ainsi limiter les risques de propagation du coronavirus. Les Travel Shops de Connections mais également les agences Del-Tour accueillent dont les clients au compte-gouttes aujourd’hui. Priorité est évidemment donnée aux dossiers dont les clients sont actuellement à destination et aux clients qui devaient partir dans les prochains jours. Les clients qui partent plus tard devront donc s’armer de patience pour avoir plus d’informations sur le statut de leur voyage, la situation évoluant au jour le jour. Dans de nombreux cas, les départs jusqu’au 30 mars sont suspendus.

“De nombreuses compagnies aériennes en faillite fin mai”

“En raison de la pandémie de coronavirus, la plupart des compagnies aériennes dans le monde seront en faillite d’ici la fin mai, et seule une action coordonnée du gouvernement et de l’industrie pourra empêcher une catastrophe de se produire,” annonce le  CAPA (Center for Aviation) dans une communication ce lundi. Les compagnies aériennes du monde entier ont annoncé une réduction drastique de leurs activités suite à l’épidémie de coronavirus. Les réserves de liquidités s’épuisent rapidement car les avions sont cloués au sol  presque partout dans le monde et les vols encore en service sont remplis à moins de 50%. “Les annulations dépassent de loin les nouvelles ”, déclare le CAPA.

Brussels Airlines espère un soutien financier

Brussels Airlines demande au gouvernement un soutien financier. Les mesures draconiennes prises par plusieurs pays européens et les Etats-Unis pour enrayer le coronavirus impactent fortement l’aviation. Brussels Airlines, comme presque toutes les autres compagnies aériennes, a également été gravement touchée. De plus en plus de pays ferment leurs frontières, ce qui rend les vols presque impossibles. Selon le magazine économique Trends, Etienne Davignon, président du conseil d’administration de SN Airholding, compte sur le soutien financier du gouvernement.

Aperçu des annulations par les compagnies maritimes et des fermetures de zones maritimes

Aux Etats-Unis, mais aussi dans le monde entier, les armateurs de croisières maintiennent leurs navires à quai en raison du coronavirus, de la fermeture des ports et de l’introduction de régles de quarantaine.
Nous vous proposons ici une vue d’ensemble des différentes mesures prises par les compagnies maritimes. Notez qu’il s’agit d’un instantané de la situation. Celle-ci change de jour en jour.

  • AIDA Cruises et Costa Croisières ont annulé leurs départs jusqu’au début du mois d’avril. Si les restrictions ne sont pas prolongées, Costa Croisières reprendra progressivement ses départs à partir du 3 avril. AIDA Cruises espère reprendre son programme le 5 avril.
  • AmaWaterways a reporté le début de sa saison de croisières fluviales européennes au 26 avril. Les départs sur le Mékong reprendront en principe le 23 mars.
  • Avalon Waterways et toutes les autres marques du groupe Globus suspendent tous les voyages jusqu’au 30 avril.
  • La Carnival Cruise Line a suspendu toutes ses traversées jusqu’au 10 avril.
  • Les navires de Celestyal Cruises resteront hors service jusqu’au 1er mai.
  • Crystal Cruises a annulé tous les voyages avec le Crystal Serenity jusqu’au 21 avril. Le Crystal Symphony ne sera pas remis en service avant le 8 mai.
  • Cruise & Maritime Voyages a annulé tous ses départs jusqu’au 24 avril.
  • Cunard annule tous ses départs jusqu’au 11 avril.
  • La compagnie Disney Cruise Line a annulé tous les départs de ses quatre navires jusqu’au 12 avril.
  • Chez Fred. Olsen Cruise Lines, les navires ne navigueront plus jusqu’au 23 mai.
  • Hapag-Lloyd Cruises navigue encore pour le moment. L’armateur ajuste ses schémas de navigation si nécessaire.
  • Holland America Line et Seabourn suspendent toutes leurs activités de croisière dans le monde entier pendant 30 jours. Les compagnies espèrent pouvoir recevoir à nouveau des passagers à partir du 15 avril.
  • Marella Cruises a annulé tous les départs jusqu’au 28 mars.
  • MSC Croisières a annulé toutes les traversées dans les Emirats pour le reste de la saison. En Méditerranée et dans les Antilles françaises, les croisières sont suspendues. Aux Etats-Unis, aucun navire ne partira au cours des 45 prochains jours. En Amérique du Sud et en Afrique du Sud également, les navires seront temporairement mis hors-service après avoir terminé leurs croisières encore en cours. Consultez le site web pour plus d’infos.
  • Norwegian Cruise Line Holdings (Norwegian Cruise Line, Oceania Cruises et Regent Seven Seas Cruises) a annulé tous les embarquements jusqu’au 11 avril.
  • PONANT annule temporairement tous ses départs. L’armateur n’a pas encore annoncé de date pour la relance.
  • Princess Cruises maintiendra ses navires hors service pendant 60 jours et souhaite reprendre ses activités le 11 mai.
  • Chez Royal Caribbean Cruises, toutes les traversées d’Azamara, de Celebrity Cruises, de Royal Caribbean International et de Silversea Cruises dans le monde entier seront annulées jusqu’au 10 avril 2020.
  • Le Scenic Group (Scenic Luxury Cruises et Emerald Cruises) arrêtera toutes les croisières maritimes et fluviales jusqu’au 30 avril. Sur le Mékong, l’armateur a annulé tous les départs jusqu’à la mi-mai (fin de la saison).
  • Viking Cruises annule toutes les croisières maritimes et fluviales jusqu’au 1er mai.
  • Virgin Voyages reporte le lancement du Scarlet Lady au 15 juillet. Après quelques croisières de lancement, le navire commencera sa saison de lancement le 7 août.
  • Windstar Cruises suspend tous les voyages jusqu’à la fin du mois d’avril. La compagnie maritime espère redémarrer le 1er mai.

En outre, le Canada a décidé d’interdire tous les navires de plus de 500 passagers jusqu’en juillet. Cette mesure concerne non seulement les croisières au Canada/Nouvelle-Angleterre, mais aussi les traversées en Alaska. Les règles de cabotage américaines stipulent que les navires ne battant pas pavillon américain doivent faire escale dans au moins un port étranger lors de croisières au départ et à l’arrivée aux Etats-Unis. Maintenant que des ports tels que Vancouver et Victoria sont fermés, les croisières dans la région ne sont plus autorisées. La Nouvelle-Zélande refuse tous les navires se trouvant sur son territoire jusqu’au 30 juin. En outre, les visiteurs de tous les pays devront passer 14 jours en quarantaine en arrivant en Australie et en Nouvelle-Zélande. La Polynésie française retiendra tous les navires de croisière jusqu’au 11 avril. Monaco interdit l’amarrage des navires jusqu’à la fin du mois d’avril. Il n’y a pas d’interdiction générale en Norvège. Les ports tels que Bergen, Oslo, Bodo, Stavanger et Alesund reçoivent des navires pour le ravitaillement, mais les croisiéristes ne sont pas autorisés à monter à bord. Les services de ferry, y compris le service côtier de Hurtigruten, restent opérationnels, mais les passagers en transit ne sont pas autorisés à débarquer dans certains ports. L’embarquement et le débarquement sont possibles. Ces périodes peuvent être prolongées en fonction de l’évolution de la crise du coronavirus. Singapour reporte indéfiniment les escales pour les navires de croisière.

Dimanche 15 mars 2020


TUI AG suspend la majorité de ses opérations

Hannovre © Christian Wyrwa

Dans cette situation en constante évolution, le TUI Group met un point d’honneur à préserver la sécurité et le bien-être de ses clients et de ses employés. C’est pourquoi le groupe TUI a décidé, conformément aux directives gouvernementales, de suspendre jusqu’à nouvel ordre la grande majorité de toutes ses opérations de voyage, y compris les voyages à forfait, les croisières et les opérations hôtelières. Cette suspension temporaire a pour but de contribuer aux efforts gouvernementaux mondiaux visant à atténuer les effets de la propagation du Covid-19.

Le groupe peut compter sur une trésorerie et de liquidités à hauteur d’environ 1,4 milliard d’euros et les résultats obtenus depuis le début de l’année ont été conformes aux attentes avant la propagation de la pandémie. TUI se voit donc contraint de prendre des mesures substantielles en matière de réduction des coûts pour atténuer l’effet du Covid-19 sur les bénéfices. Par ailleurs, le groupe a introduit une demande pour des garanties d’aides d’Etat afin de soutenir l’entreprise jusqu’à la reprise des activités normales.

Samedi 14 mars 2020


Associations professionnelles: en contact avec les autorités

Ce vendredi 13 mars, les associations professionnelles que sont l’UPAV, la VVR, la FBAA, l’ABTO, FTI, la BATM, la BTO s’étaient réunies pour débattre avec les autorités régionales et fédérales pour défendre les intérêts du secteur du tourisme. L’objectif était de donner suffisamment de marge de manoeuvre au secteur pour lui permettre de continuer à fonctionner.

L’UPAV:  “La situation continue à être difficile pour tous. Les nouvelles d’hier n’aident pas à rester calme et le pays tout entier est en panique. Nos organisations continuent à frapper aux portes du fédéral et régional. Nous collaborons, tous, pour trouver des fonds et trouver des solutions. La panique mène parfois à l’agressivité. Agences de voyage, T.O., broker, compagnies aériennes: nous sommes tous dans le même bateau. Nous demandons à chacun de respecter ses partenaires car cette crise, il nous faudra la passer ensemble.

Nous avons passé cette journée à mettre en place les actions à prendre et à demander. Nous nous adressons à l’UCM, notre partenaire très présent, pour le sauvetage de nos PME et indépendants. Nous nous adressons aux Ministres -Présidents de la Région Wallonne que nous rencontrons demain, avec nos demandes d’actions concrètes.

La Wallonie a décidé de constituer un fonds extraordinaire de crise de 100 millions d’euros afin de soutenir les secteurs les plus touchés. Hier, l’UCM mentionnait notre secteur comme un secteur prioritaire. Ces demandes, vous les trouverez dans le document ici: https://www.upav.be/images/nwsl/lettre-upav-ucm-coronavirus-13032020_file.pdf

Les associations continueront à suivre la situation de près, tout comme notre gouvernement. Cela signifie que la situation ne pourra réellement être évaluée qu’au jour le jour et semaine après semaine, et des ajustements seront faits en conséquence. Dans ce cadre, le secteur suivra donc les conseils du SPF Affaires étrangères et les associations maintiendront clairement la position selon laquelle les voyages qui peuvent être effectués ne peuvent être annulés gratuitement.

TUI Belgium annule tous ses départs de voyages à forfaits

“A la suite de l’avis du SPF Affaires étrangères qui conseille aux citoyens belges de ne pas voyager à l’étranger, TUI Belgium a décidé de ne pas emmener, jusqu’à nouvel ordre, les personnes qui ont réservé un voyage à forfait dans leur destination de vacances.

Pour les vacanciers qui séjournent actuellement à l’étranger, TUI fly continuera à effectuer les vols retour vers la Belgique. Chaque voyageur sera informé personnellement dans les plus brefs délais. A bord des vols aller, il n’y aura donc aucune personne ayant réservé un voyage à forfait. Quant aux clients qui ont réservé uniquement un billet d’avion, ils pourront prendre ce vol. Cependant, TUI ne peut leur garantir qu’ils pourront ensuite rentrer au pays avec le vol retour qu’ils avaient réservé.

Les personnes qui souhaitent rentrer plus tôt de vacances peuvent le faire dans la mesure où des sièges sont disponibles sur les vols retour. Les personnes qui n’ont pas encore quitté la Belgique recevront un bon de valeur qui leur permettra de payer un voyage TUI avec une date de départ ultérieure.

Ces mesures s’appliquent à toutes les vacances en avion proposées par TUI Belgium. Le service clientèle de TUI est actuellement inondé de questions et tous les efforts sont déployés pour qu’une réponse soit apportée à chacun.”

Les Affaires étrangères déconseillent tous les voyages à l’étranger

“Les pays du monde entier prennent des mesures pour contenir le coronavirus et arrêter la pandémie. Tant de pays prennent des mesures de quarantaine ou ferment leurs frontières que la circulation normale des biens et des personnes ne peut plus être garantie. Le risque pour les citoyens belges d’être bloqués est si élevé que tout voyage à l’étranger est déconseillé”, écrit le SPF Affaires étrangères sur son site web.

Toute personne voyageant à l’étranger doit d’abord contacter les autorités locales, son tour-opérateur ou sa compagnie aérienne pour obtenir de l’aide. En cas d’urgence, les Belges peuvent contacter l’ambassade de Belgique du pays dans lequel ils se trouvent.

Pour un certain nombre de compagnies d’assurance, un avis de voyage négatif est une raison valable pour annuler un voyage réservé sans frais. Si vous avez réservé un voyage, il est préférable de vérifier les conditions de votre assurance annulation.

Corendon annule tous ses voyages jusqu’au 31 mars

Le tour opérateur Corendon annule tous ses voyages et croisières dont les départs sont prévus entre le 15 et le 31 mars. Cette décision est le résultat des mesures de grande envergure qui sont actuellement prises dans le monde entier pour empêcher une propagation accélérée du coronavirus. En ce qui concerne les dates de départ après le 31 mars 2020, la situation sera réévaluée ultérieurement. Les vacanciers qui sont actuellement en vacances reprendront leur vol de retour à la date prévue pour le moment.

Vendredi 13 mars 2020


TUI et l’impact du Covid-19

© TUI

“En tant qu’organisation de voyages et compagnie aérienne et tout comme le reste du secteur, TUI ressent aussi les effets de la crise du coronavirus,” nous indiquait la direction de TUI dans une réaction téléphonique accordée à la rédaction de Travel Magazine. “L’avance financière que TUI avait enregistrée au début de l’année comptable diminue progressivement. Il va de soi qu’à court terme, cela produit un effet immédiat sur les résultats. Malgré la confiance du groupe quant au fait que les clients maintiendront leurs projets de voyage à moyen et à long terme, TUI se voit aujourd’hui contraint de prendre des mesures internes pour s’armer pour le futur.”

TUI BeNeLux a aujourd’hui publié une série de mesures à l’attention de son personnel en vue d’apporter une réponse à la situation actuelle. Les offres d’emploi en cours sont ainsi suspendues, les contrats temporaires sont réévalués au cas par cas et les événements internes et externes sont reportés jusqu’à nouvel ordre.

Chômage temporaire en Belgique

“En Belgique, TUI examine la possibilité, aussi bien pour le tour-opérateur, la distribution que pour la compagnie aérienne, de demander le chômage temporaire pour force majeure et pour causes économiques. La demande de chômage temporaire pour force majeure peut être effectuée à court terme, en raison du ralentissement des activités de l’entreprise à la suite de la crise du coronavirus. Cette demande sera faite dans l’attente de l’approbation de la demande pour chômage temporaire pour causes économiques. La procédure d’attribution dure environ un mois. En cas d’attribution du chômage temporaire, le Western Region Board définira, par département, quels collègues seront concernés par cette mesure,” précisait TUI à la rédaction de TM.

©Connections

Connections instaure le chômage technique partiel

Chez Connections, tous les collaborateurs travaillent d’arrache-pied pour aider les clients dans les modifications de leurs projets de voyages. Malgré la charge de travail, et pour faire face aux défis financiers que rencontre l’entreprise, à l’instar de tous les autres organisateurs de voyages, Connections a décidé unanimement que tous les collaborateurs de l’entreprises seraient soumis à un régime de chômage technique partiel à compter du 16 mars. Cette mesure temporaire concerne 40% des heures de travail normales. “Même en cette période difficile, nous mettons tout en œuvre pour porter assistance à nos clients. Les Connections travel shops ne seront pas accessibles au public ce samedi, mais resteront joignables via e-mail et par téléphone,” explique Frank Bosteels (Senior Business Development Manager de Connections).

Fermeture temporaire de tous les Center Parcs et Sunparks en Belgique

En raison de l’épidémie de coronavirus, tous les Center Parcs et Sunparks belges vont fermer temporairement. Le groupe de résidences de vacances suit ainsi les dernières directives imposées par le gouvernement fédéral. Les parcs seront fermés à partir de maintenant jusqu’au 3 avril. Cette mesure ne concerne que les sites belges, les parcs néerlandais, français et allemands resteront ouverts jusqu’à nouvel ordre.

Les hôtes qui ont déjà réservé un séjour auprès des Center Parcs et Sunparks belges seront contactés par e-mail ou SMS. Le groupe Center Parcs demande aux clients de ne pas les contacter par téléphone.

