Inflight Report

Ethiopian: Bruxelles – Addis Abeba – Johannesburg/Le Cap – Addis Abeba – Francfort

Compagnie:               Ethiopian Airlines

Ligne:                           Bruxelles – Addis Abeba – Johannesburg/Le Cap – Addis Abeba – Francfort

Appareil:                     B787 – A350 – B777

Classe de voyage:    Cloud Nine (business class)

Période:                       Octobre 2018

 

Contexte

Ethiopian (code ET) est la compagnie nationale d’Ethiopie. La compagnie aérienne a été fondée en 1945 sous le nom d’Ethiopian Air Lines avec l’appui de Trans World Airlines, compagnie américaine. En 1965, l’appellation actuelle Ethiopian Airlines fut introduite. Depuis 2011, Ethiopian fait partie de Star Alliance. La compagnie a énormément investi ces dernières années dans le renouvellement de sa flotte. Depuis 2006, la compagnie opère à Bruxelles, d’abord via une escale à Paris et ensuite à Vienne. A compter de décembre 2018, Ethiopian assurera quatre liaisons directes vers Addis Abeba au départ de Zaventem. Les trois jours restants, la compagnie assurera une liaison via Vienne. La nouvelle vague d’investissements doit faire oublier la mauvaise réputation du transporteur. Quelques malheureux incidents ont en effet donné une mauvaise image d’Ethiopian. Forte d’une flotte de plus de 100 appareils modernes, la compagnie est la plus grande du continent africain.

Enregistrement

A Bruxelles, la compagnie offre deux guichets aux passagers de sa classe business, autrement appelée Cloud Nine. La carte d’embarquement est imprimée avec les informations pour le lounge et le contrôle de sécurité prioritaire. Au Cap également, deux guichets dédiés sont prévus, rendant la procédure d’enregistrement rapide et fluide.                  

Embarquement

Il s’est fait à l’heure et de façon clairement différenciée à Bruxelles. A la base d’Ethiopian à Addis Abeba, ils font de leur mieux (embarquement différencié par zones, un bon système en soi), mais en raison de l’espace limité à la porte d’embarquement, on se retrouve un peu à l’étroit. Le Cap fut d’une fluidité irréprochable, les passagers business y sont appelés à l’avance. L’heure de départ prévue a été assez bien respectée sur tous les vols.

Siège

Le siège était très bon, aussi bien à bord du B787 que de l’A350, dans une cabine à chaque fois organisée en configuration 2-2-2. Les nouvelles versions des sièges full recline dotés de très bons écrans interactifs, de grandes tablettes et de suffisamment d’espaces de rangement. Le B777 en livrée plus ancienne affiche une configuration 2-3-2 avec un siège central peu intéressant, mais suffisamment confortable pour rester acceptable. La cabine était bien rangée et propre.

Service

L’équipage à bord des quatre vols était particulièrement amical. Certains membres portaient des habits traditionnels, ce qui apportait une touche de style à l’ensemble. Rien à redire sur l’efficacité et le planning à bord. Le service, mais à un autre niveau, se traduit aussi par la communication. Ethiopian a l’habitude de bombarder ses passagers d’e-mails contenant soi-disant d’importantes informations sur les modifications de vol. Personne n’aime recevoir de tels messages. Le contenu de ces e-mails? Un vol retardé de dix minutes, ou un changement d’appareil. Peanuts. Nous avons reçu sept (!) e-mails avant le départ, répartis sur plusieurs semaines, mais lorsque le vol Addis Abeba-Bruxelles a été annulé et qu’un rerouting s’est imposé engendrant une arrivée retardée de six heures, Ethiopian n’a rien communiqué. Même pas un message lorsque cela aurait vraiment été nécessaire.

Le vol

On n’aime pas les enchaînements d’annonces à bord d’Ethiopian, et nous non plus. Que des bons points, donc! Etrange toutefois que le menu, ou plutôt le ‘catalogue de restauration’ alléchant avec sa belle sélection de vins et le choix entre deux ou trois entrées, n’entre pas vraiment en ligne de compte et qu’on vous sert sans vous demander votre avis. C’est seulement après réclamation que les autres options vous sont présentées. On a un peu l’impression de devoir ‘manger ce qu’il y a’, même si on vous échange toujours votre plat avec le sourire. Un drôle de concept de service, qui vous force à faire preuve d’une certaine assurance en tant que passager.

Vous disposez par ailleurs d’une trousse de toilette colorée (assortie aux sièges) contenant le nécessaire de toilette, une couverture digne de ce nom, un grand coussin et de très bons écouteurs. Une bouteille d’eau vous attend dans l’espace prévu alors que vous embarquez. Détail amusant: l’équipage porte aux pieds une sorte de sabots en cuir noir.

Bagage

Nos bagages sont arrivés rapidement sur le carrousel à Johannesburg. Sur le vol retour, nous avons atterri au beau milieu de la grève d’Aviapartner. Le rerouting promis pour notre bagage n’a pas eu lieu. Nous avons récupéré notre valise quatre jours plus tard.

Notre avis

Ethiopian se profile comme ‘The New Spirit Of Africa’. Ses points forts sont la modernité de sa flotte de Dreamliners et d’A350, son réseau africain dense, le service à bord, le confort global et les prix. Il ne faut pas en attendre trop du catering (il reste abordable, et la qualité est standard), mais le hub d’Addis Abeba (code ADD) est clairement un point faible. Bole International Airport est bien trop petit, offre un lounge qui n’en a que le nom et n’offre pas une image très propre. Les scores peu flatteurs sur Skytrax affichent un pauvre 3/10 de moyenne. En bref: on a ce pour quoi on paye. Les billets se retrouvent toujours chez les fournisseurs les moins chers (et la différence est parfois immense), on ne peut donc pas attendre une expérience au sommet à l’instar de Qatar Airways ou Singapore Airlines. Toutefois, donnez à Ethiopian un nouveau terminal de niveau international (ndlr. il est en construction) et laissez un food consultant se charger du catering, et la compagnie fera de l’ombre à tous les autres transporteurs africains.

 

Gerrit Op de Beeck

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