Edito

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Frénésie ou non, quel que soit l’engouement actuel pour les réseaux sociaux, ceux-ci demeurent plus que jamais un outil de communication sans pareille tant pour les agences que pour les organisateurs de voyages. Ce n’est pas par hasard que TUI Travel Star vient de créer tout récemment en Allemagne un blog spécialisé afin d’attirer les générations Y et Z en agences de voyages. C’est donc le moment ou jamais pour les conseillers voyages de mettre en avant les nombreux atouts qui font la renommée de leur entreprise en postant des récits de voyages authentiquement vécus. Toujours selon la direction de TUI Travel Star, “nombreux sont les jeunes qui ignorent qu’ils trouveront dans une agence un service personnalisé au même prix qu’en ligne”.

Une histoire différente nous parvient d’une des principales plateformes européennes gratuites qu’est HolidayPirates Group – qui depuis 2011 compte plus de dix millions de fans Facebook et répond présent en sept langues dans dix pays depuis son siège de Berlin – mieux connu chez nous sous l’appellation voyagespirates.fr – et a réalisé en 2018 un chiffre d’affaires de 452,5 millions d’euros. Les VoyagesPirates savent pertinemment ce qui fonctionne sur les réseaux sociaux et ce qui n’y marche point. Ce qui les démarque principalement des prestataires classiques se situe avant tout au niveau du contenu! Voilà un produit allégé par lequel l’entreprise mise avant tout sur la rapidité et la spontanéité du groupe-cible alors que ceux-ci donnent toujours tant de mal aux autres compétiteurs. En revanche et nonobstant cet état de fait, l’agence de voyages dite ‘traditionnelle’ qui veut acquérir ‘loyalement’ une clientèle et la fidéliser en faisant la part belle aux nouveaux canaux mobiles et en utilisant une kyrielle d’applications tout en s’engageant sans relâche dans la qualité prouvée de ses services demeurera demain l’alpha et l’oméga de tout conseiller de voyages performant.

Ce n’est pas un hasard que TUI UK qui, avec l’Allemagne, représente le plus grand potentiel voyagiste d’Europe ait revu sa décision, malgré les annonces faites en 2016, de mettre en 2020 un terme irrévocable à l’impression de millions de brochures et va donc quand même continuer – suite à une enquête menée auprès de la clientèle – de faire en sorte que les brochures de voyages soient partie intégrante sinon consubstantielle du parcours du client. Si dans la seule année 2016 on imprimait encore 56 différents titres sur plus de 4,7 millions d’exemplaires, ceux-ci seront ramenés toutefois à 40 différents organes – fût-ce sur un plus petit tirage. L’ensemble des titres demeurera bien entendu également disponible en format numérique.

Thomas Cook UK a annoncé en 2017 tabler davantage sur des publications de style magazine tout comme c’est le cas chez nous pour le magazine ‘Excursionist’. Ces deux groupes (TC et TUI) qui, depuis plusieurs années, veulent s’impliquer encore plus dans la technologie visuelle et la réalité virtuelle finissent par se faire de drôles de croc-en-jambe – car encore faut-il que le client suive! – malgré toutes les analyses futuristes de gourous de management souvent autoproclamés qui passent souvent outre à la réalité quotidienne du client particulier, lequel cherche avant tout et depuis toujours à vivre au mieux son – souvent unique – voyage de l’année.