Quid pour les assurances de voyage?

Face à l’épidémie de Covid-19, Assuralia, l’organe de tutelle rassemblant les compagnies d’assurances belges, a repris dans un communiqué toutes les assurances de voyage et leurs conditions.
Si vous recevez un client qui souhaite annuler son voyage, certaines conditions s’appliquent. Dans les zones où le virus s’est déjà propagé, l’annulation n’est pas déjà forcément possible si un avis négatif n’a pas encore été émis par le ministère des Affaires étrangères. Certains assureurs proposent toutefois des contrats plus étendus permettant de couvrir l’annulation, laquelle dépend parfois d’un avis de voyage négatif exprimé par le SPF Affaires étrangères pour la zone concernée.
Si le client est contaminé par le virus en voyage, la plupart des assurances de voyage couvriront les coûts médicaux (tels que l’hospitalisation ou les visites médicales).
Dans le cadre d’une assurance hospitalisation, le client peut recourir aux services et remboursements prévus par son assurance hospitalisation privée (peu importe le lieu d’infection).

Assuralia conseille aux clients de lire attentivement leur contrat d’assurance et de prendre contact avec leur assureur. Pour plus d’informations sur les assurances, cliquez ici.

L’Espagne ferme ses ports aux navires de croisières

Hier, le Conseil des ministres espagnol a décidé de fermer tous les ports aux navires de croisières jusqu’au 26 mars. Ceci à la suite de l’épidémie de coronavirus. Il s’agit principalement de croisières en provenance d’Italie. Le MSC Grandiosa, qui devait accoster à Barcelone ce soir, va donc maintenant se diriger vers Marseille, Gênes et Civitavecchia avec ses passagers.

VVR: négociations avec le SPF Economie

“Demandez de la patience aux clients”

Aujourd’hui à 10 heures, une consultation était programmée entre la VVR et le SPF Economie afin de définir une position commune. La VVR: “Nous sommes confrontés à une situation exceptionnelle et le cadre législatif n’est clairement pas adapté à cela. Nous vous conseillons vivement de contacter vos clients et de leur demander d’être patients jusqu’à ce que nous ayons une position claire du gouvernement fédéral.”

Disney: fermeture des parcs

La Walt Disney Company a confirmé qu’elle fermerait tous ses parcs dans le monde entier. De plus, les navires de la Disney Cruise Line ne navigueront pas avant la fin du mois de mars. Ceci en réponse à l’épidémie mondiale de Covid-19. Après que tous les parcs d’Asie ont fermé leurs portes, c’est aujourd’hui Disneyland Paris, Disney World en Floride et Disneyland Californie qui vont également fermer leurs portes. Les hôtels de Disneyland Paris et Disney World resteront ouverts jusqu’à nouvel ordre.

Universal Studios a également annoncé la fermeture temporairement de ses portes. Bien qu’aucune infection n’ait encore été signalée, la société tient à appliquer le principe de précaution.

Ponant Explorer © Philip Plisson

PONANT: politique de réservation exceptionnelle et temporaire

Etant donné la situation sanitaire actuelle, PONANT met à jour ses conditions de réservation pour garantir une meilleure flexibilité à ses futurs passagers. Pour toute nouvelle réservation d’une croisière dont le départ se situe en 2020, les clients pourront verser un acompte de seulement 10% du montant de la croisière et auront la possibilité d’annuler sans frais jusqu’à 30 jours avant le départ. Par ailleurs, pour toute nouvelle réservation sur une croisière dont le départ est en 2020, 2021 et 2022, les passagers pourront annuler sans frais jusqu’à 90 jours après la confirmation de celle-ci et demander un remboursement ou un avoir. Pour les réservations en cours, les conditions de paiement sont assouplies et un délai de 30 jours est accordé aux passagers pour régler leur dernier acompte. Jusqu’à présent, le dernier acompte était dû 60 jours avant le départ.

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Réouvertures, vraies réservations, nouveaux modèles etc. https://travel-magazine.be/yo-yo-bons-a-valoir-iata-easypay-etc/?lang=fr Fri, 12 Jun 2020 03:30:37 +0000 https://travel-magazine.be/?p=102237 12 juin 2020

Réouvertures, vraies réservations, nouveaux modèles etc.

Alors que ces jours-ci, de nombreuses agences de voyages ouvrent à nouveau leurs portes, une grande incertitude continue à planer en dépit de la réouverture des frontières, des régions et des hébergements et du redémarrage de différentes compagnies aériennes. Pas tant au sujet de la possibilité de voyager à nouveau, mais plutôt sur les zones d’ombre planant sur le données et vols précédemment enregistrés, qui entraînent de nombreuses questions, désagréments et nouvelles annulations dans le chef des clients et des agents de voyages, dans l’inéluctable carrousel de nouvelles mesures obligatoires (principalement sanitaires) imposées aux producteurs de voyages. Il est somme toute logique que les schémas de vol pré-corona ne pourront pas être maintenus à 100 % lors du redémarrage, surtout lorsque de nombreux pays ignorent eux-mêmes la date à laquelle ils ouvriront à nouveau l’espace aérien touristique.

Tout le monde s’accorde à penser que le « bon à valoir » – que de nombreux médias s’obstinent encore à appeler voucher corona – est une réponse actuellement indispensable et appropriée pour mettre un terme à la détresse financière dans laquelle toute la chaîne des prestataires voyagistes se trouve enlisée. Entre-temps, cette mesure a été prolongée jusqu’au 31 août aux Pays-Bas par le biais de la SGR (Fonds de garantie des voyagistes) avec le soutien sans participation des pouvoirs publics.  Dans notre pays, les associations professionnelles ont les yeux tournés vers les pouvoirs publics pour savoir comment ces derniers s’y prendront pour accorder une prolongation (obligatoire ou volontaire) à la date butoir de l’Arrêté Ministériel du 19 mars au-delà du 19 juin pour le bon à valoir. N’oublions pas que seules l’Italie et la France – par décret – et la Belgique, au travers d’un Arrêté Ministériel, ont imposé cette mesure et que d’autres pays, comme les Pays-Bas, ont réalisé cela via les organisations sectorielles, avec l’assentiment implicite des pouvoirs publics. Par ailleurs, il ne faut pas perdre de vue que le « voucher corona » est pour beaucoup une arme à double tranchant qui ne fera que reporter à l’an prochain la problématique du chiffre d’affaires et des revenus, tant pour l’organisateur que pour le revendeur. Pour de nombreuses agences de voyages, la perspective de réaliser du chiffre d’affaires est aujourd’hui aussi maigre que le contenu de leur caisse journalière. C’est la raison pour laquelle il est bon que les ventes réelles reprennent avec la réouverture physique des agences, en dépit des milliers de demandes de modification de réservation et d’annulations. La demande d’offres voyagistes concrètes est enfin de nouveau transformée en « véritables réservations ». Ces jours-ci, les organisateurs de voyages ont souvent recours de manière unilatérale à la hachette de l’annulation pour des dossiers avec date de départ en automne, parce que certains agents de voyages manquent de liquidités (ou manquent de réservations? ) et sont donc dans l’incapacité de régler les acomptes ou les soldes dans les délais préétablis. Si cela permet certes de limiter le risque financier, le client est de ce fait laissé pour compte. Autre problème : certains T.O. ne versent plus de commission sur les dossiers annulés alors que chez nombre d’entre eux (pas tous, toutefois), cela est stipulé dans les modalités de collaboration connues depuis de nombreuses années. Et pour couronner le tout, certains clients ne paient tout simplement pas. Là encore, la règle d’or vaut qu’une agence de voyages de bonne foi avec bons à valoir B2B est toujours assurée contre toutes les calamités.

Mais sur le plan macro-économique aussi, l’ère post-corona risque bien d’être mouvementée. Et ce, tant dans les rapports entre le client et son fournisseur qu’entre le producteur et le vendeur. De nombreux grands groupes voyagistes seront dans l’obligation d’opérer avec une intensité capitalistique moindre. La crise actuelle a enclenché un gigantesque effet domino, en vertu duquel plus personne ne paie en raison d’une absence totale de liquidités. Suite à la crise, TUI a drastiquement limité ses investissements et retient les paiements en attente (bien que convenus) pour les partenaires hôteliers du monde entier pour conserver l’indispensable cash-flow. D’autre part, différents partenaires-hôteliers méditerranéens qui avaient reçu d’importantes sommes de TUI l’hiver dernier (sommes déjà utilisées en préparation de la saison estivale 2020) ont été invités à reverser en partie certains de ces paiements.

De grandes entreprises voyagistes, chaînes hôtelières, compagnies croisiéristes et aériennes scrutent dès maintenant où des sur-capacités se présenteront demain pour cause de demandes limitées. Le fait est que si notre industrie voyagiste engrange de bons bénéfices à tous les niveaux lorsque la conjoncture est prospère et florissante, elle essuie aussi des pertes en temps de crise.

La relation compagnie aérienne et agence de voyages d’affaires sera sérieusement mise à l’épreuve en ces temps post-corona, avec une demande réduite – ou différente – de voyages d’affaires effrénés. Pendant des années, le business model pour certaines agences de voyages d’affaires reposait en partie sur le versement de substantielles « super commissions » de la part des compagnies aériennes partenaires qui, de la sorte, fournissaient l’oxygène financier indispensable au fonctionnement optimal des points de vente de voyages d’affaires. Cependant, avec l’introduction des nouveaux airline tools et des technologies digitales novatrices (comme des Self Booking Tools), avec une configuration GDS modifiée et le Direct Connect (directement relié au serveur du groupe aérien), qui réduisent tous deux les recettes pour l’agence, l’entreprise va devoir déployer des trésors de créativité (e.a. au travers de nouveaux modèles de tarification) pour conserver une relation avec le client tournée vers l’avenir, dans laquelle les handling fees négociés au plus juste ne pourront que très difficilement être revus à la hausse.

Du côté leisure aussi, où la nouvelle législation européenne sur les voyages est loin d’avoir été mise sur pied « à l’épreuve du futur », le modèle B2B dans la relation entre l’organisateur et le revendeur sera sérieusement mis à l’épreuve. Voilà pourquoi (et j’insiste, RW), la création d’un fonds de calamité européen – pour notre industrie voyagiste aussi – doit être mise à l’ordre du jour de manière prioritaire, à présent que nos associations professionnelles ont démontré aux pouvoirs publics à coups de données, via une analyse d’impact lourdement étayée, qu’en tant que secteur de services (aux côtés du secteur événementiel et hospitality), nous jouons un rôle essentiel dans le tissus économique et social de la société.

Cependant, l’interminable série de calamités externes qui a frappé le secteur voyagiste de plein fouet ces dernières décennies (des attentats du 11 septembre au terrorisme international en passant par les épidémies, les irruptions volcaniques etc.) démontre que dans un monde voyagiste global, la collaboration entre l’industrie voyagiste organisée – producteurs et revendeurs – et le client est essentielle (« En tant que partie intégrante de tout l’écosystème, le client appartient au final à tout un chacun »).

L’échange de données dans un monde en ligne dirigé par le mobile doit couler de source, dans le respect de la vie privée et des desiderata du client. Un phénomène par exemple de direct billing – sous quelque forme que ce soit – pouvant uniquement être mis sur pied au travers d’une vaste consultation parmi tous les intéressés- sera demain « essentiel » dans les relations mutuelles entre tous les acteurs de la chaîne voyagiste.

En fin de compte, une vision progressive devrait nous faire prendre conscience qu’en dépit de tous les préjugés pré-corona, nous sommes ouverts à l’enseignement. Que ce n’est que ’collectivement’, en mettant émotions et égos de côté, que nous serons capables de faire évoluer le secteur voyagiste de manière durable et rentable et que nous sommes par conséquent un point de référence pour les différents pouvoirs publics qui aujourd’hui (fort heureusement) nous soutiennent.

Robrecht Willaert, rédacteur en chef

 


 

 

5 juin 2020

Numérisation, pollution, objectifs climatiques etc.

Avec le redémarrage consécutif et progressif de différents secteurs économiques et les ouvertures hésitantes des frontières européennes, notre société se retrouve plus que jamais au cœur d’une spirale mouvante. Après de longs mois d’interdictions, certains feux verts ont été donnés, accompagnés pour certains de la valse-hésitation de « j’y vais ou j’y vais pas? » frileux. Le tout, sous l’influence de ceux qui ont longtemps été qualifiés de « savants », ensuite de « spécialistes » et maintenant d’« experts ». Les fidèles disciples de Mao ont pour ainsi dire éprouvé davantage de difficultés à façonner le Chinois moderne au cours de ces dernières décennies que l’armada de virologues (et consorts) n’en a éprouvé pour nous endoctriner toutes et tous en ligne en 10 semaines de temps. En ces temps post-corona de tâtonnement, il est frappant de constater que les pouvoirs publics, qui se sont profilés ces 3 derniers mois comme les grands prohibiteurs, se retirent à présent tout en mettant en exergue leur rôle de salvateur. Cela n’est pas sans évoquer le rôle des banques, qui se font un plaisir de distribuer des parapluies par beau temps avant de vous les réclamer à la première ondée. Le tout, sur fond de cimetières économiques de plus en plus remplis dans de nombreux secteurs des services, tandis que le monde boursier exécute chaque jour des danses post-corona sur le marché des actions. Le tourisme mondial n’a donc plus qu’à faire cavalier seul et louvoyer entre tout ça pour à nouveau susciter la confiance dans le chef du consommateur, afin que celui-ci parte de nouveau – et de manière plus durable que jamais – à la découverte du monde. Confiance toute relative, car l’ombre d’une seconde vague éventuelle plane sur nos têtes comme l’épée de Damoclès. (*1)

Dans cette discussion sans fin au sujet du rôle polluant de l’aviation – clouée au pilori sous l’appellation de grand pollueur par des experts, politiciens etc. souvent aussi « je sais tout » que non concernés – il est grand temps de mieux cadrer cette idée fausse qui a la vie dure. Si le secteur mondial de l’aviation, selon les continents, est responsable de 2,5 à 3 % de l’ensemble des émissions de CO2, le secteur ICT est à lui seul responsable de près de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre ! Mieux encore : la numérisation – a.e. davantage encore stimulée par tout la problématique du corona – contribue plus au réchauffement climatique qu’elle n’offre de solutions. Tout cela figure dans les rapports successifs de «The Shift Project» (*2), un think-tank français qui se livre en permanence à des recherches sur un monde évoluant vers la suppression des carburants fossiles. La numérisation est vue dans de nombreux secteurs comme une solution pour faire baisser la consommation d’énergie. Pourtant, l’impact de la numérisation elle-même, et son incidence considérable sur l’environnement et le climat, est fortement sous-estimé.

En 2019, les technologies de l’information et de la communication (ICT) étaient déjà responsables de 3,7 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. En 2013, ce pourcentage n’était que de 2,3 %, soit près de deux fois moins ! En 5 ans, cela représente 450 millions de tonnes supplémentaires, et ce, contrairement à de nombreux autres secteurs où les émissions de CO2 de ces dernières années sont en baisse.

Non seulement l’utilisation de la technologie, mais aussi sa production requièrent une quantité importante d’énergie. La ruée sur les minerais rares comme le lithium, le cuivre, le cobalt etc. entraînera sous peu de véritables catastrophes écologiques. Le célèbre (et touristiquement très prisé) désert d’Atacama au Chili risque bien de devenir demain une étendue de sel sans eau en raison des exploitations minières débridées qui y sont menées à la recherche de différentes matières premières. D’une manière générale, la fabrication de panneaux solaires, d’éoliennes, de batteries pour les véhicules électriques, par exemple, nécessite 25 minerais au moins, dont l’extraction va mener à de nouvelles catastrophes écologiques « vertes » dans de nombreux pays. En dépit des nécessaires mesures de compensation, le secteur de l’énergie va continuer à croître de manière effrénée. Si l’aviation, et ses vagues cycliques, se développe de manière certes progressive, elle traverse régulièrement des calamités (terrorisme,, crises, éruptions volcaniques…), de quoi tempérer cette croissance structurelle.

Si le secteur des ICT continue à polluer à ce rythme, il sera responsable de 8 % des émissions mondiales de carbone à l’horizon 2025 (soit plus que le secteur chimique ou l’industrie lourde). Pendant ce temps-là, les réseaux mobiles (comme la 5G) et les data centers continuent à pousser comme des champignons, rendant les objectifs climatiques de Paris totalement inatteignables dans ce secteur. Selon la Open Data Center Alliance (une organisation indépendante fondée en 2010 avec l’aide d’Intel en charge de la coordination du développement de normes pour le cloud computing n.d.l.r.), les émissions de gaz à effet de serre  vont progresser plus rapidement en raison de la croissance soutenue du secteur des ICT que de celle de l’aviation. Consulter chaque jour 20 mails génère autant de gaz à effet de serre qu’une personne qui parcourt chaque année 1 000 kilomètres en voiture. Un mail d’un MB ouvert sur un écran d’ordinateur pendant 5 minutes génère près de 20 grammes de dioxyde de carbone. L’utilisation compulsive du Smartphone via les tchats, posts, partages, likes, streamings, achats en ligne, jeux, Whatsapps et autres mails est la principale source de pollution dans toute la chaîne du secteur ICT.

Pour atteindre les objectifs climatiques de Paris, la consommation d’énergie du secteur ICT peut tout au plus augmenter de 1,5 % chaque année. En d’autres termes, le message est clair : il faut consommer moins d’énergie, car la numérisation est en effet irréversible et continuera à progresser. Toutefois, cette même croissance contribue finalement plus au réchauffement climatique qu’elle n’offre de solutions.

En attendant, l’aviation continue à sa manière, à l’instar des compagnies de croisière et des groupes hôteliers, à réaliser des packs énergétiques novateurs pour arriver à une empreinte énergétique plus acceptable pour l’utilisateur. Et pourtant, notre industrie voyagiste, dans toutes les catégories, reste « stigmatisée », dépeinte comme un grand pollueur, et cela, dans de nombreux médias qui s’érigent en juges « numériques » tout en continuant à jouer les grands pollueurs en ligne.

Robrecht Willaert, Rédacteur en Chef

 

(*1) Selon les statistiques officielles de Sciensano qui publie chaque jour des chiffres, quelque 9 500 décès des suites de la pandémie liée à la COVID-19 sont actuellement à déplorer en Belgique. 10 % d’entre eux se situent dans la tranche d’âge des 20-65 ans, en d’autres termes la véritable population active. 32 victimes ont moins de 44 ans, mais plus de 70 % avaient plus de 75 ans. Chiffres à prendre en compte en cas de deuxième vague éventuelle pour ne pas placer à nouveau la population – active – en confinement.

(*2) The Shift Project 2019.pdf : https://theshiftproject.org/wp-content/uploads/2019/07/2019-02.pdf

 


 

29 mai 2020

Nouvelles perspectives, frontières ouvertes, confiance des consommateurs etc.

Mi-juin dernier carat, l’Européen sain et mobile – qui aura normalement planifié ou entamé d’ici-là ses vacances d’été annuelles – saura si les frontières européennes et Schengen seront rouvertes aux voyages touristiques sans contraintes de quarantaine. La Chancelière Angela Merkel – en concertation ou non avec ses voisins européens – souhaite en effet lever l’avertissement mondial pour le tourisme à destination de 31 pays, 27 de l’UE et 4 pays de l’espace Schengen (la Suisse, la Norvège, l’Islande et le Lichtenstein) aux environs du 15 juin. Par contre, pas un mot ou presque au sujet des voyages intercontinentaux, parmi les innombrables annonces quasi-bibliques des pays et des régions qui trépignent d’impatience à l’idée de se vendre « exempts de corona ». Même si différentes régions touristiques africaines, tout comme dans les Caraïbes, sont parfaitement en mesure d’accueillir un flux de touristes internationaux qui redémarre, dans le respect des règles sanitaires liées au corona.

Le problème majeur lié au redémarrage de toute liaison aérienne ces jours-ci consiste à pouvoir relancer ses activités tous azimuts sur le plan opérationnel, comme le 1er juillet pour l’Espagne, l’Italie, le Portugal ou la Grèce par exemple, tandis que la quasi-totalité des appareils de toutes les compagnies aériennes ou presque a été stationnée en permanence 8 à 10 semaines sur l’un ou l’autre tarmac de n’importe quel endroit du monde. Pour les phases opérationnelles initiales, les différentes compagnies lorgnent vers les couloirs aériens déjà rouverts, comme en Albanie ou en Bulgarie, chacune souhaitant faire décoller le client en direction de la Méditerranée, en tenant compte des directives sanitaires des instances européennes en charge de la santé.

Reste avant tout bien évidemment à voir si le client, après des mois de « télé-endoctrinement » d’interdictions ou d’autorisations, souhaitera ou osera encore monter à bord des appareils, ceci incluant la mesure de la température corporelle et le port de masques buccaux. En d’autres termes, chaque compagnie aérienne souhaite réaliser une capacité suffisante pour au minimum couvrir les coûts. De récentes données IATA indiquent que sur un total de 122 compagnies, le BLF (Break-even Load Factor) n’a été atteint que par à peine 4 compagnies l’an denier, avec un taux d’occupation inférieur à 62 % ! S’ajoute à cela le fait que, élément crucial durant cette période post-corona primaire où le tourisme international doit littéralement repartir de zéro, le consommateur souhaitant éventuellement voyager prendra sa décision tardivement après moultes hésitations.

Du côté de la première reprise en Chine, où 30 % du trafic aérien intérieur a repris, le réflexe last-minute pour réserver a encore pris de l’ampleur. En d’autres termes, des études indiquent que ces dernières années au niveau mondial, 40 % de la clientèle réservait jusqu’à 3 jours avant le départ, alors qu’aujourd’hui, après la crise du corona, plus de 60 % des clients réservent entre 2 et 0 jours avant le départ. Lorsqu’on sait qu’une compagnie aérienne, partout dans le monde, planifie ses investissements et opérations entre 5 et 10 ans à l’avance, vous voyez combien il est économiquement difficile d’opérer de manière commercialement rentable avec une masse de clients qui décide de voler 1 jour à peine avant le départ.

Entre-temps, les mêmes études post-corona indiquent que la vie économique en redémarrage (entrainant un produit national brut structuré) progresse deux fois plus vite que la confiance des consommateurs. Bien entendu, notre monde voyagiste – dans tous les pays environnants – part aussi du principe que de nombreux clients fidèles vont plus que jamais à nouveau voyager de manière durable après la pandémie covid-19, alors même que de nombreux rapports et autres études indiquent par ailleurs que les clients préfèrent encore « jouer la montre ».

Face à cela, les marchés financiers réagissent de manière positive ces jours-ci, et avec une confiance réitérée, à la relance prudente de l’industrie voyagiste, avec des actions qui s’envolent (en ce compris un rallye boursier) pour RCCL (+22 %), Carnival Cruises (+25 %), Norwegian Cruise Line (+30 %) ou encore TUI (+78 %).

C’est la raison pour laquelle il est pour l’instant encore et toujours indiqué que les accords négociés de main de maître (grâce aux efforts conjoints de différentes associations professionnelles et autres groupes d’intérêt) dans notre pays avec les pouvoirs publics dans le cadre, entre autres, des « bons à valoir », du « crédit-pont » et du « chômage technique » peuvent être prolongés jusqu’après l’été, comme en France (septembre), au R-U (fin octobre) et aux Pas-Bas (avec le règlement NOW) et l’Allemagne/Luxembourg (avec le Kurzarbeit).

Qui plus est, le secteur dans sa globalité continue à plaider en faveur d’un fonds de soutien, qu’il soit ou non européen, pour l’industrie voyagiste afin de garder la tête hors de l’eau de manière structurelle au cours des deux prochaines années. Les données économiques de l’IATA publiées le week-end dernier indiquent clairement que tant le volume que la structure tarifaire des billets d’avion encore d’application en 2019 ne reviendront pas à un niveau plus ou moins similaire avant 2023.

Robrecht Willaert, Rédacteur en Chef

 


 

22 mai 2020

Résilience, clarté, communication etc.

Le tourisme de masse comme celui qui n’a cessé pendant des décennies de prendre de l’ampleur au point de devenir un incontournable du tourisme mondial, a connu son heure de gloire voilà déjà quelques années, bien avant l’offensive de la pandémie de Corona. Le tourisme de masse en tant qu’exposant de centaines voire de milliers d’amateurs de bronzette qui font la crêpe jour après jour sur leur 6m² au bord de la piscine de leur hôtel en Méditerranée ou sur une plage à deux pas de là. La formule all-in absolue du voyage à forfait standard est sous pression depuis quelques années – les chiffres des différentes associations professionnelles corroborent cette tendance – au profit de l’expérience personnalisée du client, où les formules modernes sont de nos jours souvent élaborées par des T.O. de niche créatifs et, last but not least, par des conseillers voyagistes out-of-the-box. Même les gros groupes voyagistes ont vu arriver ce glissement et misent aujourd’hui tout autant sur l’expérience voyagiste essentielle du client tout au long du parcours voyagiste, avant, pendant et après le voyage, grâce entre autres à l’immense collecte de données dont dispose la quasi-totalité des revendeurs et autres organisateurs. Les voyages auront encore et toujours massivement lieu, même dans notre société actuelle où la distanciation sociale est de mise. Toutefois, dans ce monde en proie à la globalisation, l’expérience individuelle va plus que jamais prévaloir sur le « sur-tourisme » de masse, lequel, même sans corona, devait de toute urgence se redéfinir.

En attendant, nous oscillons constamment ces derniers jours entre différentes annonces – souvent contradictoires – au sujet de nouvelles phases d’ouverture des frontières, régions et hôtels qui souhaitent – et peuvent – à nouveau accueillir des flux de touristes du monde entier début juillet, dans des « clusters de pays » ou « corridors de voyage », sans devoir nécessairement passer par une mise en quarantaine pour le voyageur mobile. Fait notable : chaque pays d’Europe prêche uniquement pour sa propre chapelle et ce, alors que l’Union et/ou la Commission européenne – qui aime tant s’ériger en donneuse de leçons à coups de réglementations parfois absurdes – ne parvient pas à promulguer des directives univoques en rapport avec l’ouverture uniforme des frontières intérieures et extérieures de l’espace Schengen, par exemple. La maîtrise du coronavirus joue bien évidemment un rôle indispensable dans chaque pays. Cependant, à en juger par le développement de la situation actuelle en Europe, un tel signal positif et une telle perspective seraient aujourd’hui (fin mai) plus que bienvenus au niveau européen. Les nombreuses zones d’ombre (et contradictions) dans les différents pays de l’UE sur le plan de la communication relative à l’ouverture des frontières et des possibilités de voyages se notent également au niveau de la manière avec laquelle les différents gouvernements communiquent au sujet de l’utilisation des « bons à valoir » ou « vouchers corona ». Cela n’est pas sans m’évoquer les sketches légendaires des Monty Python des années ’70, avec leurs dialogues désopilants (dans différents épisodes, tel le fameux «Hi guys, a little more clarity, please !». Dans l’imbroglio entourant les « bons à valoir » pour les voyages à forfait, les consommateurs ne font plus la distinction avec les « remboursements » des compagnies aériennes. Ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un événement sans précédent, l’IATA parle pour la première fois de vente négative durant le mois corona d’avril, que les règles de l’UE et de l’IATA ne seraient plus d’application. Par vente négative, il convient d’entendre qu’il y a eu davantage de demandes de remboursement de billets que de billets vendus. En avril 2019, les paiements effectués à l’IATA s’élevaient à 286 millions d’euros. Le nombre de documents traités par l’IATA a diminué de plus belle de 88,3 % en avril 2020 (la baisse était encore de 55,4 % en mars), en ce compris les remboursements introduits. A présent que différents pays de l’UE avec leurs home carriers respectifs comme la France, le R-U, les Pays-Bas, l’Allemagne etc. garantissent – via une caution ou différents emprunts – le remboursement financier éventuel aux clients (Règlement UE 261), le groupe d’O’Leary, Ryanair, s’en est trouvé cette semaine fortement affaibli. Il n’avait pourtant eu de cesse, ces dernières semaines, d’insister sur sa volonté de traîner les LH, AF/KLM, Alitalia et de nombreuses autres compagnies, devant la Cour européenne pour aides publiques illicites et anti-concurrentielles. Ryanair étant en partie britannique, l’entreprise peut, via le gouvernement britannique, prétendre elle aussi à un soutien financier. Au travers d’un programme financier spécial corona mis sur pied par le gouvernement britannique de concert avec la Banque Nationale de Grande-Bretagne, la compagnies emprunte à présent 600 millions de livres, avec, pour objectif premier, de combler une longue période de difficultés financières. Entre-temps, il est clair que tant pour les principales compagnies à bas coût européennes telles que Ryanair, EasyJet, Wizz Air etc. que pour les compagnies classiques, il faudra attendre l’été 2022 pour que le nombre de passagers et les prix des billets atteignent à nouveau le niveau de 2019.

Voilà pourquoi différentes sortes d’incentives sont aujourd’hui plus que bienvenues pour inciter à nouveau le client à voyager dans un proche avenir incertain dans un océan d’annulations et de remboursements. KLM a ainsi adapté sa politique d’annulation cette semaine : le client peut soit se voir remettre un bon à valoir, soit solliciter le remboursement. Le bon à valoir reçoit toutefois une valeur supplémentaire de 15 %, à valoir sur une nouvelle réservation, laquelle ne peut certes pas être convertie en un paiement en espèces après 12 mois en l’absence de nouvelle réservation.

Quoi qu’il en soit, des mesures s’imposent de toute urgence dans cet océan et ce labyrinthe de mesures édictées par les différentes compagnies aériennes, pour pouvoir arriver à des directives communes, par exemple sur le plan du port de masques à bord. Pour le secteur des meetings et des voyages d’affaires aussi, la collaboration avec les compagnies aériennes risque bien d’être redéfinie. Les meetings en face à face ne sont aujourd’hui (presque) plus possibles et au siège néerlandais de la KLM, aucune visite externe n’est autorisée avant le 1er septembre prochain. De nombreuses entreprises dans le monde des affaires insistent dès lors pour obtenir le plus possible de remboursements pour les vols annulés. Il s’agit bien souvent de plusieurs millions d’euros, à réserver via des TMC qui se chargent des annulations et des remboursements.

L’un des principaux TMC au monde, BCD Travel, s’est livré comme bon nombre de ses collègues à différents sondages parmi les clients en matière de duty of care et de sécurité voyagiste (traveller security). La priorité absolue pour les chefs d’entreprise est la sécurité de leurs voyageurs (pas de liabilities). Des assurances supplémentaires doivent-elles être souscrites si une personne contracte le virus sur place (par exemple des coûts supplémentaires comme aux USA, où les soins de santé sont pratiquement inabordables) ? Quid de la quarantaine, des contrôles sanitaires dans les hôtels ? Quid des voitures de location etc. ?

Entre-temps, les premières nouvelles transactions voyagistes arrivent déjà en Chine : 30 % du trafic intérieur a déjà repris (à la mi-mai). La nouvelle bulle voyagiste entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande est en préparation. Comment les compagnies aériennes américaines vont-elles s’adapter après l’été et comment le paquet de mesures d’aides publiques de 25 milliards de dollars y sera-t-il intégré ?

En attendant, le télétravail est un peu mieux entré dans les mœurs au sein de nombreuses entreprises, alors que les déplacements et les rencontres professionnelles soient plus que jamais nécessaires. Par exemple , continuer à informer le client de manière mobile dans un cadre de pre-trip approvals avec e.a. la sécurité, les changement d’itinéraire etc. Raison pour laquelle une politique voyagiste clairement défini est plus que jamais à l’ordre du jour, à la lumière de ces mesures hybrides souvent permanentes. Chacun d’entre nous, qui sera à nouveau prochainement mobile dans l’industrie voyagiste, est finalement concerné par la façon dont tous les acteurs à l’unisson communiqueront en toute clarté, dont nous pourrons tous ensemble, en toute sécurité et agréablement continuer à voyager et à découvrir le monde, quel que soit le moyen de transport.

Robrecht Willaert, Rédacteur en Chef

P.S. L’émission Telefacts sur VTM Nieuws diffusait mardi dernier un reportage sur les voyages post-corona, sous l’intitulé SOS Voyages. Qui n’était pas devant l’écran peut encore la revoir via l’app VTM GO.

 


 

15 mai 2020

Etudes de marché, nouvelles passant sous le radar, certificat corona etc.

Alors que de nombreux professionnels de notre industrie ont vu défiler les journées « qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau », telles d’incessants pater nosters, émaillées de chômage technique à temps partiel, d’assistance aux clients et de conseils en matière de remboursements, de bons à valoir (nous ne pouvons plus utiliser le terme voucher corona), et d’innombrables annulations – et parfois de mails hésitants ou de réservations téléphoniques sporadiques, on ne compte plus les idées et autres propositions sortant des sentiers battus formulées par différents acteurs du secteur.

Mardi, la FBAA organisait sur marche d’e-protestation sur Bruxelles, en ligne avec vidéo, comme un cri de détresse pour le secteur autocariste (tout aussi) fortement impacté avec ses 6 200 unités, 10 000 membres du personnel en chômage temporaire, s’accompagnant d’un appel à un fonds de soutien de quelque 120 millions d’euros. Prenons pour exemple tant les Voyages Léonard que Rantour – deux des nombreuses entreprises – touchées en plein cœur. Avec 13 autocars et 30 collaborateurs, Rantour (une PME de qualité au même titre que de nombreux collègues) a enregistré ces dernières semaines pour 200 000 euros d’annulations, pour des voyages en car qui ne peuvent plus être récupérés.

Event Masters, une entreprise spécialisée dans les meetings et événements basée à Willebroek, a lancé cette semaine un nouveau concept de séances de team building en ligne dans lequel elle s’efforce de transmettre son savoir-faire traditionnel par voie numérique à ses clients en portefeuille.

Et nous pourrions ainsi continuer avec d’innombrables enquêtes et autres sondages touristiques. L’école supérieure de tourisme Thomas More à Malines a publié ces derniers jours son sondage mené auprès de 1803 flamands au sujet de leurs projets de vacances pour cet été. Il ressort de ce sondage que la plupart d’entre eux ont adapté leurs projets de voyages initiaux en raison de la crise du corona, qu’ils passeront cet été leurs vacances en Belgique (21 %) et qu’ils sont également disposés à payer davantage pour ce faire (résultats disponibles via kaat.deridder@thomasmore.be). De même, le Davidsfonds Cultuureizen a sondé la semaine dernière quelque 1000 aspirants-voyageurs et leurs partenaires au sujet des « voyages après le corona », sachant que cet acteur de niche se targue d’organiser exclusivement des « voyages de groupe de qualité » avec les meilleurs guides accompagnateurs. La majeure partie souhaite continuer les voyages de groupe (80 %), continuer à voyager tout autant (65 %), davantage en Europe (52 %), destinations lointaines (45 %), 78 % entendent profiter d’une nouvelle offre dans leur propre pays, croisières ok, avec un intérêt particulier pour les plus petits bateaux (62 %), de plus petits voyages de groupe (actuellement, 25 pax maximum) lorsque c’est possible, bien que pas obligatoirement (55 %) etc. (résultats disponibles via www.culltuurreizen.be). Le populaire groupe Aviareps lance lui aussi une EU Virtual Fair du 22 au 24 juin prochain, le premier matchmaking event B2B, avec le soutien de l’Union européenne.

En attendant, la Commission européenne a présenté mercredi dernier une roadmap attendue de longue date, dans laquelle les frontières entre les Etats membres doivent être initialement et progressivement rouvertes, et où le secteur voyagiste dans son ensemble doit satisfaire au niveau international à des protocoles sanitaires rigoureux différant généralement, de surcroît, d’un pays à l’autre. En ce qui concerne les bons à valoir, difficile de comprendre comment la vice-présidente de la Commission, par ailleurs hautement respectée, a pu se fourvoyer à ce sujet. Elle a d’ailleurs rectifié le tir mercredi soir.

Contrairement à sa présentation, l’Europe ne va pas lancer de procédure d’infraction à l’encontre des Etats membres dans le cadre des décisions relatives à un bon à valoir que le consommateur est tenu d’accepter dans un certain nombre de pays (comme la Belgique, l’Italie et la France). Il s’agit uniquement d’une « recommandation » à l’intention des Etats membres souhaitant introduire un système de voucher. En d’autres termes, l’Arrêté Ministériel de la Ministre belge Muylle (fin mars/début avril) demeure inchangé. Le premier ministre néerlandais Rutte a également fait part mercredi soir de sa volonté de continuer avec les vouchers. Dans le cas contraire, l’industrie voyagiste dans son ensemble aurait sérieusement accusé le coup. Le tourisme représente 10 % du PIB européen, employant 27 millions de travailleurs. Sans aide des pouvoirs publics et un fonds de calamité structurel, 9 millions de collaborateurs du tourisme motivés et qualifiés en Europe pourraient bien se retrouver à la rue.

Et dans toute cette crise du corona, le monde continue à tourner, y compris dans notre industrie. Ce n’est donc pas un hasard si de nombreuses infos des secteurs touristiques soient passées inaperçues ces dernières semaines dans les médias. Nous ne parlons pas ici de l’invraisemblable faux-pas paru cette semaine dans Trends-Tendances, dans lequel le Ministre Alexander De Croo qualifiait le secteur horeca dans notre pays de « branche avec peu de capitaux et peu de bénéfices », ajoutant un… « voulons-nous encore d’un secteur horeca en Belgique ?… » Ce qui a provoqué un tsunami de réactions sur les médias sociaux, avec comme principale diatribe : « Voulons-nous encore de 50 ministres dans notre pays ? ».

Une autre info récente de l’industrie hôtelière aura certainement échappé à l’attention de nombreux observateurs. Le 8 janvier dernier, Juliette Augier, la légendaire propriétaire de l’hôtel Negresco (ouvert en 1912) sur la Promenade des Anglais à Nice, est décédée sans le moindre héritier. Le Negresco est d’ailleurs le seul et dernier Palace classique purement français que compte l’Hexagone. En pleine crise du corona, le tribunal de Marseille à accordé mi-avril une protection juridique à l’hôtel et doit trouver une solution ad hoc avant l’été pour la poursuite des opérations hôtelières. Par ailleurs, un autre magnat de l’hôtellerie est décédé le 8 mars au Cap. Il s’agit de l’hôtelier sud-africain Sol Kerzner, qui nous a quittés à l’âge de 84 ans. Il s’était encore vu décerner un Lifetime Achievement Award lors de l’ITB Berlin 2019, dans le cadre de l’International Hotel Investment Forum annuel. Sol Kerzner est entre autres le fondateur de la chaîne hôtelière de luxe One & Only Resorts, tout comme des Southern Sun Hotels à l’origine sud-africains (parmi lesquels le célèbre complexe Sun City). C’est également à lui que l’on doit l’hôtel Atlantis sur Paradise Island dans les Bahamas (années 90) et les plus récents Atlantis Hotels I & II à Dubai. Durant cette même période du corona, le légendaire hôtel Ritz à Londres a changé de propriétaire le 25 mars. Les flamboyants frères milliardaires Frederick et David Barclay étaient déjà candidats à la succession depuis quelques années. Pourtant, c’est un finalement groupe d’investisseurs Qatari qui a raflé la mise. L’hôtel a été inauguré en 1906 par le Suisse César Ritz. Les Barclays ont déboursé 75 millions de livres en 1995 pour l’acquérir et selon certaines rumeurs, il aurait été revendu à présent pour plus de 800 millions de livres. En raison de la crise du corona, il est fermé pour la première fois depuis 115 ans.

Un autre sujet a attiré l’attention au cours de ces étranges semaines corona, notamment dans le monde de la technologie touristique : le GDS américain Sabre (l’un des 3 grands GDS avec Amadeus et Travelport) a annoncé le 9 avril dernier ne pas pouvoir reprendre l’outil de réservation web Farelogix, extrêmement prisé et performant, en raison d’un refus définitif des autorités anti-trust britanniques. Plusieurs mois auparavant, Sabre avait déjà annoncé sa volonté d’acquérir le produit SPRK Farelogix pour quelque 360 millions de dollars, dans une « direct connect battle » très actuelle opposant les compagnies aériennes et les opérateurs GDS classiques. Un boost indirect, selon les observateurs spécialisés, pour des groupes aériens tels que Lufthansa, souhaitant de plus en plus se profiler en dehors des GDS classiques (avec les lucratives activités auxiliaires en tête).

Last but not least : une ère a pris fin dans le secteur voyagiste chez nos voisins luxembourgeois. Après avoir exercé pendant 15 ans différentes fonctions au sein du Groupe Luxair, Adrien Ney est parti à la retraite. Le 1er juin prochain, c’est Gilles Feith, 44 ans, qui deviendra le nouveau CEO du Groupe Luxair, avec entre autres la compagnie aérienne Luxair et le T.O. Luxair Tours. Le nouveau président, fort d’une solide expérience dans le management et l’informatique, a endossé différentes fonctions au sein de cabinets ministériels luxembourgeois et autres services publics. Pour Alberto Kunkel et son équipe, une ère nouvelle post-corona s’ouvre là encore.

En attendant, c’est en ce moment le calme plat dans la partie de poker entre le groupe Lufthansa, le gouvernement belge et naturellement les incontournables partenaires autrichiens et allemands pour un soutien adéquat, une relance ou un assainissement ou allègement de Brussels Airlines comme élément essentiel d’une politique aérienne belge dans laquelle TUIfly et sa présence régionale active, ainsi que Air Belgium, sont autant de maillons essentiels pour le client principalement leisure. Pour ce qui est de l’avenir de Brussels Airlines, quelle qu’en soit la structure du capital, le rôle de Brussels Airport demeure d’une importance cruciale, compte tenu du fait que près d’un mouvement sur deux provient du homecarrier (40 %). Heureusement, l’aéroport national a pu traverser le mois corona d’avril avec une opération cargo « belly cargo » accrue (1/3) et 2/3 de full cargo, face à un aéroport passagers pratiquement vide au cours de la même période. L’an dernier, avril avait enregistré 2,5 millions de pax, contre 35 000 cette année. Avec 2 358 vols, contre 19 710 l’an dernier.

Pour ce qui est de l’ouverture des frontières, au plus tôt le 15 juin prochain pour différents pays, la Commission européenne planche sur différents scénarios pour pouvoir assurer un vol en toute sécurité, moyennant le respect de mesures de sécurité sanitaire dans les aéroports et à bord des appareils. Le département européen ECDC (Centre européen de prévention et de contrôle des maladies) à Stockholm est certes résolument opposé à une sorte de « passeport corona » pour le voyageur mobile. Toutefois, il insiste sur des tests répétés préalables au voyage. Raison pour laquelle différents aéroports européens, dans le sillage de Dubai, Abu Dhabi et Singapore Changi par exemple, souhaitent ériger de toute urgence de nouvelles unités de dépistage du corona pour les passagers partants et entrants. Manfred Weber, Président du groupe PPE au sein du Parlement européen, plaide en faveur d’un « certificat de voyage uniforme », Corendon penche pour des tests de dépistage rapide du corona PCR (pas de test anticorps) au départ, alors que l’ECDC à Stockholm formulera dans les prochains jours un avis ciblé dans le cadre de la réouverture des frontières.

De même, l’EASA (European Union Aviation Safety Agency) à Cologne – une agence qui aide l’UE à développer des lois et des réglementations en matière de sécurité aérienne – va procéder fin mai/début juin à des vols d’essai pour le compte de l’UE avec trois types de compagnies différentes (legacy, low-cost et holiday airlines) dans le but de cartographier l’ensemble de la chaîne de sécurité sanitaire pour les passagers afin que tant les vacanciers que les voyageurs d’affaires puissent voler demain sans entraves.

Sans tests permanents, à domicile ou en voyage, l’immobilisme sera demain la norme, car le virus, lui, ne prend jamais de vacances.

Robrecht Willaert, Rédacteur en Chef

 


 

8 mai 2020

Bulles touristiques, politique de la pandémie, fuite des cerveaux etc.

Petit tour d’horizon au beau milieu de la 8ième semaine du corona : Bruxelles, encore et toujours (aussi) la capitale de l’Europe, et ses quelque 20.000 chambres d’hôtel, comptait la semaine dernière une dizaine d’hôtels opérationnels, soit 5 % de l’offre totale. Avec un RevPAR (chiffre d’affaires moyen par chambre disponible) de… tout compte fait 7,60 euros ! Pour le mois d’avril, cela représente une diminution de 91 %, alors que les frais fixes (entretien, sécurité, etc.), eux, continuent bien évidemment à courir. Sans prolongement d’à tout le moins le chômage technique, le secteur de l’hôtellerie dans son ensemble pourrait bien disparaître, et pas uniquement dans la capitale. Il va de soi que les hôtels ne pourront reprendre leurs activités qu’avec l’ouverture des frontières et qu’ils devront enregistrer une masse critique de clients pour couvrir au minimum les fais fixes.

D’autre part, actuellement, dans le monde entier et au beau milieu de la crise du corona, 16.000 avions à réaction sont cloués au sol, dans les aéroports les plus divers de la planète, petits et grands. Selon les chiffres avancés par l’aéroport français de Châteauroux, connu des colombophiles belges comme une destination de demi-fond, toute la flotte BA de 12 Airbus 380 y est stationnée. Alors que ces jours-ci, les négociations entre le gouvernement belge, le groupe Lufthansa et Brussels Airlines se trouvent manifestement dans la dernière ligne droite, les entreprises liées aux aéroports (comme Swissport Belgique) risquent de déposer le bilan. Au niveau mondial, IATA évoque une perte potentielle de quelque 25 millions de jobs dans toutes les sections de l’aviation. (*1)

Entre-temps, les principales destinations touristiques traditionnelles comme l’Espagne, la Grèce et d’autres destinations méditerranéennes, redoublent d’efforts avec leurs partenaires hôteliers pour convaincre le monde que leurs produits sont sûrs sur le plan sanitaire pour à nouveau accueillir des touristes nationaux et internationaux, de manière limitée et phasée, selon un plan de route bien déterminé en différentes phases. Au début de la semaine prochaine, l’Europe se réunira à nouveau pour étudier l’éventuelle réouverture progressive des frontières en fonction de l’évolution sanitaire dans chacun des 27 pays de l’Union européenne. L’important dans cette problématique est de voir comment harmoniser les différentes évolutions dans chaque pays : alors que c’est à peine si on savait encore où se situaient les frontières de l’espace Schengen ces dernières années, chacun d’entre nous sera plus que jamais confronté ces prochains mois, y compris dans l’ère post-corona, à d’inévitables contrôles aux frontières et autres contrôles de température et prélèvements sanguins pour pouvoir entrer dans un autre pays en toute « sécurité ». D’où l’apparition ces derniers jours de « bulles touristiques géographiques », en vertu desquelles certains pays voisins ou régions se « regroupent » pour autoriser un trafic international modéré. Les Etats baltes (Lettonie, Estonie et Lituanie) ont ainsi lancé une bulle touristique régionale, ce qu’envisage également la Norvège avec quelques-uns de ses voisins scandinaves. Voici quelques semaines de cela, l’Autriche aussi a lancé l’idée d’autoriser par phases le tourisme en provenance de l’Allemagne et éventuellement de la Croatie. En attendant, la Grèce est impatiente d’ouvrir à nouveau ses frontières au 1e juillet aux touristes internationaux. Le sujet brûlant d’une telle politique est naturellement l’aspect aérien, dans lequel les scénarios sont actualisés en permanence, mais en réalité, aucune feuille de route concrète, qu’elle soit européenne ou bilatérale, de quelque compagnie aérienne que ce soit n’est déterminée.

Reste à voir, dans cette crise du corona mondiale qui dure maintenant depuis déjà 8 semaines, comment va évoluer prochainement la relation offre-demande, lors du relâchement puis de la suppression des différentes formes de confinement, au niveau de toutes les formes de production touristique de modes de transport, logements etc. D’aucuns partent ainsi (à raison) du principe qu’une relance du tourisme mondial aura besoin de 2 à 3 ans pour s’en remettre de manière un tant soit peu positive. De ce fait, tous les ténors du secteur, des chaînes hôtelières aux compagnies croisiéristes et compagnies aériennes en passant par les groupes touristiques (T.O., DMC, géants des agences de voyages etc.) seront confrontés à un réel problème en tenant compte des assets immobiliers et du personnel, et auront à trouver un nouvel équilibre entre ’downsizing’ et ’rightsizing’. (*2)

Une demande faible tout court à tous les niveaux entraîne une redéfinition de la dotation en personnel chez tous les grands (et petits) acteurs. Le tourisme international a beau créer un contexte d’emploi des plus attractifs pour les milléniaux ambitieux, les CEO les plus créatifs de dizaines de groupes vont prochainement jeter l’éponge, en quête d’autres secteurs de services plus sensibles aux emplois et financièrement attractifs, dans lesquels la transformation numérique occupe naturellement une place centrale. Cependant, dans une société dirigée en ligne au niveau mondial, des milliers d’opportunités leur tendent plus que jamais les bras pour qu’ils puissent déployer leurs trésors de créativité.

D’où la demande permanente de nos associations professionnelles touristiques de tirer la sonnette d’alarme nationale et européenne. Même si, début juin, de nombreux magasins – et probablement des agences de voyages, rouvriront prochainement leurs portes, vous devez pouvoir présenter au client avide de voyages un éventail concret de propositions afin de pouvoir réaliser une vente réelle, indépendamment d’un quelconque voucher corona.

Et au niveau européen, l’ensemble de l’industrie voyagiste – pour certains pays d’Europe essentielle dans leur économie avec des pourcentages de 7 à 15 % de leur PIB global (produit intérieur brut)- a plus que jamais besoin d’un fonds de calamité structurel (*3) pour permettre la transition de « zéro demande » à « ouvertures provisoires », compte tenu des nouveaux aplanissements etc. En attendant, les observateurs spéculatifs n’arrêtent pas de nous mettre en garde en raison d’un catch 22 : une deuxième voire une troisième vague de contamination se profile à l’horizon (aussi longtemps qu’aucun vaccin n’est disponible pour contrer un virus entre-temps étonnamment résistant et en constante mutation), de sorte que la question du quand et du comment reste ouverte. Avec tous les effets de yoyo y afférents. Le tout, dans un contexte dans lequel les acteurs du tourisme enjoignent à la Commission européenne de faire preuve de souplesse vis-à-vis du principal secteur des services, à savoir le tourisme (en ce compris l’aviation, la logistique, l’hôtellerie, l’horeca, l’entertainment et l’événementiel), alors qu’aujourd’hui, la flexibilité est de mise autour des règles européennes en matière de soutien public ou de discipline budgétaire.

Robrecht Willaert, Rédacteur en Chef

(*1) Selon des initiés du secteur aérien, 70 % de toutes les compagnies aériennes au niveau mondial ont des réserves de cash pour 3 mois sans voler. 25 % des compagnies aériennes ne disposent pas de cash flow suffisant pour pouvoir survivre 3 mois sans la moindre opération.

(*2) Au niveau des compagnies aériennes surtout, trois facteurs seront essentiels pour arriver à une «recovery» raisonnable : résilience financière, résilience sanitaire et critères commerciaux (où, outre les différentes typologies de passagers, le fret léger revendiquera également sa place dans des modèles particulièrement hybrides).

(*3) Sur ce plan, une collaboration absolue est demandée entre les différents départements européens avec e.a. l’ECDC (European Centre for Disease Prevention and Control) à Stockholm; ainsi qu’avec le modèle GROW (e.a. instrumental pour différentes directives européennes en matière d’hôtellerie) qui, pour la fin mai, devrait déboucher sur un schéma européen de certifications sanitaires uniforme pour les différents Etats membres européens, que les acteurs du tourisme européens sont supposés intégrer dans leurs opérations sanitaires quotidiennes.

 


 

1 mai 2020

Analyse d’impact, webinaires, packs de sauvetage etc.

Des aéroports vides, des terminaux zombie, une place San Marco à Venise (sans touristes ni pigeons) offrent régulièrement des images hallucinantes pouvant, partout dans le monde, être échangées chaque jour sur Instagram contre des milliers d’autres snapshots illustrant tant la désolation visuelle que le paysage urbain économiquement éteint d’une société globale déclinée en cinquante nuances de confinement (total).

Quoi qu’il en soit, nous allons tous ensemble entamer le mois de mai, certains secteurs pouvant ou devant ou non rouvrir leurs portes « aseptisées » les uns plus tôt que les autres en fonction de (milliers de) critères et autres circonvolutions. Comme déjà évoqué ici la semaine dernière, les secteurs de l’aviation, des voyages, de l’hôtellerie, du tourisme et de l’événementiel figurent dans le wagon de queue (probablement encore plus tardif que celui de l’horeca) du petit tortillard de ce qu’il est aujourd’hui convenu d’appeler relance économique. Raison pour laquelle, plus que jamais, des applaudissements nourris sont à l’ordre du jour pour les efforts communs déployés par nos différentes associations professionnelles et autres groupements d’intérêt (ABTO, BTO, VVR, UPAV, VLARA, FBAA). En ces temps d’incertitude, entre fermeture et réouverture éventuelle des frontières et des agences de voyages, ils ont en effet su, en collaboration avec les instances ministérielles compétentes et leurs différentes task-forces, élaborer des modèles pour un soutien structurel large du secteur dans son ensemble.

Le secteur procède actuellement à une analyse d’impact dûment étayée, comprenant entre autres les chiffres concrets de l’incidence brute (et nette) pour l’industrie voyagiste organisée en ce compris les marges perdues, les vouchers corona etc., le tout pour une période allant de début mars à fin juin. S’ajoute à cela une estimation réaliste de ce qui est (ou sera) ou non récupérable pour les acteurs mêmes. Elle sera complétée par une estimation de l’impact des voyages d’affaires (représentant près de 1 milliard d’euros bruts). Soit, dans l’ensemble, 2,4 milliards d’euros bruts pour le leisure et 1 milliard pour les voyages d’affaires, en d’autres termes 3,5 milliards pour la période susmentionnée. Sans oublier que si ce scénario se maintient jusque fin septembre, nous pourrions aisément arriver à des chiffres deux fois plus élevés. Ces données combinant le retail, la production et les données clients, intégrées dans la fameuse analyse d’impact, sont à présent discutées avec les groupes de travail ministériels pour finalement déboucher à court terme sur un fonds de calamité structurel devant permettre à l’ensemble du secteur lourdement touché de garder la tête hors de l’eau, tout en offrant des perspectives pour entamer la nouvelle ère post-corona de manière positive et dynamique.

Les différents acteurs à travers toute la palette de l’industrie voyagiste ne restent pas les bras ballants pour autant. Tant pour développer des prévisionnels constamment actualisés, bien que souvent devenus obsolètes après quelques jours, que pour mettre en exergue les usp de leurs propres entreprise, produits ou destinations.

On ne compte plus le nombre de webinaires organisés par des dizaines de groupes hôteliers touristiques ; les studios corona avec des présentations mondiales (à la Connections) sont un véritable soulagement pour de nombreux professionnel. Plusieurs offices du tourisme et régions vont également intensifier les présentations vidéo avec nos agents, que ce soit ou non avec les représentants locaux. Le tout, sur fond de plusieurs semaines particulièrement difficiles pour l’aviation. British Airways va ainsi supprimer quelque 12.000 jobs sur les 50.000, SAS se passera sous peu des services de 5000 travailleurs, Icelandair va se séparer de 2000 personnes, Norwegian et Air Baltic n’assureront quant à elles plus aucun vol ces douze prochains mois. Les compagnies nationales à la Finnair (qui perdent 2 millions d’euros chaque jour) reçoivent des aides publiques à l’instar des dizaines d’autres. Et pendant ce temps, la partie de poker continue actuellement entre Lufthansa et le gouvernement allemand. Le gouvernement belge doit quant à lui louvoyer entre les deux pour, d’une part, maintenir à flot Brussels Airlines, tenant compte du redémarrage ayant évidemment été retardé par rapport à ce qui avait été annoncé voici un mois (au plus tôt le 1er juin), et d’une réduction de la flotte, des routes et du personnel. Cette semaine, le ceo de SN évoquait un redémarrage principalement européen de quelque 10 %. Et d’autre part, pour permettre à Brussels Airport et ses services et travailleurs associés (logistique, manutention…) de continuer à remplir leur fonction de plaque tournante pour ainsi sécuriser des dizaines de milliers d’emplois. La situation stratégique de BRU (y compris en tant que plaque tournante du fret à l’importance croissante en raison des produits médicaux et pharmaceutiques) joue en faveur à la fois de Brussels Airport et d’une SN à la réputation internationale, qui est, en la matière aussi, un transporteur de qualité dans ce segment hautement spécialisé.

Par ailleurs, des dizaines de directeurs profitent aujourd’hui du confinement de leur personnel pour apporter chaque semaine ou presque de l’« oxygène mental » à leurs « troupes » par vidéo interposée, afin qu’ils pointent le regard par-delà les brumes actuelles vers l’ère post-corona. Friedrich Joussen, CEO de TUI, a livré cette semaine un message d’espoir et de positivisme à plus de 3000 collaborateurs connectés à travers le monde (pas de réduction de personnel, bien un rajustement de l’ensemble des composantes du groupe). Suivi en cela par nos chaînes d’agences de voyages locales à la Selectair, Copine Voyages, Avitour, un Omnia Travel ou un Uniglobe, et bien d’autres encore qui, chacun à sa manière, insuffle courage et confiance à son propre personnel, comptant parmi ce qu’il y a de mieux dans le secteur des services, surtout en ces temps difficiles marqués par de nombreuses annulations et modifications de réservations. Ils devront demain en effet convaincre le client que la meilleure et plus sûre manière de voyager et de partir à la découverte du monde passe plus que jamais exclusivement par le ‘revendeur’ et l’industrie voyagiste organisée.

Robrecht Willaert, Rédacteur en Chef

 


 

24 avril 2020

Fonds de calamité, nouvelle normalité, injection de capitaux etc.

Les amateurs de sport parmi vous – et certainement les fans de cyclisme – connaissent le principe, la technique superbement mise en image dans la série « De Ronde » sur la VRT, tournée le 4 avril 2010 et plus que jamais d’actualité. Tous les directeurs sportifs contactent leurs leaders via leurs oreillettes dans les derniers kilomètres avant le légendaire Mur de Grammont afin qu’ils se positionnent à l’avant du peloton. Car c’est là que tout se joue ! D’une part pour sortir du lot et montrer combien vous êtes (encore) fort, de l’autre pour ne pas vous enliser dans la masse de coureurs à l’arrière, entre les faire-serviteurs et les seconds couteaux qui resteront dans l’anonymat ou presque, sauf lorsqu’ils embrassent les pavés ou sont tenus de descendre de vélo lorsque le peloton est à l’arrêt. Le Mur a toute son importance dans le déroulement de la course, et à vrai dire, c’est souvent là où tout se joue. Le Mur d’aujourd’hui, c’est la conférence de presse (de ce vendredi) au sujet de la stratégie de sortie de la crise du corona. Tous s’érigent au rang de spécialistes, se faufilent au-devant de la scène, souvent en jouant des coudes, fustigent les autres, se défient, regardent droit devant eux, lorgnent en douce derrière eux en quête d’attention. S’il est peut-être quelque peu déplacé de comparer cette pandémie à la plus belle course cycliste de Flandre, cette classique se dispute elle aussi en avril. Soit dit en passant : les métaphores ne manquent pas en ces temps surréalistes de corona, où il n’est pas tous les jours évident d’appliquer l’adage «optimism is a moral duty».

Tandis que les experts donnent peu à peu leur feu vert pour une reprise générale en mai, force est encore d’attendre une approche sectorielle de notre secteur voyagiste et événementiel. Chacun sait entre-temps que nous sommes dans les wagons de queue du train de la reprise, en raison du cadre international et mondial de l’indispensable réouverture des frontières et donc des portes du monde. Alors que de nombreux secteurs utilisent les boutons «push» et «boost» sur différents médias sociaux pour vendre publiquement leurs aspirations légitimes ou non, nos différentes associations professionnelles s’activent inlassablement derrière leurs écrans à cartographier la gravité de la situation auprès de différentes instances publiques. Le vendredi 13 mars, nos représentants étaient déjà présents au cabinet Muylle pour élaborer des propositions concrètes. C’était le jour où l’horeca était tenu de fermer ses portes, avant même le confinement de notre pays. Une semaine plus tard, l’Arrêté Ministériel et son « bon de valeur » était un fait, oh combien important pour le secteur !

En termes de chiffres, il est utile de souligner l’impact économico-financier sur notre secteur. (D’ailleurs, nous ne pouvons que regretter au plus haut point que les médias électroniques dans notre pays n’aient pas encore mis sur pied en «prime time» la moindre plate-forme de discussion, afin de mieux informer le spectateur et le citoyen au sujet de l’impact économique, des conséquences et opportunités du corona et de son après). Comme chacun sait, la perte de chiffre d’affaires pour l’industrie touristique depuis la fin février et jusque juin inclus s’élève à plus de 2 milliards d’euros. En marge brute, cela revient à plus de 307 millions d’euros ! En outre, et c’est ce qu’il ressort d’un rapide sondage réalisé parmi les membres des associations professionnelles, le secteur a déjà versé près de 460 millions d’euros à de nombreux fournisseurs (compagnies aériennes, hôtels, dmc etc.), un montant que le secteur ne peut pas récupérer aujourd’hui.  La pression sur notre secteur demeure en effet insoutenable. Oui, le chômage temporaire est assuré jusque la fin juin. Cependant, au cours des prochaines semaines, la situation doit être rapidement clarifiée pour le prolonger jusque fin 2020 au moins, en raison de la précarité de l’éventuelle ouverture des frontières nationales et intérieures. Car les coûts liés à l’assistance portée aux clients pour leurs changements ou annulations de réservations et autres rapatriements continuent à grimper. C’est également la raison pour laquelle le « bon à valoir » doit être prolongé tout au long de l’été et nos représentants demandent aux pouvoirs publics de poursuivre le pack de mesures de soutien jusque fin 2021. En guise de point d’orgue, une proposition concrète de « fonds d’urgence/fonds catastrophe » pour notre industrie est sur la table de différentes instances publiques compétentes.

En attendant, les discussions au sujet des mesures de soutien pour notre secteur aérien se poursuivent inlassablement et Brussels Airlines, tout comme TUIfly, Air Belgium et les différentes sociétés de handling aéroportuaire se retrouvent dans le collimateur. La semaine prochaine, certains initiés s’attendent à recevoir des nouvelles du front de Brussels Airlines, puisque Austrian a à présent passé des accords avec le gouvernement autrichien, tout comme Swiss l’a fait la semaine passée avec la Suisse. Les filiales LH se redéfinissent en raison de la conjoncture, ce qui sera également le cas de notre compagnie aérienne nationale. Ces dernières semaines, un consensus très clair a vu le jour au sujet des « bons de valeur » élaborés par une équipe SN proactive articulée autour de Frederic Dechamp, Senior Director Sales LH Group et de nos fédérations, en d’autres termes une démarche distincte très claire de Brussels Airlines au sein du groupe LH vis-à-vis du marché belge. Cependant, alors que le cash continue à s’évaporer alors que mai est à nos portes (selon certaines sources, SN perd 1 million d’euros par jour), une réduction de voilure de la compagnie doit avoir lieu, par exemple au travers d’une participation financière/d’un emprunt/d’un crédit-pont, couplé à un assainissement devant créer pour l’ensemble des acteurs un seul et même terrain de jeu dans l’aviation nationale.  Le fait est que nous nous dirigeons bientôt vers une surcapacité de l’offre dans le domaine de l’aviation – quel que soit l’endroit – avec pour conséquence une contraction de la demande et une augmentation automatique des coûts en raison de la nouvelle normalité, notamment des règles sanitaires et autres règles conditionnelles supplémentaires devant être supportées par tout un chacun (transporteur, aéroport et passagers). Cela va quoi qu’il en soit déboucher sur un taux d’occupation moins élevé, un yield plus faible et une structure de coûts différente.  (C’est quoi qu’il en soit sans compter sur Michael O’Leary, le CEO rebelle de Ryanair, car ce dernier estime que la « distanciation sociale » et ses sièges centraux inoccupés est une « idiotie ». Dans une interview accordée au Financial Times, O’Leary de déclarer que c’est ce qu’il a clairement fait savoir au gouvernement irlandais. « Si une règle imposant l’inoccupation des sièges centraux venait à être promulguée, ceux-ci devront être payés par les pouvoirs publics, sinon, nos appareils resteront au sol », déclara O’Leary).

Autant d’ingrédients qui séduisent les compagnies flibustières qui se feront un plaisir de s’emparer des créneaux libérés, des routes, destinations et compagnies aux ailes brisées tel un nouvel « eldorado », sous l’égide ou non de groupes financiers internationaux aux reins solides qui, d’ailleurs, ne restent pas les bras ballants. Ainsi, deux fonds private equity – Apollo Global Management et Silver Lake Partners, comptent investir 1 milliard de dollars (0,9 milliard d’euros) dans le géant en ligne Expedia. Le principal actionnaire reste encore et toujours l’inoxydable président et magnat des médias Barry Diller, avec 28 % de voix au chapitre. Au travers de deux rondes de financement, Airbnb aussi s’est créé ce mois une marge de manœuvre de 2 milliards de dollars par le biais de Silver Lake et de Sixth Street Partners, à raison de 1 milliard de dollars à chaque fois. En outre, Airbnb a obtenu une ligne de crédit additionnelle à hauteur de plusieurs milliards, assortie d’un taux d’intérêt de 10 %. Booking Holdings – la maison mère e.a. de Booking.com, Agoda, Priceline, Momondo, Cheapflights et Open Table s’est elle aussi assurée d’une enveloppe de 4 milliards de dollars supplémentaires via différents emprunts. Cette semaine, l’entreprise américaine ayant son siège à Amsterdam a été mise en cause en raison de sa demande ouverte de soutien financier public à La Haye, alors qu’elle a profité pendant des années aux Pays-Bas d’arrangements « fisco-financiers » avantageux.

A présent que Booking.com se retrouve dans l’œil du cyclone suite à l’effondrement complet du marché, les stratégies d’optimisation fiscale semblent se retourner contre l’entreprise. Essentiellement, la Koninklijke Horeca Nederland (KHN) qualifie la demande de soutien… de « coup dur pour les milliers d’entrepreneurs PME de l’horeca qui ne tombent pas dans le champ d’application de telles mesures de soutien… » Un même son de cloche se fait entendre chez nous : le free cash flow de nos agences de voyages-pme est plus que jamais précaire, de sorte que l’on a plus que jamais besoin d’un fonds de calamité sectoriel !

Entre-temps, les investisseurs privés aussi sont de plus en plus nombreux à monter au créneau sur les principaux marchés touristiques européens. Deux investisseurs égyptiens actifs dans le tourisme – qualifiés par certains de pharaons des temps modernes – achètent en masse des parts d’entreprises de premier plan sur le marché allemand des T.O. Naguib Sawiris et son Orascom Development Holding (d’ores et déjà propriétaire à hauteur de 74,9 % du holding RTK et depuis 2016 propriétaire de la chaîne de TV touristique Sonnenklar ayant son siège social en Suisse), devient propriétaire à hauteur de 75,1 % du troisième groupe voyagiste d’Allemagne FTI, dont il avait déjà acheté 33,66 % des parts en 2014. Avec un chiffre d’affaires de 4,2 milliards d’euros et 12.000 travailleurs, FTI, implanté à Munich, est le troisième T.O. d’Europe, derrière TUI et DER Touristik. En attendant, le groupe a réalisé un package de financement corona, une sorte de crédit-pont dont les participants sont les pouvoirs publics nationaux, l’état de Bavière et les actionnaires mêmes. Depuis 2017, FTI est également actif aux Pays-Bas avec un programme complet et son chiffre d’affaires, selon le top 50 des collègues néerlandais de TravMagazine, s’élevait en 2019 à quelque 70 millions d’euros, avec 101.000 pax.

Le second entrepreneur égyptien, Hamed El Chiaty, est le principal exploitant incoming, hôtelier et croisiériste sur le Nil d’Égypte avec son groupe Travco, à nouveau entré dans le capital de TUI, en mars dernier à hauteur de 3,4 %, participation qu’il a presque doublée en avril pour la porter à 5,1 %.

Une conclusion s’impose en ces temps de corona surréalistes : la consolidation avec réduction de voilure, offre et spécialisation, sera incontestablement et plus que jamais à l’ordre du jour au cours des prochains mois Pourtant, nous ne pouvons pas relâcher l’espoir que nos pouvoirs publics continueront à être attentifs aux PME constituant la colonne vertébrale de notre secteur voyagiste et événementiel.

PS : Cette semaine, comme nous vous le signalions sur notre site Web, SAA, partie intégrante de Norwegian, Air Mauritius ainsi que Virgin Australia, CityJet (propriétaire d’Air Antwerp à hauteur de 75 %) et la compagnie écossaise Loganair ont été placées sous protection juridique en raison de leurs difficultés financières extrêmes.

Robrecht Willaert, Rédacteur en Chef

 


 

17 avril 2020

Semaine cruciale, réouverture, aides de l’État…

Le mois écoulé nous a tous, et en particulier les agences de voyages qui ont été principalement dégradées au rang d’agences d’annulations, ouvert les yeux sur une chose : l’incertitude absolue à tous niveaux est en ce moment la seule certitude. De nombreux débatteurs autoproclamés de tous bords nous ont incités ces dernières semaines à rester positifs à grands coups de scénarii ou graphiques dont la faisabilité est déjà quasi obsolète avant même que le message ne soit lu, à défaut d’être compris, par un quelconque lecteur (naïf). Depuis, de plus en plus de pays européens se préparent à un assouplissement des mesures de quarantaine alors que cette semaine encore, la Commission européenne exhortait les 27 Etats membres à harmoniser quelque peu leurs stratégies de sortie. Aujourd’hui, il est plus que jamais évident pour tous les gouvernements et acteurs à tous les niveaux politiques que la santé (tout comme les soins) et une économie dynamique sont finalement complémentaires et non rivales.

En attendant, les groupes d’intérêt du tourisme ont à leur tour demandé proactivement au gouvernement de maintenir le chômage technique dans notre secteur touristique et événementiel jusque fin 2021, indépendamment de la levée du confinement. Les différents groupes de travail planchant sur la stratégie de sortie commencent enfin à réaliser que le tourisme et toutes ses ramifications représentent l’un des plus grands pourvoyeurs d’emplois dans notre pays.

Vacances en mère patrie ? Les possibilités de voyage restreintes, qu’elles soient graduelles en termes de temps et d’espace ou non (les îles espagnoles seront-elles encore accessibles aux non-Espagnols cet été/automne ?), sont autant de variations sur le même thème : comment les pays voisins envisagent-ils la sortie ? Dans quels pays le consommateur souhaite-t-il se rendre et comment va-t-il se déplacer ? Les vols disponibles sont-ils suffisants ? Etc. Pour l’instant, peu nombreux sont ceux qui réalisent à quel point les pertes des entreprises seront désastreuses. Outre les nombreuses petites et moyennes entreprises des secteurs liés au tourisme, l’aviation n’échappe naturellement pas à l’attention.

Beaucoup d’observateurs s’intéressent par exemple à la façon dont Brussels Airlines réussira la semaine prochaine à s’assurer le soutien du gouvernement. Qui dit réduction d’activités dit aussi licenciements devant être signalés au niveau technico-gouvernemental dans le cadre de la loi Renault. D’après les personnes directement concernées, l’idéal (?) serait que LH, en tant que maison-mère, obtienne un crédit du gouvernement allemand pour alléger les problèmes de liquidités, et d’en faire au passage profiter la filiale belge Brussels Airlines afin que le gouvernement belge puisse à son tour mettre son cashflow à flot grâce à un emprunt monstre (par le biais de la SFPI, la Société fédérale de participations et d’investissement).

Moins de routes et d’avions veut dire moins de personnel nécessaire pour assurer un ’Brussels Airlines Light’ ou un ’Brussels 2.0’. D’aucuns tiennent d’ores et déjà pour certain que dans le nouveau schéma, toutes les escales de nuit (avec d’anciennes liaisons provenant par exemple de Göteborg, Oslo, Edimbourg etc) disparaîtront, que les accords contractuels temporaires prendront fin et qu’il faudra inéluctablement procéder dans une large mesure à des licenciements. Les syndicats montent naturellement au créneau face à ces pertes d’emploi qui semblent pourtant inévitables, même si Lufthansa souhaite limiter la casse par le biais d’emplois à temps partiel.

En attendant, presque toutes les compagnies d’aviation filent le même coton, des problèmes de liquidités imminents risquant de se faire âprement sentir dans les semaines à venir. Seuls ceux disposant d’une excellente filiale cargo pourront à peu près se maintenir avec un peu de créativité. Telle la KLM qui, en collaboration avec Philips, a mis en place un pont aérien chinois vers Pékin et Shanghai pour acheminer de l’approvisionnement médicales. Finnair, quant à elle, a transformé une partie de sa flotte d’Airbus 350 en cargos afin d’installer un pont aérien sino-japonais similaire pour la Finlande et ses voisins baltes. On est dès lors en droit de se poser la question : puisque les cargos deviendront à leur tour un facteur clair dans le transport aérien (présentant d’excellentes marges), n’en viendrons-nous pas dans un proche avenir à voir moins de pax au niveau des passages (règle de distanciation sociale) pour en revenir aux appareils combinés où la plus-value du chargement serait amenée à compenser le manque de passagers (souvent moins lucratifs). Tout comme l’ère post-corona influencera drastiquement l’importance, l’approche et le business model même de nombreuses entreprises (grandes ou petites), notre aviation, notre logistique, notre transport et notre tourisme ne pourront quoi qu’il advienne plus jamais revenir à l’avant-Corona !

Robrecht Willaert, rédacteur en chef


 

10 avril 2020

Post-corona, groupe d’experts, etc.

« Lufthansa, le plus grand consortium aérien d’Europe, perd en ce moment 1 million d’euros par heure, jour après jour, semaine après semaine. (* voir plus loin) Des 350.000 passagers quotidiens, il n’en reste tout au plus que 3000 par jours durant ces semaines pascales », a annoncé mercredi 8 avril dernier Carsten Spohr, CEO de LH, dans un message vidéo adressé à son personnel.

Etant donné que la société mère de Brussels Airlines accélère la réduction de sa flotte – 40 des 760 appareils sont mis hors service et la petite filiale low-cost Germanwings disparaît, tandis que la flotte d’Eurowings continue elle aussi d’être démantelée – Brussels Airlines se doit plus que jamais de mettre en œuvre son programme de restructuration. Le CEO de 47 ans Dieter Vranckx (successeur de Christina Foerster depuis une centaine de jours), signalait mardi dernier à 11 heures dans son video call hebdomadaire réunissant 4200 membres du personnel connectés que le « plan de reboot » amorcé l’an dernier devait être accéléré, entraînant prochainement – après la crise du corona – moins d’appareils, moins de routes et, cela va de soi, moins de personnel. Pour renouer avec les bénéfices de manière structurelle à l’horizon 2022, la plupart des observateurs, ainsi que le management, partent du principe qu’il faudra élaguer à raison de 20 à 22 %, à tous les niveaux. Tout simplement parce que chacun est d’avis qu’au cours du premier semestre, la demande pour le trafic aérien, tant dans le chef du monde des affaires que des vacanciers, ne s’intensifiera que très lentement.

En attendant, les coûts fixes continuent du côté de l’ensemble des compagnies aériennes, à l’instar des bateaux de croisière, des hôtels, des T.O. et des revendeurs à différents niveaux, alors qu’il n’y a pratiquement plus de rentrées. Il est clair que certaines compagnies sont un peu mieux loties que d’autres en termes de cash-flow. Toutefois, les principaux acteurs s’accordent à dire qu’au vu de la situation actuelle et sans soutien additionnel, le cash se sera évaporé pour la plupart d’entre elles fin mai/début juin.

Ces jours-ci, certains commentateurs dans la presse nationale évoquent à la légère la valeur ajoutée relativement modeste du tourisme dans la réalisation du produit intérieur brut (pib), contrairement à l’industrie pharmaceutique, chimique et alimentaire. Le secteur touristique en Belgique (tourisme intérieur) ne représente en effet que 5,3 %, pour 14,6 % en Espagne, 13,2 % en Italie ou encore 9,5 % en France. Toutefois, lorsque les associations professionnelles du tourisme ont évoqué la semaine dernière un montant de 2 milliards d’euros de pertes pour notre secteur principalement outgoing, pour une période s’étendant jusque fin avril (sans compter les mois de mai ni de juin), on est tout de même en droit de se demander si l’industrie touristique dans son ensemble, en ce compris le secteur événementiel et les services ainsi que le personnel y afférents, ne serait pas l’un des secteurs de services au coefficient de main d’œuvre le plus élevé du pays.

Cette estimation tient bien évidemment compte de l’ensemble de l’industrie aérienne et, par extension, du secteur de la logistique et des transports. L’aviation a beau être chez nous un secteur relativement modeste, l’ensemble des jobs y afférents à l’aéroport national et dans les aéroports régionaux, représente près de 50 000 à 60 000 emplois.

Il est par conséquent regrettable que dans cette perspective post-corona, il n’y ait aucun représentant du secteur de l’aviation et des transport parmi les scientifiques et autres membres présents au sein du « groupe d’experts » pour l’élaboration et la gestion de la sortie du confinement.

Arnaud Feist, ceo de Brussels Airport, aurait ainsi été un excellent choix pour figurer parmi les membres présents à cette table d’experts, afin d’aborder la problématique et l’importance de l’ensemble de l’industrie aérienne, tant côté passagers que fret, avec la logistique et les transports inhérents aux aéroports.

Plus que jamais, il est aujourd’hui nécessaire de retrousser ses manches aux différents niveaux politiques dans l’intérêt commun tant des jobs touristiques liés aux PME que des différents besoins des compagnies aériennes. On ne peut dès lors que se réjouir de constater que les différentes compagnies belges se sont récemment jointes à Brussels Airport pour interpeler l’Economic Risk Management Group (ERMG), responsable de l’impact macro-économique du coronavirus dans notre pays. Car plus que jamais, et surtout dans nos structures politiques morcelées, faire preuve d’un « esprit de corps et de solidarité » dans le chef des différents acteurs sur le plan économique est la priorité absolue ! Cela vaut tant pour les différents acteurs au niveau purement touristique que pour les acteurs du secteur aérien concernés. Aujourd’hui, Brussels Airlines représente – ou plus exactement représentait – plus de 40 % de tous les mouvements aériens à Brussels Airport. Pourtant, qui sait si la principale compagnie aérienne à bas coût d’Europe, Ryanair, par exemple, et ses gigantesques réserves de liquidités, ne serait pas prête à miser plus que jamais pleinement sur la capitale de l’Europe ?

(*) Aux Etats-Unis, Delta Air Lines perd chaque jour 55,5 millions d’euros. Et ce alors que le principal actionnaire Berkshire Hathaway de l’investisseur légendaire Warren Buffett a fait savoir qu’il réduirait ses actions DL de 18 %.

Robrecht Willaert, rédacteur en chef


 

3 avril 2020

Remboursements, Vouchers, Fonds d’urgence… Pouvons-nous encore espérer ?

A l’instar de la problématique du corona qui fait poindre jour après jour – partout dans le monde – de nouveaux développements souvent inattendus, l’industrie voyagiste évolue souvent ces derniers temps dans une forme similaire : mesures d’urgence tous azimuts, quelques interventions financières çà et là. Pourtant, le principal vaccin pour l’industrie voyagiste dans notre pays, en prise à un shut-down jusque fin avril entraînant dans son sillage 2 milliards d’euros de pertes au bas mot, n’est autre que la mise sur pied sans délai d’un « fonds d’urgence structurel » pour le secteur voyagiste en tant que tel, composé de milliers de PME et de petits indépendants : agences de voyages, T.O., secteur du transport, exploitants d’activités leisure, acteurs de l’événementiel, le secteur hôtelier etc. En raison d’inéluctables faillites, de nouvelles consolidations et d’une restructuration en profondeur de toute la « chaîne voyagiste » à travers le monde, l’horizon s’assombrit particulièrement cette semaine.

Et pourtant, de nombreuses entreprises planchent déjà sur une ère post-corona. Commençons par la société de location de voitures Sunny Cars, qui a annulé toutes les réservations jusque fin avril, puis jusqu’au 10 mai quelques jours plus tard. Corendon l’avait déjà fait jusque début juin et TUI BeNe a lui aussi annulé cette semaine tous les voyages dont la date de départ était programmée avant le 11 mai (www.tui.be/fr/coronavirus). Depuis, l’offre hiver de vols TUI fly 2020-2021 peut par contre d’ores et déjà être réservée et la saison estivale 2021 est déjà lancée en Allemagne. En attendant, les « lettres ouvertes » de différents acteurs de premier plan de notre industrie voyagiste ne cessent d’affluer. Dans sa lettre ouverte du 19 mars au président de l’IATA Alexandre de Juniac, Nicolas Brumelot, Fondateur-Président de Misterfly n’y allait pas par quatre chemins : «… L’IATA a perdu le sens des réalités, vous nous menez tous à l’échafaud, L’IATA fait figure de merle blanc dans le secteur du tourisme. En tant que lobby de 293 compagnies aériennes, vous bénéficiez de tous les avantages d’un monopole dépassé… etc». Ce fut ensuite au tour de Jean-Pierre Mas, président en France de la puissante organisation Les Entreprises du Voyage, d’invectiver l’IATA dans des propos du même tonneau, pour contester avec l’ensemble des partenaires le règlement « IATA 261/2004 » et mettre un terme avant le 31 mars à l’ensemble des paiements IATA pour les billets d’avion non utilisés. Hier ( jeudi 2 avril), l’ANVR néerlandaise, véritable autorité en la matière, lançait un appel aux pouvoirs publics pour agir de concert en matière de garanties dans le secteur voyagiste… Si les autorités européennes envisagent de se porter garantes pour l’émission de vouchers pour les billets d’avion, elles peuvent également garantir les vouchers dits corona pour les voyages à forfait… « Dans notre pays, ils sont délivrés par les entreprises voyagistes en cas d’annulation du voyage, couverts à la fois par le Fonds de Garantie et par l’assurance VVR Amlin.

Alors que ces dernières semaines, nos associations professionnelles se concertent jour et nuit avec les pouvoirs publics pour en effet évoluer vers un fonds d’urgence structurel pour le secteur voyagiste, l’ECTAA européenne (dirigée par Eric Drésin, secrétaire-général, successeur de Michel de Blust) n’est pas en reste. Il plaide devant les pouvoirs publics européens pour que la Commission européenne mette sur pied un fonds européen en rapport avec la problématique tortueuse BSP/IATA »… L’IATA plaide pour une suspension temporaire du règlement européen visant à reverser cash les reboursements. Cependant, sans une proposition de fonds d’urgence européen, cela va déclencher un tsunami qui va être fatal à des dizaines voire des centaines d’entreprises dans le secteur du tourisme, et le pire reste à venir avec les innombrables ota (agences de voyages en ligne).. », craint Eric Drésin.

Cette dernière décennie, l’industrie voyagiste a toujours fait preuve d’une flexibilité particulière en termes d’attitude et de survie, en dépit de différentes calamités. Demain pourtant, nous aurons tous et toutes à compter à n’en pas douter avec un consommateur qui adoptera un comportement différent en matière de réservation. Et qu’en est-il des annulations gratuites dans le monde des assurances, de l’assurance calamités etc. ? Fritz Joussen, CEO de l’entreprise touristique numéro 1 en Europe, le groupe TUI, affirme lui aussi dans une lettre ouverte manuscrite que « TUI est reconnaissant envers l’ensemble des pouvoirs publics pour le soutien et pour le prêt de 1,8 milliard d’euros par le biais du monde bancaire allemand, et que TUI, en tant que numéro 1 en Europe, met tout en œuvre pour survivre après la crise,…»

L’IATA et les compagnies aériennes affiliées ne sont pas les seules à jouer les trouble-fête en ne remboursant pas les paiements effectués en cas d’annulation. Cette semaine, Booking.com a aussi fait la une de l’actualité touristique en refusant d’accepter les modifications de réservation ou les vouchers et en exigeant que les hôtels procèdent eux-mêmes aux remboursements directs au client. De ce fait, de nombreuses entreprises du secteur- souvent de petite taille – se retrouvent enlisées dans d’importants problèmes financiers. Entre-temps, différentes associations hôtelières nationales se sont également insurgées contre ces « pratiques à la Booking.com » (dixit le Financieel Dagblad du 2 avril dernier… « En d’autres termes, Booking.com ne travaille plus qu’avec le client et plus avec les hôtels… »)

Last but not least : grâce à un membre belge de premier plan de la USA Travel Association, nous avons pu consulter le courrier du 20 mars dernier adressé à l’ensemble des parlementaires américains au sujet de l’avenir de l’industrie américaine du ‘Travel & Tourism’. Près de 9 millions d’Américains travaillent directement dans ce secteur économique, ce qui représente 15,8 millions de jobs, dont 83 % de petites entreprises. L’association demande la mise sur pied d’un fonds d’urgence, pour ne pas que 4,6 millions d’Américains (près de 50 % du secteur voyagiste américain et, à 100.000 près, autant que toute la population active en Belgique) ne perdent leur emploi d’ici la fin avril, avec pour conséquence une hausse de 6,3 % du chômage !

Robrecht Willaert

Rédacteur en chef Travel Magazine


 

27 Mars 2020

Yo-yo, bons à valoir, IATA, EasyPay, etc.

Il reste ‘incompréhensible’ de nos jours, en pleine crise du coronavirus, qu’une entreprise privée comme Test-Achats, qui a été perçue pendant des années par de nombreux consommateurs comme une sorte d’organisme public/ministère avec tout ce que cela implique, continue de s’opposer au système équitable et bien pensé des bons à valoir pour les voyages imaginé par le Cabinet fédéral de l’économie et du travail de la ministre Muylle et les associations professionnelles dynamiques et unies que sont l’ABTO, la VVR, l’UPAV, la BTO et la FBAA.

Ce vendredi matin (27/3) encore, Radio 2 a de nouveau salué le fait que, compte tenu de la nature juridiquement valable du décret ministériel de vendredi dernier, le consommateur n’a pas ‘le choix’, mais ‘l’obligation’ d’accepter le bon.

Alors que nos collègues de Travel360 ont joliment expliqué au début de cette semaine comment l’eurocommisaire Reynders s’est laissé avoir par Test-Achats pour remettre en cause cette décision – alors que les pays voisins vont opérer plus ou moins de la même manière au profit des agences de voyages – Test-Achats passe aujourd’hui à la vitesse supérieure en envoyant une lettre ouverte au premier ministre demandant l’abrogation du décret. Même si l’Europe a peut-être raison ‘de jure’ ici, le décret belge est légalement valable ‘maintenant’, comme l’a fait remarquer la semaine dernière le président de la Chambre Patrick Dewael, “le besoin surpasse les lois”.

On peut se demander si l’asbl Test-Achats n’est pas en train de mener une nouvelle ‘politique de l’âme’ afin de recruter constamment de nouveaux membres payants.

Heureusement pour notre secteur – qui, aujourd’hui encore, est souvent fortement sous-exposé dans les médias (“on parle beaucoup, à juste titre, de clients bloqués ou à rapatrier, mais l’immense travail des agents de voyages, des T.O, des compagnies aériennes, etc. en d’autres termes, le travail permanent de nombreux petits indépendants reçoivent encore beaucoup trop peu d’attention”), les efforts conjoints des différentes associations professionnelles restent essentiels pour faire partie du “bazooka” financier nécessaire auprès du gouvernement pour survivre aujourd’hui et d’être prêt demain pour le client qui voudra voyager et découvrir le monde à nouveau après la crise.

En attendant, presque toutes les bourses du monde continuent de jouer au yo-yo, les grandes compagnies aériennes – parfois d’une importance stratégique pour le pays et l’économie – étant renationalisées.

D’un autre côté, les méga-fortunes dans ce contexte incertain ne restent pas inactives pour réaliser des achats stratégiques au sein de divers groupes touristiques. Le fait que le milliardaire allemand Heinz Hermann Thiele (78 ans) – connu comme la sixième famille la plus riche d’Allemagne – ait acheté 10% (il en avait 5,29% auparavant) de la Lufthansa est passé presque inaperçu. En novembre, l’action LH s’élevait à 17,80 euros ; la semaine dernière, elle valait 8,26 euros. Le magnat égyptien Hamed El Chiaty – propriétaire, entre autres, du plus grand groupe touristique égyptien Travco, et précédemment actionnaire de TUI AG pendant une courte période, a à nouveau pris des parts du groupe TUI, à hauteur de  3,4%.*1

En octobre, un mois après la chute de Thomas Cook, le cours de l’action TUI était de 12,43 euros, contre 3,05 euros la semaine dernière.

Dans l’intervalle, le groupe Expedia a également un nouvel actionnaire, le fonds d’investissement Melvin Capital Management, qui a acheté la semaine dernière environ 5% des parts. A la fin de l’année dernière, Expedia était à 135,36 dollars, la semaine dernière à 54,12 dollars. Et pendant ce temps, la fièvre monte aux Pays-Bas à propos d’une éventuelle vente des 6% d’actions KLM du gouvernement néerlandais et des 14% du groupe AF-KLM.

Chez Ryanair aussi, la Bank of America a augmenté sa part. Au début de 2020, elle s’élevait à 16,10 euros, la semaine dernière à la moitié. Les investisseurs institutionnels et les fonds de capital-investissement détiennent environ 40% de Ryanair.

Et comme l’ont écrit les collègues du magazine en ligne français La Quotidienne, la holding familiale de Gérard Brémont – le légendaire fondateur et président de Pierre&Vacances (et aujourd’hui aussi Center Parcs) – reste à la tête du groupe (SITI) plus fort que jamais après le retour de 10% des actions en 2018 de la holding chinoise HNA, qui a connu des difficultés. Là aussi, le cours de l’action a chuté de deux tiers en un mois, à 11 euros.

Et nous ne sommes pas encore au bout des soucis financiers pour certains secteurs de notre industrie.

Comme on le sait, le 1er avril 2020 – c’est-à-dire mercredi prochain – a été marqué en rouge par tous les agents IATA sur le marché du Belux pour passer obligatoirement du paiement bimensuel au paiement hebdomadaire. Le comité paritaire de l’aviation de notre pays, l’APJC, a demandé, à la lumière de la crise du coronavirus, un délai de six mois, mais a reçu un “niet” catégorique.

En outre, les transporteurs de l’IATA eux-mêmes jouent avec le feu, maintenant que les trois quarts d’entre eux ne veulent pas effectuer de remboursements mais seulement des bons à valoir. Certaines compagnies, selon un important agent de l’IATA, enfreignent les règles de l’IATA en ne voulant par exemple pas rembourser un billet business entièrement remboursable*².

Depuis des années et des années, les professionnels se plaignent que l’IATA, un géant aux pieds d’argile, tire les ficelles des grands groupes aériens et de leurs lobbyistes souvent très efficaces.

Il est remarquable qu’aujourd’hui les compagnies classiques compliquent autant les choses alors que les low cost comme Easyjet et Ryanair sont “dans certains cas” les meilleurs élèves de la classe pour lancer facilement le processus de remboursement!

Robrecht Willaert, rédacteur en chef Travel Magazine

 

*1 Le principal actionnaire de TUI est Unifirm Limited, firme de la famille du milliardaire russe Alexy Mordashov avec 24,95% des parts. Entre-temps, le groupe TUI en Allemagne, selon les rapports de l’agence de presse Bloomberg, recevra près de 2 milliards d’euros d’aide d’Etat par l’intermédiaire de la banque publique KfW (80% de KfW et les 20% restants des institutions bancaires commerciales). La KfW est la deuxième plus grande banque allemande en termes de bilan.

Alors que Singapore Airlines, avec 96% d’avions au sol, a obtenu une bouée de sauvetage de 13 milliards de dollars par le biais de la plus grande banque de Singapour, le groupe DBS, avec son principal actionnaire, Temasek Holdings.

 

*2 Jean-Pierre Mas, le président français d’EdV, Entreprises de Voyages, a également envoyé une lettre ouverte au président de l’IATA, Alexandre de Juniac, à propos de l’attitude incohérente de la plupart des compagnies aériennes concernant les remboursements nécessaires, et de la menace de bloquer légalement les billets non utilisés (voir le lien www.tourmag.com > IATA EdV se fâche). Toujours en Israël, l’association professionnelle ITTA a intenté cette semaine un bref procès à l’IATA parce que les compagnies aériennes n’honorent pas les remboursements nécessaires et légaux.

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TURESPAÑA lance des webinaires live https://travel-magazine.be/turespana-lance-des-webinaires-live/?lang=fr Tue, 09 Jun 2020 11:23:06 +0000 https://travel-magazine.be/?p=103150

En collaboration avec Travel Magazine, l’Office national espagnol du Tourisme à Bruxelles, Turespaña, lance une série inspirante de webinaires live à l’intention des professionnels du voyage en Belgique et au Luxembourg. L’intention est de vous informer de manière circonstanciée au cours des prochains mois. Car l’Espagne, avec ses habitant accueillants, son climat agréable, ses paysages surprenants et sa culture infinie, et surtout en tant que destination marquée par des mesures sanitaires sûres et un tourisme durable, s’attend à de nouveau accueillir vos clients à partir du 1er juillet.

Turespaña et Travel Magazine organisent le premier webinaire le jeudi 11 juin 2020 à 11h00. Thème du jour : Green Spain en Galice, dans les Asturies, en Cantabrie et au Pays Basque.

Inscrivez-vous pour le premier webinaire ici.

 

Les points suivants seront abordés :

  • Accueil par l’Office national espagnol du tourisme & Travel Magazine
  • Présentation par les régions espagnoles
  • Langue : Anglais
  • Questions & réponses

De plus amples informations sur la participation suivent la semaine prochaine par le biais des différents canaux TM.

Asturias
Asturias
Cantabria
Basque Country
Galicia
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Vivre le Club Marvy avec des webinaires https://travel-magazine.be/vivre-le-club-marvy-avec-des-webinaires/?lang=fr Mon, 25 May 2020 08:49:01 +0000 https://travel-magazine.be/?p=102941 Everyday is a good day… Every season is a good season… Découvrez le style de vie unique du Club Marvy, inspiré par la nature et la culture égéennes.

Vendredi 29 Mai à 14h30

Gagnez! Participez au quiz après le webinaire. Les 3 premières personnes qui termineront le quiz avec succès gagneront un séjour gratuit au Club Marvy.

  1. 1 chambre familiale, 4 nuits (2 adults + 2 enfants de max 12 ans)
  2. 1 DBL, 3 nuits

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Paloma Hotels Lancent des webinaires https://travel-magazine.be/paloma-hotels-lancent-des-webinaires/?lang=fr Mon, 25 May 2020 08:41:32 +0000 https://travel-magazine.be/?p=102929 Soyez notre hôte! Mardi 2 juin à 14h30

Il existe un Paloma parfait qui répond aux attentes de chacun. Nous vous invitons à révéler ensemble Paloma Hotels et Paloma Finesse. Découvrez plus d’atouts pour dynamiser vos ventes et soyez informés des dernières nouvelles concernant nos services innovants.

Gagnez! Participez au quiz après le webinaire. Les 3 premières personnes qui termineront le quiz avec succès gagneront un séjour gratuit dans un des Paloma Hotels ou dans Paloma Finesse.

  1. 1 DBL, 4 nuits
  2. 1 DBL, 3 nuits
  3. 1 DBL 2 nuits

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Mise-à-jour Fonds de Garantie Voyages & Thomas Cook / Neckermann https://travel-magazine.be/mise-a-jour-fonds-de-garantie-voyages-thomas-cook-neckermann/?lang=fr Mon, 18 May 2020 15:18:07 +0000 https://travel-magazine.be/update-garantiefonds-reizen-thomas-cook-neckermann/ Aujourd’hui, le 18 mai 2020, le Fonds de Garantie Voyages a dépassé le cap des 20 millions d’euros de remboursements. Ainsi environ 85% des dossiers ont été traités et plus de 37.500 voyageurs ont été remboursés. Ceci en plus des 12.500 voyageurs dont le Fonds de Garantie Voyages a organisé le retour de vacances dans les semaines qui ont suivi la faillite. Le Fonds de Garantie Voyages reste dans les délais pour finaliser plus de 90% des dossiers d’ici fin mai.

Cet exemple de protection des consommateurs par le secteur du voyage lui-même contraste grandement avec le manque total de compréhension pour le secteur du voyage, maintenant qu’il a lui-même besoin d’aide.

1) Nous sommes surpris que la Commission Européenne continue à adopter une position rigide sur l’utilisation des bons à valoir émis pour des voyages annulés à cause du Covid-19. Continuer à insister pour que les consommateurs aient le choix entre un remboursement en espèces ou un bon d’achat va, dans de nombreux pays européens, entraîner une vague de faillites. Le cash est épuisé… Il a généralement été transmis à des fournisseurs, comme les compagnies aériennes et les hôtels, qui ne peuvent ou ne veulent pas effectuer eux-mêmes des remboursements.

2) La crise du coronavirus indique que la Directive Européenne sur les voyages à forfait ne peut pas être utilisée pour des situations de crise globale et qu’une révision fondamentale de la directive est nécessaire.

3) Le secteur du voyage demande depuis 30 ans une assurance contre l’insolvabilité financière pour les billets d’avion.  Il est incompréhensible que le lobby des compagnies aériennes ait pu bloquer cela pendant si longtemps. Espérons que la crise actuelle sera un signal pour que l’Europe s’y attaque enfin.

4) Le système des bons à valoir avec garantie et remboursables après 12 mois est un bon compromis entre la protection des consommateurs et l’augmentation des chances de survie du secteur du voyage, en lui offrant un tampon de trésorerie.

5) Les dégâts dans le secteur du voyage sont si importants qu’un soutien gouvernemental est nécessaire pour assurer sa viabilité à moyen terme.

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Washington DC: le passé, le présent et le futur des USA https://travel-magazine.be/washington-dc-le-passe-le-present-et-le-futur-des-usa/?lang=fr Thu, 07 May 2020 11:02:54 +0000 https://travel-magazine.be/washington-dc-geschiedenis-heden-en-toekomst-van-de-vsa/ Bon nombre de touristes préfèrent souvent New York et ses superlatifs à Washington DC. Bien mal leur en prend. En effet, on aime généralement que ce que l’on connaît. Et même s’il est plus méconnu, le potentiel Washington DC a tout pour plaire à un public de tout âge. De plus, la capitale des Etats-Unis présente l’avantage de posséder une taille humaine.

Quartier par quartier

Il existe de multiples façons de découvrir Washington: à pied, à vélo, en bus, en métro ou en Uber… mais une visite de cette ville quartier par quartier présente le mérite de vous offrir une vue panoramique de la capitale et de ses innombrables facettes. Vous pouvez également alterner les moyens de locomotion. Le site Internet washington.org vous propose un bel aperçu des curiosités à ne pas manquer quartier par quartier. En voici un florilège.

 

Downtown

Le cœur de la capitale. La diagonale Pennsylvania Ave NW abrite l’un des bâtiments les plus emblématiques des Etats-Unis: la Maison Blanche. Certes, ses environs sont hautement sécurisés, mais si vous prenez un plan avec vous, vous vous rendez rapidement compte de la grandeur de la superficie de ce domaine présidentiel. La vue sur la bâtisse est d’ailleurs incroyable depuis Lafayette Square. Vous y voyez aussi les manifestants et les reporters qui y passent leurs journées. En longeant l’Eisenhower Building (qui abritent des bureaux pour les collaborateurs de la Maison Blanche), vous passez également à proximité de la Blair House, lieu de séjour des invités du président. Faites attention à ce que vous dites, vu que le quartier est truffé d’appareils d’écoute. Ce quartier comprend aussi des enseignes hôtelières de luxe comme The Hay Adams, The St. Regis et Sofitel.

Poursuivez votre chemin au sud de la Maison Blanche et vous arriverez face à l’une des splendeurs absolues de la ville: The National Mall. Cette avenue piétonnière s’étend sur un mile du mémorial Lincoln au Capitole et compte en son centre l’obélisque du ‘Washington Monument’. Prenez-y le temps requis et plongez-vous dans l’histoire américaine au gré des monuments et mémoriaux qui s’y trouvent. Si vous souhaitez approfondir vos connaissances de certaines époques ou cultures, civilisations, voire des courants artistiques, vous trouverez le long du Mall de nombreux musées comme la National Gallery of Art, le Smithsonian ou le National Air & Space Museum. Ces établissements ne sont que quelques exemples des musées immanquables – et qui plus est gratuits – qui combleront petits et grands.

Capitol Hill

Un peu plus haut que The National Mall, le Capitole surplombe la célèbre avenue. C’est le cœur de la démocratie des Etats-Unis d’Amérique: The U.S. Capitol, The House & Senate et The Supreme Court s’y trouvent les uns à côté des autres. A proximité de la Cour Suprême, la Library of Congress est une bibliothèque majestueuse connue pour sa salle de lecture époustouflante. Envie d’y consulter un des plus de 164 millions d’ouvrages? Vous devrez alors vous y installer, car aucun livre ne sort de la bibliothèque. Ce quartier abrite aussi l’Eastern Market, le marché couvert où l’on trouve de nombreux produits frais, qui attire de nombreux locaux et touristes.

Tant Kalorama Heights, Adams Morgan que Georgetown (voir ci-dessous) peuvent se découvrir lors d’une jolie promenade (d’un petit 10 km). Si vous voulez découvrir l’histoire de ces trois magnifiques quartiers, envisagez de recourir au service d’un guide.

Kalorama Heights

Kalorama Heights, également connu sous le nom d’Embassy Row, s’étend jusqu’à Dupont Circle. Comme son nom l’indique, Embassy Row est le quartier des ambassades et autres consulats. C’est également là que se trouve la demeure de l’ancien président Obama. Un peu plus loin, le milliardaire Jeff Bezos, ceo d’Amazon, y a acheté une maison pour 23 millions d’euros. Ces bâtisses et ses chiffres ramènent vite les touristes sur terre et leur rappellent qu’ils se trouvent là où vivent les puissants de ce monde!

Adams Morgan

Ce quartier populaire et cosmopolite déborde de vie. Vous y trouverez des maisons de rangée du XVIIIe siècle jouxter des restaurants proposant diverses cuisines (du monde), des bars branchés et des discothèques. L’hôtel tendance The Line DC est à recommander les yeux fermés pour un séjour, un petit-déjeuner ou un dîner. Son architecture éclectique et son impressionnant lobby central valent à eux seuls le détour. L’hôtel occupe une vieille église de 110 ans et sa décoration fait de nombreux clins d’œil à ce passé.

Georgetown

Vous avez envie de flâner et de faire du shopping avant de savourer un petit bout? Dans ce cas, Georgetown est fait pour vous plaire. Vous y trouverez toutes les marques internationales ainsi que des boutiques de la région. Vous pourrez y dîner en bordure du fleuve Potomac et y faire du patinage durant l’hiver.

 

Virginia is for lovers

Si vous souhaitez vous échapper de la ville ou que vous voulez savourer un bon verre de vin tout en changeant de décor, partez à la découverte de l’arrière-pays. L’Etat de Virginie est aisément et rapidement accessible depuis DC. Il propose des paysages variés avec un littoral à l’est et des plaines à l’ouest qui se fondent dans des montagnes. Si vous optez pour une excursion d’une journée en Virginie, visitez certainement ‘Mount Vernon’, la propriété de George Washington. Elle est facile d’accès à pied, en vélo ou en bateau pour une expérience authentique à la ‘George Washington’, vu que c’est par l’eau qu’il y est arrivé. La propriété y a été restaurée dans le plus pur respect de l’histoire et est désormais parfaitement entretenue. Des millions d’Américains, mais aussi de touristes étrangers visitent chaque année l’ancienne résidence du premier président des Etats-Unis d’Amérique. En été, l’affluence peut y être très grande, mais en basse saison, il n’y a pas trop de touristes.

En outre, la petite ville d’Alexandria constitue aussi une escale agréable pour les personnes qui aiment flâner et faire du shopping. Envie d’un bon verre de vin? Visitez l’un des nombreux domaines viticoles de Virginie. Vous serez certainement surpris par les vins et les environs, comme à la Stone Tower Winery. Réservez votre visite. Les dégustations sont en général payantes.

Via Americana: Laurence Genon

Se faire guider dans les rues de DC est une bonne idée. Et quelle meilleure guide existe-t-il à Washington que notre compatriote Laurence Genon? De nationalité belge, elle vit depuis des années à DC aux côtés de son époux américain. Elle y a travaillé durant dix ans en tant que photographe et a fini une formation de guide il y a trois ans. Durant ses temps libres, Laurence aime arpenter les nombreux musées de Washington DC. Elle peaufine ainsi en permanence ses connaissances. Son musée préféré est la National Gallery. Elle aime beaucoup aussi The Library of Congress et son impressionnante bâtisse. Laurence nous a aussi parlé de ses quartiers préférés: “Georgetown est un endroit où il fait bon se balader. Personnellement, j’apprécie aussi Dupont Circle. Chaque demeure y a une âme, une histoire. Mais à DC, tous les quartiers ont du charme.” Elle a débuté sa carrière de guide en proposant des tours en français et en anglais, mais en assurera aussi en néerlandais dès l’année prochaine. Elle succédera ainsi à Hélène Toye, qui rentrera en Belgique. Laurence: “Même lorsque l’on pense bien connaître DC, parce que l’on voit régulièrement la ville aux infos, cette destination offre de nouvelles découvertes fascinantes chaque jour. Ici, l’histoire s’écrit au quotidien. C’est une ville verdoyante, dotée de nombreux grands espaces, qui, en plus d’abriter des instances officielles, vibre dans une atmosphère chaleureuse, internationale et dynamique.” Vous pouvez réserver une balade guidée par Laurence par e-mail à l’adresse: bonjour@laurencegenon.com.

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Pegase : A nouveau propriétaires à 100 % https://travel-magazine.be/pegase-a-nouveau-proprietaires-a-100/?lang=fr Wed, 08 Apr 2020 09:12:35 +0000 https://travel-magazine.be/?p=102395 Pegase : A nouveau propriétaires à 100 %

Les 20 % de parts Pegase qui appartenaient à l’origine à Thomas Cook ont été cédées aux investisseurs Pegase. « Lors de l’autonomisation, Pegase avait décidé de placer 20 % de ses parts chez Thomas Cook », commente Keroen Decroos. « Cette décision avait été prise afin qu’un certain nombre d’étapes devant favoriser une indépendance totale puissent se dérouler dans des conditions optimales. Après la faillite de Thomas Cook, les parts avaient été placées chez les curateurs. A présent, toutes les formalités ont été remplies, de sorte que toutes les actions sont à nouveau réunies entre les mêmes mains, à savoir celles des investisseurs familiaux de Pegase. Nous sommes ravis, parce que nous pouvons de ce fait confirmer notre cap de manière totalement indépendante, ce qui nous permettra d’encore mieux investir pleinement dans l’avenir de Pegase ».

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“Un plus un égale trois” – Koen van den Bosch (VVR) & Anne-Sophie Snyers (UPAV) https://travel-magazine.be/un-plus-un-egale-trois-koen-van-den-bosch-vvr-anne-sophie-snyers-upav/?lang=fr Fri, 27 Mar 2020 10:32:28 +0000 https://travel-magazine.be/een-plus-een-is-drie-koen-van-den-bosch-vvr-anne-sophie-snyers-upav/ “L’agent de voyages prend son avenir en main!”

A l’occasion du 45e anniversaire de la VVR et en prélude à son congrès biennal, TM a estimé opportun de consacrer son interview de couverture à Koen van den Bosch (KVDB, 47 ans) et à son pendant francophone de l’UPAV, Anne-Sophie Snyers (AS, 44 ans). Tous deux ont rejoint leur association professionnelle respective il y a trois ans et font plus que jamais souffler un vent de renouveau sur ces organismes de défense des intérêts du secteur.

 

 

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La CLIA visite le Meyer Werft en Allemagne https://travel-magazine.be/la-clia-visite-le-meyer-werft-en-allemagne/?lang=fr Thu, 19 Mar 2020 15:56:37 +0000 https://travel-magazine.be/?p=102122

Une délégation de la CLIA Belgique, Pays-Bas, Royaume-Uni et Irlande a visité le Meyer Werft la semaine dernière en Allemagne. Cette visite de deux jours était la première initiative commune des trois départements de la Cruise Lines International Association (CLIA). 60 agents de voyages devaient s’étaient initialement inscrits. Suite à l’impact de la crise du Covid-19, les restrictions de voyage et la décision prise par plusieurs armateurs d’annuler des départs, de nombreux inscrits se devaient d’être présents en agence. Ce fut finalement une délégation de 40 personnes qui a pu participer au voyage. Selon Paul Nuyens, CLIA Membership Manager Belgique, Pays-Bas et France, l’objectif est d’organiser davantage d’événements communs de ce genre pour améliorer les connaissances et promouvoir les opportunités de networking des agents de voyages croisiéristes certifiés.

Meyer Werft

Paul Nuyens, à droite.

Paul Nuyens: “Nous voulons offrir une valeur ajoutée aux agents de voyages membres de la CLIA et les mettre en contact avec les acteurs de l’industrie croisiériste. L’an dernier, nous avions déjà organisé une visite aux Pays-Bas dans un centre d’entraînement. Cette année nous avons opté pour un chantier naval. Nous souhaitons donner aux participants une meilleure vision de tout ce qu’il se passe lors de la construction d’un navire de croisières. Certains étaient étonnés d’entendre qu’un tel chantier pouvait coûter jusqu’à 1,2 milliard d’euros. Nous donnons ainsi aux membres de la CLIA un regard plus large sur l’industrie dans son ensemble. Le Meyer Werft est par ailleurs un partenaire exécutif de la CLIA.”

Avec ses chantiers en Allemagne et en Finlande, le Meyer Werft est un des plus grands constructeurs navals en Europe. Sur le chantier de Papenbourg, l’Iona de P&O Cruises, l’Odyssey of the Seas de Royal Caribbean International et le Spirit of Adventure de Saga Cruises seront mis à l’eau cette année. En outre, le chantier a également entamé la construction du Disney Wish pour Disney Cruise Line et de l’AIDAcosma pour AIDA Cruises. Ceux-ci devraient être prêts en 2021. Ce qui rend le chantier de Papenbourg unique, ce sont les bassins de construction couverts de 504 mètres. Dans ce hangar, un navire complet et une section de 100 mètres d’un autre navire peuvent être installés simultanément pour y travailler.

Les agents de voyages ont pu profiter d’une visite guidée du centre des visiteurs et observer le hangar de construction. De nombreux participants étaient émerveillés par les équipements hautement technologiques et les investissements que demande la construction d’un navire de croisières moderne. Le Meyer Werft emploie 3.600 personnes. Si on y ajoute le personnel des sous-traitants, la construction d’un navire demande le travail de quelque 6.000 personnes. Cliquez ici pour lire la brochure explicative des activités du Meyer Werft.

Collaboration

En tant que petites antennes, la Belgique et les Pays-Bas pourront participer de plus en plus régulièrement aux activités organisées par la CLIA UK & Ireland. Il a ainsi été décidé que les membres du Benelux pourraient s’inscrire à la CLIA Conference en Grande-Bretagne celle-ci devait se tenir en avril mais a été déplacée à une date ultérieure en raison du coronavirus) et qui rassemblera notamment Orlando Ashford, président de Holland America Line et Pierfrancesco Vago, Executive Chairman de MSC Croisières pour une rencontre avec les agents de voyages.

En Belgique, un atelier sur le thème ‘New to Cruise’ est prévu pour le mois d’octobre. Paul Nuyens: “Pour ce faire, nous voulons nous adresser spécifiquement aux personnes qui n’ont pas encore réservé de croisière, ou seulement occasionnellement, et leur enseigner les bases du produit. Que doivent-ils savoir sur les navires, quels sont les ports les plus importants et autres choses de ce genre? Nous prévoyons également un atelier spécifique pour le marché luxembourgeois en mai. En novembre, nous ouvrirons également la conférence internationale sur les croisières fluviales pour les agents de voyage belges et néerlandais. J’ai participé à la conférence l’année dernière. Le premier jour, il y a eu des orateurs et des opportunités de réseautage. Le deuxième jour, les participants ont pu visiter cinq bateaux de croisière fluviale différents”.

On travaille également à la formation des agents de voyages. “Mon engagement est de faire en sorte que les membres de la CLIA soient enthousiastes à l’idée d’en apprendre davantage sur les croisières. Par exemple, nous avions prévu de visiter un nouveau bateau de croisière fluviale d’AmaWaterways à Gand, que nous avons malheureusement dû annuler en raison du coronavirus. En outre, les agences de voyages peuvent créer jusqu’à dix profils sur le site web. Chaque employé peut ensuite se former à l’industrie des croisières de manière personnelle et à son propre rythme. Toute personne qui passe par les 30 modules de base et les 2 modules sur la Méditerranée sera accréditée. Nous voudrions donc expliquer à la direction des réseaux et aux propriétaires d’agences que ce petit investissement en vaut plus que la peine. L’adhésion à la CLIA correspond à ce qu’ils gagnent pour une réservation de croisière. Le site web cruiseexperts.org sera également adapté à chaque pays et inclura tous les membres de la CLIA afin que les consommateurs puissent trouver les experts en croisières certifiés dans leur région.”

La visite à Papenbourg s’est clôturée avec une session de networkingssessie en compagnie des sponsors de l’événement, à savoir Hapag-Lloyd Cruises, Holland America Line, Norwegian Cruise Line et SeaDream Yacht Club, de même que Cruise & Maritime Voyages, AmaWaterways et Cruise & Style, le seul magazine de croisières au Benelux. Paul Nuyens: “Nous voulons aiguiser les connaissances de agents de voyages et ce workshop en était un bon exemple avec AmaWaterways, une compagnie de croisières fluviales nouvelle sur le marché belge et néerlandais et Cruise & Maritime Voyages qui se rendra à Amsterdam en août 2021 avec sept navires pour un défilé. Sous le nom Croisière Maritime Voyages, l’armateur lancera l’année prochaine un produit intégralement franças à bord du Jules Verne, un beau projet pour la clientèle francophone.”

Photos © Travel Magazine et Meyer Werft

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